Inter­pel­la­tion du pré­sident de l’Union Syn­di­cale Lycéenne : ÇA SUFFIT ! Sou­tien total aux jeunes mobi­li­sés pour la paix !

24 Mai, 2024Com­mu­ni­qué, Droit syn­di­cal, Inter­na­tio­nal, Inter­syn­di­cal

Mar­di 14 mai, des lycéens qui blo­quaient le lycée Mau­rice Gene­voix de Mon­trouge pour mani­fes­ter leur sou­tien au peuple pales­ti­nien et le ces­sez-le-feu à Gaza ont fait l’objet d’une répres­sion bru­tale. Cinq lycéens ont été pla­cés en garde à vue. Une lycéenne est assi­gnée devant le tri­bu­nal des mineurs en juillet pour « orga­ni­sa­tion d’un ras­sem­ble­ment armé », et un lycéen devra effec­tuer des tra­vaux d’intérêt général.

Lors d’un nou­veau ras­sem­ble­ment orga­ni­sé devant l’établissement le 17 mai, en pré­sence de mili­tants de l’Union Syn­di­cale Lycéenne, le pré­sident de cette orga­ni­sa­tion, Gwenn Tho­mas-Alves, a été vio­lem­ment inter­pe­lé et emme­né au com­mis­sa­riat. Il est convo­qué devant la police ce ven­dre­di 24 mai pour « outrage et dégra­da­tions en réunion », du fait d’un graf­fi­ti exé­cu­té lors du blo­cus du lycée.

Ces évè­ne­ments sur­viennent quelques jours seule­ment après la répres­sion et l’interpellation de lycéens du lycée Claude Monet à Paris 13e, qui blo­quaient ven­dre­di 3 mai leur éta­blis­se­ment pour pro­tes­ter contre Par­cour­sup et le « choc des savoirs ». Ils s’inscrivent dans la conti­nui­té de la répres­sion diri­gée, au cours des der­nières semaines, contre les étu­diants mobi­li­sés pour le ces­sez- le-feu à Gaza et l’arrêt du géno­cide en cours contre le peuple pales­ti­nien. Ils par­ti­cipent de l’escalade auto­ri­taire qui a conduit le gou­ver­ne­ment à remettre en cause au cours des der­niers mois les liber­tés démo­cra­tiques, par­mi les­quelles les liber­tés de se réunir, de se ras­sem­bler, de mani­fes­ter, et dans ce cadre à mul­ti­plier les pro­cé­dures visant à cri­mi­na­li­ser l’action syn­di­cale, à pour­suivre voire condam­ner des mili­tants syn­di­caux comme Jean-Paul Deles­caut ou Kamel Brah­mi, à convo­quer devant la police des oppo­sants poli­tiques comme Mathilde Panot et Rima Hassan.

La FNEC FP-FO condamne fer­me­ment la répres­sion diri­gée contre les lycéens, les étu­diants et leurs orga­ni­sa­tions qui se mobi­lisent pour la paix et leurs reven­di­ca­tions. Elle exige l’abandon des pour­suites contre les lycéens et étu­diants inter­pe­lés. Elle déclare son sou­tien total à Gwenn Tho­mas-Alvez, à l’USL, et à tous les lycéens, les étu­diants qui défendent la paix, l’École publique, les droits et libertés.

La FNEC FP-FO condamne la volon­té gou­ver­ne­men­tale d’intimider, de ter­ro­ri­ser, de mettre au pas des jeunes aux­quels l’Ecole est cen­sée apprendre notam­ment l’esprit cri­tique, les liber­tés d’opinion et d’expression. Elle appelle l’ensemble de ses syn­di­cats à sou­te­nir les mobi­li­sa­tions des lycéens et des étu­diants pour le ces­sez-le-feu à Gaza, et contre les mesures de casse de l’Ecole et du droit à l’instruction (« choc des savoirs », Bac Blan­quer, Par­cour­sup…).

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.

Concours d’enseignement 2026 : plus de 80 000 étu­diants pris en otages au nom du chan­tage bud­gé­taire gouvernemental !

Alors que plus de 80 000 étu­diants se sont enga­gés avec déter­mi­na­tion dans la pré­pa­ra­tion des nou­veaux concours de fin de L3, le ministre de l’É­du­ca­tion natio­nale annonce que les postes pro­mis ne seraient fina­le­ment pas ouverts. Cette déci­sion, prise au nom d’une « loi spé­ciale », inter­vient dans un contexte où le gou­ver­ne­ment débloque simul­ta­né­ment plus de 10 mil­liards d’eu­ros pour un porte-avions.

À bas la guerre ! À bas les bud­gets de guerre ! Satis­fac­tion des revendications !

Alors que l’a­gres­sion mili­taire amé­ri­caine au Vene­zue­la ouvre l’an­née sous le signe de la guerre, la FNEC FP-FO tire la son­nette d’a­larme sur la mili­ta­ri­sa­tion crois­sante de l’É­cole fran­çaise. Entre bud­gets de guerre en hausse et aus­té­ri­té impo­sée aux ser­vices publics, le syn­di­cat appelle à la mobi­li­sa­tion sous le mot d’ordre : « Pain, paix, liberté ! »