Grève puis­sante dans l’Éducation natio­nale ce jeu­di 1er février : Pour faire céder la ministre sur nos reven­di­ca­tions, dis­cu­tons des suites main­te­nant, dis­cu­tons de l’action efficace !

2 Fév, 2024Com­mu­ni­qué

Dans le 1er comme dans le 2d degré, les per­son­nels ont fait mas­si­ve­ment grève à l’appel de la FNEC FP- FO, la FSU, la CGT Educ’action, Sud Édu­ca­tion. La CFDT et l’UNSA ont éga­le­ment appe­lé à la mobilisation.

Dans toute la France, des cor­tèges impo­sants ont ras­sem­blé des dizaines de mil­liers de per­son­nels de toutes caté­go­ries, y com­pris des chefs d’établissements et des ins­pec­teurs, pour expri­mer leur colère et leurs reven­di­ca­tions. Le rejet des poli­tiques menées contre l’École et ses per­son­nels était pré­sent à tra­vers des slo­gans tels que : « Amé­lie, tu casses, tu répares ! » ou encore : « On veut du fric pour l’École publique ! » De nom­breux lycéens ont pris part aux mobi­li­sa­tions, exi­geant notam­ment, comme leurs pro­fes­seurs : l’abandon du SNU, le retrait de la réforme des lycées pro­fes­sion­nels et de Parcoursup !

À Paris, les 15 000 mani­fes­tants sont allés en direc­tion du ministère.

Le minis­tère a accep­té de rece­voir une délé­ga­tion des quatre syn­di­cats signa­taires de l’appel en Région pari­sienne. Deux repré­sen­tants FO ont posé les cahiers de reven­di­ca­tions auprès de la conseillère sociale de la ministre. Ils ont fait part de l’immense colère des per­son­nels de toutes caté­go­ries face à l’effondrement de leur pou­voir d’achat, aux moyens insuf­fi­sants (sup­pres­sions de postes, de classes et d’heures…). Ils ont clai­re­ment signi­fié le refus du « choc des savoirs » qui sup­prime des heures et désor­ga­nise les éta­blis­se­ments… FO a trans­mis les dizaines de motions issues des réunions syn­di­cales, chif­frant pré­ci­sé­ment les besoins, les heures, les postes qui manquent par­tout… Les reven­di­ca­tions de l’appel inter­syn­di­cal natio­nal ont été rap­pe­lées : de véri­tables aug­men­ta­tions sala­riales, l’abandon du pacte, l’abandon des mesures de l’acte 2 de l’École inclu­sive, un sta­tut pour les AESH et les AED, l’annulation des sup­pres­sions de postes, et l’exigence de retrait de la réforme de la voie professionnelle.

La conseillère sociale a défen­du la poli­tique menée par la ministre. Concer­nant les sup­pres­sions de postes et de classes, elle ren­voie la res­pon­sa­bi­li­té sur les DASEN et les recteurs.

Dans un dépar­te­ment, du jamais vu un jour de grève : le DASEN n’a pas vou­lu ren­con­trer les syn­di­cats. Devant les grilles de la cour de la DSDEN fer­mée, des mani­fes­tants ont ten­té de for­cer le pas­sage. L’in­ter­syn­di­cale a dépo­sé un cour­rier adres­sé au DASEN : ” En cette période, tout laisse à pen­ser que seul le blo­cage per­met de se faire entendre : est-ce là la piste vers laquelle vous nous invi­tez à nous diri­ger ? ” Au soir de la puis­sante grève du 1er février, c’est cette ques­tion qui est posée partout.

Les per­son­nels recherchent les moyens de l’action effi­cace pour gagner. Ils veulent en découdre. Les jour­nées d’action iso­lées, aus­si puis­santes soient-elles, suf­fi­ront-elles pour gagner ?

La FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se réunir dès main­te­nant sur leur lieu de tra­vail pour dis­cu­ter des suites de la grève du 1er février. Elle rap­pelle qu’un pré­avis de grève court jusqu’aux congés d’hiver.

Par­tout se déroulent des mobi­li­sa­tions pour défendre des postes, des classes…
FO sou­tien­dra toutes les ini­tia­tives prises pour la satis­fac­tion des reven­di­ca­tions (recon­duc­tion de la grève, blo­cage d’é­coles, ras­sem­ble­ments, délé­ga­tions en direc­tion des repré­sen­tants de la ministre…).

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.