Décla­ra­tion du Bureau fédé­ral de la FNEC FP-FO du 2 juillet 2024

2 Juil, 2024Com­mu­ni­qué

Le 30 juin 2024 a eu lieu le pre­mier tour des élec­tions légis­la­tives, avec un taux de par­ti­ci­pa­tion his­to­rique de 66,7%. Les votes ont pla­cé le Ras­sem­ble­ment natio­nal en tête du scru­tin (29% ; avec ses alliés : 33%), le « Nou­veau Front Popu­laire », en second avec 28%. Le par­ti du Pré­sident est relé­gué à la troi­sième place avec 20%.

Les résul­tats confirment le rejet des poli­tiques de casse sociale menées par Macron et ses gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs. C’est aus­si le rejet d’une pra­tique auto­ri­taire du pou­voir, de l’utilisation du 49–3 à répé­ti­tion et de la répres­sion, en par­ti­cu­lier pour nous impo­ser sa réforme des retraites qui nous vole deux ans de vie.

Au soir du pre­mier tour, le Pre­mier ministre Attal a annon­cé la sus­pen­sion de la réforme de l’assurance chô­mage jusqu’au 31 juillet. Mais com­ment ne pas y voir une manœuvre de la part d’un exé­cu­tif aux abois alors que dans le même temps il conti­nue son offen­sive contre les droits sociaux et la démo­cra­tie ? Des­truc­tion du Sta­tut de fonc­tion­naire, « choc des savoirs », gel des salaires, sup­pres­sions de postes et de classes, marche à l’économie de guerre, enga­ge­ment guer­rier en Ukraine et sou­tien incon­di­tion­nel à Netanyahou…

C’est pour main­te­nir le cap de cette poli­tique anti-ouvrière que le pré­sident Macron a déci­dé la dis­so­lu­tion de l’Assemblée natio­nale, y com­pris s’il le faut en confiant la des­ti­née du pays à l’extrême droite, ouver­te­ment raciste, xéno­phobe, anti­sé­mite et auto­ri­taire, fai­sant donc peser les pires menaces sur tous les tra­vailleurs, les orga­ni­sa­tions syn­di­cales, les liber­tés démo­cra­tiques. Il s’agit de semer la divi­sion dans les rangs des sala­riés, pour les affai­blir collectivement.

À la veille d’échéances élec­to­rales impor­tantes, le bureau de la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à faire valoir leurs reven­di­ca­tions en toutes cir­cons­tances et par tous les moyens :

  • Abro­ga­tion de la réforme des retraites ! Retour à la retraite à 60 ans !
  • Stop à l’économie de guerre ! L’argent pour les ser­vices publics pas pour les armes !
  • Aug­men­ta­tion des salaires !
  • Abro­ga­tion du « choc des savoirs » et de toutes les contre-réformes !
  • Aban­don de Par­cour­sup et du SNU !
  • Annu­la­tion de toutes les coupes bud­gé­taires et des sup­pres­sions de postes !
  • Retrait du pro­jet de réforme Gue­ri­ni de des­truc­tion de la Fonc­tion publique et des statuts !
  • Retrait de la réforme de l’assurance-chômage !
  • Pour le ces­sez-le-feu en Pales­tine comme en Ukraine et l’arrêt du géno­cide à Gaza ! Arrêt des livrai­sons d’armes à Israël et en Ukraine !
  • Arrêt de la répres­sion à l’encontre des lycéens, des étu­diants et des militants !

Dans cette situa­tion, la FNEC FP-FO constate que les per­son­nels conti­nuent à se mobi­li­ser et à cher­cher les moyens effi­caces pour obte­nir l’abandon pur et simple des contre-réformes en cours, et les moyens (heures, postes…) pour exer­cer leurs missions.

Le bureau de la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se réunir pour dis­cu­ter des moyens de faire abou­tir les reven­di­ca­tions et à rejoindre les mani­fes­ta­tions qui se tiennent par­tout en France.

Stop à la guerre contre l’Iran ! Arrêt immé­diat des bombardements !

Suite au déclen­che­ment d’o­pé­ra­tions mili­taires mas­sives contre l’I­ran ayant impac­té des écoles, la FNEC FP-FO prend offi­ciel­le­ment posi­tion. Décou­vrez l’ap­pel du syn­di­cat pour un ces­­sez-le-feu et son oppo­si­tion à toute inter­ven­tion fran­çaise dans ce conflit.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.