Concours Covid 2020 : le ministre change les règles et impose un oral « de titu­la­ri­sa­tion » Inac­cep­table ! Signez la péti­tion FO

3 Sep, 2020Sta­giaires

Le minis­tère a pré­sen­té fin août un pro­jet d’arrêté « fixant les moda­li­tés com­plé­men­taires d’évaluation et de titu­la­ri­sa­tion » pour les col­lègues ayant réus­si les concours 2020 sans avoir pas­sé d’oraux.

La FNEC-FP-FO a rap­pe­lé que la crise du Covid n’avait rien impo­sé, que ce sont les déci­sions gou­ver­ne­men- tales, celle du confi­ne­ment, celle de ne pas faire pas­ser d’oraux de concours, qui ont pla­cé les nou­veaux entrants fonc­tion­naires sta­giaires dans cette situa­tion, dont ils ne sont aucu­ne­ment res­pon­sables. Seul le gou­ver­ne­ment est res­pon­sable : il a uti­li­sé l’état d’urgence sani­taire que FO a condam­né depuis le départ, pour publier un décret, le 27 mars, sup­pri­mant tous les oraux des concours et des diplômes.

Une telle attaque contre les droits des col­lègues nou­veaux entrants n’est pas conjonc­tu­relle. Elle par­ti­cipe de la poli­tique qui vise à faire dis­pa­raître les concours et le sta­tut. Le gou­ver­ne­ment vou­drait péren­ni­ser cette nou­velle mesure et ain­si fra­gi­li­ser encore plus les sta­giaires. Preuve en est, sa hâte à publier son texte, paru le 29 août.

Dégra­da­tion des condi­tions de tra­vail et pro­gram­ma­tion de la baisse des titularisations

Les lau­réats des concours 2020 doivent être plei­ne­ment lau­réats. Pour­quoi chan­ger les règles du jeu en cours de route en leur impo­sant a pos­te­rio­ri un oral à la fin de l’année de stage ?

Selon le minis­tère, cet oral ne néces­si­te­rait pas de temps de for­ma­tion dédié : il fau­dra cepen­dant bien se pré­pa­rer à y être confron­té. L’année de M2 est déjà assez lourde, avec une charge de tra­vail exces­sive et les dif­fé­rents avis de titu­la­ri­sa­tion (INSPÉ, tuteur, et direc­teur d’établissement dans le 2nd degré) : ceci pèse déjà for­te­ment sur les fonc­tion­naires sta­giaires. Un tel oral, en deuxième par­tie d’année de stage, ne pour­ra que rendre cette année de stage plus com­pli­quée et entraî­ner un accrois­se­ment des non-titu­la­ri­sa­tions, déjà bien trop importantes.

L’« entre­tien » : un contrôle de confor­mi­té aux attentes de la hiérarchie

Il s’agit d’un entre­tien pro­fes­sion­nel des­ti­né à contrô­ler des « com­pé­tences », dont « l’intégration des élé­ments régle­men­taires et ins­ti­tu­tion­nels », « les com­pé­tences rela­tion­nelles, de com­mu­ni­ca­tion et d’a­ni­ma­tion » ou même la « capa­ci­té com­por­te­men­tale à exer­cer durant toute la car­rière » ! Rien en rap­port avec les épreuves orales des concours ini­tia­le­ment pré­vues ! Tout ceci est de plus déjà en grande par­tie éva­lué dans le cadre de l’année de stage de M2 à tra­vers les grilles d’évaluation dont la mise en place, contes­tée par FO a déjà entraî­né une baisse signi­fi­ca­tive des titu­la­ri­sa­tions. L’avis issu de cet entre­tien sera trans­mis au jury aca­dé­mique de titu­la­ri­sa- tion : on voit mal com­ment celui-ci pour­rait ne pas tenir compte d’un avis « défa­vo­rable » ou « réservé ».

La com­mis­sion qui pro­cè­de­ra à cet entre­tien d’évaluation sera com­po­sée d’au moins un ins­pec­teur, pas for­cé­ment de la dis­ci­pline ensei­gnée dans le secon­daire, et d’un per­son­nel de direc­tion, ou éven­tuel­le­ment d’un membre du même corps. Autant dire que ce qui sera « éva­lué », ce ne seront pas les capa­ci­tés dis­ci­pli­naires ou péda­go­giques mais la confor­mi­té aux attentes de la hiérarchie.

Cet oral de titu­la­ri­sa­tion, arbi­traire, inéga­li­taire, c’est la spo­lia­tion de tous les col­lègues du béné­fice du concours, donc du Statut !

La FNEC FP ‑FO appelle à tenir des réunions d’information syn­di­cales dans les INSPÉ mais aus­si dans les écoles, les col­lèges, lycées et uni­ver­si­tés, qui mettent à l’ordre du jour la revendication :

  • Aban­don de l’oral de titularisation !
  • Main­tien du droit à la titu­la­ri­sa­tion de tous les collègues !
  • Main­tien du droit au sta­tut et des droits sta­tu­taires pour tous !

Péti­tion

Alerte rouge pour tous les lau­réats de concours

Le ministre J.-M. Blan­quer veut impo­ser un oral sup­plé­men­taire en juin 2021. Un oral pour exclure de l’Education natio­nale. Au nom de la loi d’urgence sani­taire, le ministre change les règles et remet en cause le concours.

Avec FO, nous disons NON au ministre :

Nous sommes sur­char­gés de tra­vail et dans des condi­tions d’affectation sou­vent dif­fi­ciles. Nous sommes lau­réats de notre concours.

Hors de ques­tion d’y renon­cer, Mon­sieur le ministre.

Aban­don de l’oral de titularisation !

Main­tien du droit à la titu­la­ri­sa­tion de tous les collègues !

Concours Covid 2020 : le ministre change les règles et impose un oral « de titularisation »

Inac­cep­table ! Signez la péti­tion FO

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.