For­ma­tion des ensei­gnants et concours d’enseignement : Un pre­mier recul qui en annonce d’autres !

28 Juin, 2024Com­mu­ni­qué

Comme la FNEC FP-FO l’avait dénon­cé lors des réunions de tra­vail concer­nant la réforme de la for­ma­tion des ensei­gnants, il était inac­cep­table que des lau­réats de concours se retrouvent en situa­tion d’étudiants, « gra­ti­fiés » à 900 euros pour solde de tout compte, et expé­diés à l’autre bout de la France, « mas­te­ri­sa­tion » et conti­nui­té entre M1 et M2 y contrai­gnant. C’est une atteinte inad­mis­sible au sta­tut et au concours.

À la veille du CSA minis­té­riel qui se tenait le 27 juin concer­nant cette réforme, le minis­tère a annon­cé que les lau­réats de concours auraient fina­le­ment accès au sta­tut, avec une posi­tion d’élèves fonc­tion­naires et une rému­né­ra­tion de 1400 euros nets par mois. La FNEC FP-FO se féli­cite de ce revi­re­ment de der­nière minute. C’est le résul­tat de la mobi­li­sa­tion, c’est le résul­tat des dizaines de prises de posi­tion dénon­çant cette réforme. C’est aus­si le résul­tat des cen­taines de mani­fes­ta­tions des tra­vailleurs et de la jeu­nesse qui, depuis la dis­so­lu­tion, disent le refus de la poli­tique du gou­ver­ne­ment et de l’extrême droite, adou­bée par Macron.

Pour autant, le minis­tère ne répond pas à nos autres reven­di­ca­tions. De plus, on peut légi­ti­me­ment se deman­der ce que vaut cette annonce compte tenu de la situa­tion ? Vou­loir pas­ser en force les textes et les réformes dans ces condi­tions chao­tiques consti­tue pour nous un déni de démocratie.

C’est pour­quoi la FNEC FP-FO a quit­té le CSA minis­té­riel, après avoir réaf­fir­mé ses revendications :

  • Recru­te­ment par concours dès la Licence avec une véri­table for­ma­tion pro­fes­sion­nelle après le concours sous sta­tut de fonc­tion­naire à plein temps
  • Abro­ga­tion de la mas­te­ri­sa­tion : sup­pres­sion du bar­rage pré­vu entre M1 et M2 ; sup­pres­sion de la condi­tion de l’obtention d’un mas­ter pour être titularisé
  • Éga­li­té devant le concours : la pré­pa­ra­tion du diplôme natio­nal de licence doit don­ner à tous accès aux mêmes épreuves de concours, quelle que soit la licence suivie
  • Prise en compte de l’année d’élève-fonctionnaire dans les droits à pen­sion, mais aus­si dans la carrière
  • Même for­ma­tion pour tous ! Aucun recul sala­rial et reprise de l’ancienneté pour tous ceux, public-pri­vé, ayant une expé­rience pro­fes­sion­nelle avant le concours
  • Sup­pres­sion de l’engagement de quatre ans post titularisation
  • Abon­de­ment des dota­tions sup­plé­men­taires néces­saires pour assu­rer les pré­pa­ra­tions aux concours avant la licence.

Ce revi­re­ment de der­nière minute confirme que ce gou­ver­ne­ment n’a aucune légi­ti­mi­té pour pour­suivre ses contre-réformes (assu­rance chô­mage, retraites, « Choc des savoirs », sup­pres­sions de postes, gel des salaires, acte 2 de l’Ecole inclusive…)

C’est un encou­ra­ge­ment à res­ter mobi­li­sés, à pour­suivre la par­ti­ci­pa­tion aux mani­fes­ta­tions contre la poli­tique d’E. Macron et contre l’extrême-droite, à réunir tous les per­son­nels pour por­ter les revendications !

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.