Décla­ra­tion limi­naire FNEC FP-FO CTMEN du 12 juin 2020

13 Juin, 2020CSA/CSE

En plein état d’urgence, bien qu’interdits par le gou­ver­ne­ment, des ras­sem­ble­ments et des mani­fes­ta­tions ont lieu tous les jours. Sans rien attendre de l’enfumage du Ségur de la San­té, les per­son­nels hos­pi­ta­liers déploient leurs ban­de­roles, à Cli­chy, Saint-Etienne, Lyon, Dieppe, Angers… et défilent avec le sou­tien de leurs syn­di­cats et de la popu­la­tion. Leurs reven­di­ca­tions sont claires : ils veulent l’augmentation des salaires par le dégel du point d’indice, l’arrêt des fer­me­tures de lits et d’hôpitaux. Des syn­di­cats appellent à faire grève et à mani­fes­ter le 16 juin en direc­tion du minis­tère ou vers les ARS. Les reven­di­ca­tions des per­son­nels de san­té, ce sont aus­si les nôtres.

Mer­cre­di 10 juin des dizaines de per­son­nels de l’Education natio­nale se sont ras­sem­blés devant le rec­to­rat de Tou­louse pour exi­ger la levée des pour­suites à l’encontre de notre cama­rade Alain Rey, secré­taire dépar­te­men­tal de la FNEC FP-FO du Lot, convo­qué au tri­bu­nal, à qui il est repro­ché « d’avoir péné­tré ou s’être main­te­nu, le 21 jan­vier dans l’enceinte du lycée Clé­ment Marot sans y être habi­li­té ou y avoir été auto­ri­sé par les auto­ri­tés com­pé­tentes. » En accom­pa­gnant ses col­lègues en grève contre les E3C et la réforme du bac­ca­lau­réat, il avait sim­ple­ment assu­ré son rôle de délé­gué syn­di­cal. La FNEC FP-FO exige l’arrêt des poursuites.

Les mani­fes­ta­tions qui se mul­ti­plient ont fait voler en éclats l’état d’urgence. Elles sont diri­gées contre les mesures liber­ti­cides et répres­sives du gou­ver­ne­ment d’un gou­ver­ne­ment. Elles expriment la colère accu­mu­lée après des mois de confi­ne­ment, de men­songes et de double-dis­cours. Mais plus per­sonne n’est dupe de l’utilisation faite par ce gou­ver­ne­ment de la crise sani­taire pour jus­ti­fier et accé­lé­rer les contre-réformes.

L’annonce d’un pro­jet de loi, pré­sen­té hier en conseil des ministres et visant à péren­ni­ser dans le temps la res­tric­tion des liber­tés est par­ti­cu­liè­re­ment alar­mant. Notre orga­ni­sa­tion demande tou­jours la levée de l’état d’urgence sani­taire qui res­treint les libertés.

Aujourd’hui le pré­sident Macron affiche son inten­tion de par­ache­ver ce qu’il a com­men­cé : pour­suite de la réforme de l’assurance chô­mage, réforme des retraites qu’il vou­drait reprendre au moins en par­tie, nou­velle réforme de l’Etat pour décen­tra­li­ser et exter­na­li­ser tou­jours plus… Il annonce de grandes consul­ta­tions avec les syn­di­cats et la reprise des « agen­das sociaux », mais que peut-on attendre de ces discussions ?

Dans l’Enseignement supé­rieur et la Recherche, et à l’Education natio­nale, les ministres consultent et avancent à marche for­cée : sur la LPPR dont la pré­sen­ta­tion en Conseil des Ministres est pré­vue le 8 juillet, sur le sta­tut de direc­teur d’école dont l’examen à l’Assemblée natio­nale débute le 22 juin, sur la des­truc­tion des com­mis­sions pari­taires, dans le cadre de la loi de « trans­for­ma­tion de la Fonc­tion publique ».

La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la mise en place des mesures qui sont reje­tées par les per­son­nels. Notre rôle est de faire valoir les revendications.

C’est pour­quoi nous avons dès le début condam­né le pro­to­cole minis­té­riel, qui n’a de sani­taire que le nom. Tour­nant le dos à l’exigence de tests sys­té­ma­tiques, ce pro­to­cole n’a pas pour voca­tion de pro­té­ger les per­son­nels et les élèves : il est conçu pour trans­fé­rer les res­pon­sa­bi­li­tés à l’échelon local, pour faire explo­ser le groupe classe, les mis­sions et les obli­ga­tions de ser­vice, pour contraindre les per­son­nels à renon­cer à leur mis­sion pre­mière qui est de déli­vrer un ensei­gne­ment à tous leurs élèves.

Dans ce contexte, la cam­pagne média­tique qui se déchaîne à l’encontre des pro­fes­seurs soi-disant « décro­cheurs » ne trompe per­sonne. L’objectif est clair : dési­gner à la vin­dicte popu­laire les ensei­gnants, les décré­di­bi­li­ser, pour mieux détruire les droits et acquis et les empê­cher de reven­di­quer. La FNEC FP-FO condamne ces méthodes et affirme que c’est le ministre et son pro­to­cole qui remettent en cause l’Ecole publique pour tous.

D’ailleurs, le ministre pré­voit main­te­nant d’alléger son pro­to­cole, mais pas de le reti­rer. Il jus­ti­fie ain­si toutes les mesures prises à l’encontre de l’école et des sta­tuts, comme la créa­tion d’un sta­tut de direc­teur char­gé de mana­ger des écoles auto­nomes, le télé-ensei­gne­ment et les 2S2C. Pire : le ministre pré­voit de déployer ces acti­vi­tés qui exter­na­lisent et übé­risent l’enseignement en pillant les bud­gets consa­crés à la vie de l’élève (les AED, les CPE, les infir­mières, les méde­cins et l’action sociale). LA FNEC FP-FO rejette les 2S2C qui accé­lèrent la confu­sion entre le sco­laire et le péri­sco­laire, trans­forment l’école en gar­de­rie muni­ci­pale, remettent en cause des sta­tuts par­ti­cu­liers des ensei­gnants du 1er et du 2nd degrés.

La FNEC FP-FO demande le retrait du pro­to­cole sani­taire et appelle les per­son­nels à s’y opposer.

La FNEC FP-FO sou­tient toutes les ini­tia­tives déci­dées par les per­son­nels pour faire valoir les reven­di­ca­tions et s’opposer à l’état d’urgence qui s’en prend à nos liber­tés indi­vi­duelles et col­lec­tives les plus fondamentales.

C’est pour­quoi la FNEC FP-FO apporte tout son sou­tien aux dizaines de mil­liers de jeunes qui ont bra­vé l’in­ter­dic­tion de se ras­sem­bler, en mani­fes­tant par­tout en France pour exi­ger “Jus­tice ! Jus­tice pour Ada­ma Traore !”.

La FNEC FP-FO est à leurs côtés, comme elle sera aux côtés des per­son­nels hos­pi­ta­liers le 16 juin. Leurs reven­di­ca­tions sont les nôtres, à com­men­cer par l’exigence d’augmentation du point d’indice, c’est-à-dire l’augmentation des salaires pour tous les agents de la Fonc­tion publique.

Enfin, nous pre­nons acte de votre déci­sion de tenir le pro­chain CTMEN en pré­sen­tiel : il était temps ! La posi­tion de l’administration parais­sait dif­fi­ci­le­ment com­pré­hen­sible. Com­ment peut-on sou­te­nir tout à la fois que l’on peut faire cours avec 15 élèves voire plus mais que l’on ne pour­rait pas tenir de réunions au minis­tère ? Nous deman­dons qu’une consigne soit don­née aux rec­teurs et DASEN pour que toutes les réunions sta­tu­taires se tiennent en pré­sen­tiel. Nous deman­dons qu’aucune entrave au droit syn­di­cal ne soit faite au nom de la crise sani­taire. L’interdiction faite aux délé­gués de ren­trer dans les écoles, EPLE et ser­vices est contra­dic­toire au décret 82–447.

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