Der­nier CTM de la légis­la­ture Encore des mesures contre les personnels !

25 Avr, 2017Non clas­sé

L’ordre du jour du der­nier CTM avant le 1er tour des élec­tions pré­si­den­tielles était par­ti­cu­liè­re­ment char­gé.
Pour le gou­ver­ne­ment il s’agissait d’achever la mise en œuvre des « chan­tiers métier » mis en place par V. Peillon et pour­sui­vis par B. Hamon et N. Val­laud-Bel­ka­cem. Les votes sur les textes pré­sen­tés
Au pre­mier rang des mesures pré­sen­tées, l’arrêté orga­ni­sant la refonte de l’évaluation des per­son­nels ensei­gnants, d’éducation et d’orientation, accom­pa­gné des grilles de com­pé­tences, que le minis­tère a refu­sé de mettre au vote du CTMEN. La nou­velle éva­lua­tion, fort éloi­gnée du cœur de la mis­sion de trans­mis­sion des per­son­nels s’inscrit dans une logique d’autonomie ren­for­cée des éta­blis­se­ments, et ouvre la voie pour aller encore plus loin dans ce sens.

La confir­ma­tion, pré­sen­tée au CTM, de la liste des fonc­tions recon­nues pour accé­der à 80% des pro­mo­tions à la classe excep­tion­nelle, créée par le PPCR, confirme éga­le­ment qu’il s’agit d’une dérive vers une fonc­tion publique d’emploi.

Le minis­tère a éga­le­ment pré­sen­té des pro­jets de décret qui visent à la mise en extinc­tion du corps des pro­fes­seurs de chaires supé­rieures, en les contrai­gnant, s’ils veulent pré­tendre à la classe excep­tion­nelle, à réin­té­grer le corps des agré­gés. A la remarque de Force Ouvrière selon laquelle ce méca­nisme ferait perdre de l’argent à cer­tains d’entre eux après leur pro­mo­tion, le minis­tère a répon­du : « c’est vrai, c’est un choix ». Der­rière les pro­fes­seurs de Chaires supé­rieures, ce sont les classes pré­pa­ra­toires aux grandes écoles qui sont visées.

Le minis­tère a pré­sen­té des pro­jets d’arrêtés qui ins­crivent le temps de tra­vail des per­son­nels du corps des psy­cho­logues sco­laires dans le cadre des 1607 heures, et non plus d’obligations de ser­vice. Pre­mière consé­quence : les psy­cho­logues exer­çant dans le pre­mier degré per­dront une semaine de vacances.

Les obli­ga­tions de ser­vices des per­son­nels exer­çant dans la for­ma­tion conti­nue seront désor­mais ins­crites dans un cadre trans­po­sant le décret Hamon d’août 2014 ‑lui-même construit sur la base des 1607 heures‑, qui défi­nit les ser­vices des ensei­gnants en trois blocs (heures de cours, mis­sions liées, et pré­pa­ra­tion), ce qui per­met­tra là encore d’imposer des tâches sup­plé­men­taires gratuites.

Le minis­tère a pré­sen­té un pro­jet de décret per­met­tant de pro­lon­ger les déro­ga­tions à la semaine sco­laire deman­dées par les maires, intro­duites par le décret Hamon, dans le cadre de l’aménagement de la réforme des rythmes sco­laires, à laquelle le minis­tère n’a pas vou­lu toucher.

Il a éga­le­ment pré­sen­té un pro­jet de décret sur le rem­pla­ce­ment dans le pre­mier degré qui sup­prime les bri­gades dépar­te­men­tales et les ZIL au pro­fit d’une adap­ta­tion locale des condi­tions de rem­pla­ce­ment qui débou­che­ra sur une dégra­da­tion des condi­tions de tra­vail des rem­pla­çants. Il per­met éga­le­ment l’affectation des PE hors des écoles dans des ser­vices admi­nis­tra­tifs en contra­dic­tion avec l’article 1° du décret n° 90–680 du 1er août 1990 qui régit leur statut.

Jusqu’au bout ce minis­tère pour­suit une poli­tique diri­gée contre le sta­tut, les condi­tions de tra­vail, et les rému­né­ra­tions des per­son­nels.
Les grandes décla­ra­tions sur le dia­logue social n’y changent rien : c’est l’autoritarisme qui est de rigueur, à l’instar de ce qu’on a vu aus­si bien pour la refon­da­tion de l’école et les contre-réformes qui en découlent, du PPCR et de la loi tra­vail. Force Ouvrière par ses votes s’est oppo­sée à ces mesures.

Dans la suite de la mobi­li­sa­tion du 7 mars, aux côtés des per­son­nels de la san­té, des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, et de nom­breux sec­teurs de la fonc­tion publique d’État, c’est sur leur mobi­li­sa­tion et le rap­port de force que les per­son­nels peuvent comp­ter pour défendre le sta­tut de la fonc­tion publique, leurs sta­tuts par­ti­cu­lier et leurs reven­di­ca­tions. C’est en ce sens qu’agira la FNEC FP-FO.

Stop à la guerre contre l’Iran ! Arrêt immé­diat des bombardements !

Suite au déclen­che­ment d’o­pé­ra­tions mili­taires mas­sives contre l’I­ran ayant impac­té des écoles, la FNEC FP-FO prend offi­ciel­le­ment posi­tion. Décou­vrez l’ap­pel du syn­di­cat pour un ces­­sez-le-feu et son oppo­si­tion à toute inter­ven­tion fran­çaise dans ce conflit.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.