« Inéqui­table » l’augmentation de 10% de la valeur du point d’indice ? Mais de qui se moque le ministre-can­­di­­dat Guerini ?

28 Juin, 2024Com­mu­ni­qué, Postes, Salaires

Inter­ro­gé par le média Acteurs Publics à pro­pos de la pro­po­si­tion d’augmenter la valeur du point d’indice de 10% pré­vue par le pro­gramme du Nou­veau Front Popu­laire, voi­ci ce qu’ose répondre le ministre de la Trans­for­ma­tion et de la Fonc­tion publique Sta­nis­las Gue­ri­ni, éga­le­ment can­di­dat aux élec­tions légis­la­tives : « Une aug­men­ta­tion géné­rale du point d’indice de 10 % serait inéqui­table. En s’appliquant méca­ni­que­ment à tous les salaires, elle avan­ta­ge­rait bien plus les plus hautes rémunérations »

Alors que l’inflation explose, que le pou­voir d’achat des fonc­tion­naires et donc des per­son­nels de l’Éducation natio­nale s’effondre, de qui M. Gue­ri­ni se moque-t-il en indi­quant que l’augmentation de 10% de la valeur du point d’indice, dont béné­fi­cie­raient tous les fonc­tion­naires, serait inéquitable ?

A l’opposé de l’augmentation de la valeur du point d’indice, que M. Gue­ri­ni a gelé en 2024, le ministre- can­di­dat pré­co­nise tou­jours la rému­né­ra­tion dite « au mérite » : « Le mérite est inhé­rent au sta­tut de la fonc­tion publique depuis son ori­gine, arrê­tons de les opposer ! »

Il n’a donc pas renon­cé à son pro­jet de loi qui pro­jette de déve­lop­per le salaire au mérite, de remettre en cause les caté­go­ries A, B et C, et par voie de consé­quence, d’en finir avec la grille unique des rému­né­ra­tions, réforme dont Force Ouvrière exige l’abrogation.

Et alors que les postes et les agents manquent dans les ser­vices publics, en par­ti­cu­lier dans les écoles, les éta­blis­se­ments, les ser­vices et les uni­ver­si­tés, M. Gue­ri­ni indique : « Pour rendre le ser­vice public plus effi­cace, la réponse ne se résume pas de manière sim­pliste à “plus d’emplois publics” : l’enjeu est d’abord de mieux défi­nir les besoins pré­vi­sion­nels prio­ri­taires et la pré­sence ter­ri­to­riale des ser­vices, de sim­pli­fier tant l’organisation du ser­vice que les conditions. »

En bon fran­çais, les sup­pres­sions de postes devraient se poursuivre !

De ce point de vue, le ministre-can­di­dat Gue­ri­ni est en accord avec les pro­pos de M. Roger Chu­deau, qui annonce que le Ras­sem­ble­ment Natio­nal pré­voit lui aus­si de nou­velles sup­pres­sions de postes dans l’Éducation nationale.

La FNEC FP-FO n’entend pas taire ces reven­di­ca­tions durant la cam­pagne des élec­tions légis­la­tives. Elle réaf­firme ses exigences :

  • Aug­men­ta­tion immé­diate de 10% de la valeur du point d’indice !
  • Ouver­ture de dis­cus­sions pour rat­tra­per les 28,5% per­dus depuis 2000 !
  • Aban­don du pro­jet de loi Gue­ri­ni qui veut bri­ser les garan­ties col­lec­tives des fonc­tion­naires en ins­tau­rant notam­ment la rému­né­ra­tion dite « au mérite » !
  • Arrêt des sup­pres­sions de postes et créa­tion immé­diate de tous les postes néces­saires dans les écoles, les éta­blis­se­ments, les ser­vices et les universités !

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.