26 février 2025

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Fouilles des sacs à l’entrée des établissements : la dernière trouvaille du gouvernement pour intimider et mettre au pas la jeunesse…

Il ne fait pas bon être jeune sous l’autorité du pré­sident Macron et de ses ministres. Ain­si, le 21 février, Éli­sa­beth Borne, ministre de l’Éducation natio­nale et de l’Enseignement Supé­rieur n’a‑t-elle rien trou­vé de plus urgent que d’annoncer sur BFM TV son sou­hait que, dès le prin­temps, « on puisse, avec le pré­fet, le pro­cu­reur, le repré­sen­tant de l’Éducation natio­nale, orga­ni­ser régu­liè­re­ment des fouilles de sac à l’entrée des éta­blis­se­ments ». Ces « fouilles inopi­nées », menées au motif de la lutte contre les vio­lences à l’école et aux abords des éta­blis­se­ments, seraient réa­li­sées avec des « forces de l’ordre puisque ça ne rentre pas dans les pré­ro­ga­tives des per­son­nels de l’Éducation ».

Les jeunes, avant d’être de futurs citoyens qu’il s’agirait d’instruire, seraient pour le gou­ver­ne­ment des délin­quants en puis­sance qui doivent être trai­tés par la ter­reur et la répression.

Un tel pro­jet tient plus de la vieille ren­gaine réac­tion­naire que de l’idée de génie. En 2009, déjà, le ministre de l’Éducation Xavier Dar­cos, sous la pré­si­dence de Nico­las Sar­ko­zy, avait annon­cé diverses mesures comme la fouille des élèves, pour lut­ter contre « les vio­lences en milieu sco­laire » consi­dé­rées comme

« une forme, non pas de l’incivilité, (…) mais de délin­quance, du crime voire de la bar­ba­rie ». À l’époque, les pré­si­dents de l’Association des Régions de France et de l’Assemblée des Dépar­te­ments de France avaient pro­tes­té contre la volon­té minis­té­rielle de « mettre en place des sys­tèmes poli­ciers à l’intérieur des éta­blis­se­ments » qu’ils jugeaient « indigne d’un ministre d’un pays qu’on consi­dère encore comme le pays des droits de l’homme et des droits de l’enfant ».

Les jeunes ont besoin de moyens pour étu­dier, pas de matraque et d’uniformes !

Les annonces d’Élisabeth Borne inter­viennent alors même que dans tout le pays depuis plu­sieurs semaines, les per­son­nels, les parents s’organisent, se mobi­lisent pour blo­quer les sup­pres­sions de postes, les fer­me­tures de classes qui pré­parent une ren­trée 2025 chao­tique dans les écoles, col­lèges et lycées, en appli­ca­tion du bud­get Bay­rou et de ses 50 mil­liards d’austérité, pas­sé en force à coup de 49.3.

Elles inter­viennent alors que le Pre­mier ministre est rat­tra­pé par le scan­dale des 112 plaintes contre des vio­lences phy­siques, des agres­sions sexuelles et viols qui auraient été com­mis durant 35 ans contre des élèves du col­lège-lycée N.-D. de Béthar­ram, et dont des témoi­gnages attestent qu’il avait été aver­ti alors qu’il était ministre de l’Éducation. À ce sujet, étran­ge­ment, la ministre n’a rien à dire, si ce n’est qu’elle ignore ce qui s’est pas­sé et que la faute revien­drait à ceux qui pointent la res­pon­sa­bi­li­té de M. Bayrou.

La FNEC FP-FO, pour sa part, appelle les per­son­nels à se tenir aux côtés des lycéens et étu­diants qui se dressent contre toutes les mesures qui cassent leur droit d’accès à l’instruction et à des diplômes natio­naux, leur droit à suivre les études de leur choix dans l’enseignement supé­rieur (réforme du lycée et du bac­ca­lau­réat, Par­cour­sup…), qui disent non à l’austérité avec toutes ses consé­quences très concrètes (classes sur­char­gées, sup­pres­sions d’heures de cours, de for­ma­tions, de postes d’enseignants…), et qui refusent la marche à la guerre et à la bar­ba­rie en Europe et dans le monde !

Bas les pattes devant nos jeunes ! Lais­sez-les étu­dier ! La police hors de l’école ! Arrêt immé­diat de toutes les mesures d’austérité ! Créa­tion des postes nécessaires !

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