Comi­té des écoles et éta­blis­se­ments de l’Yonne mobilisés

26 Fév, 2025Com­mu­ni­qué

Notre comi­té s’est réuni ce lun­di 24 février afin d’en­vi­sa­ger la pour­suite des actions à mener contre les fer­me­tures de classes et les baisses de DHG dans les collèges.

La mobi­li­sa­tion menée cette année dans l’Yonne a été his­to­rique : blo­cages, écoles et col­lèges « morts », péti­tions, ras­sem­ble­ments, grèves… ont émaillé depuis plus de trois semaines toute la période des opé­ra­tions de carte sco­laire, impli­quant une visi­bi­li­té quo­ti­dienne et un mou­ve­ment d’am­pleur. Plus d’une qua­ran­taine d’é­coles et d’é­ta­blis­se­ments (avec parents, ensei­gnants, élus, agents…) ont ain­si fait entendre leur mécon­ten­te­ment, leur rejet de la logique pure­ment comp­table de res­tric­tion bud­gé­taire à laquelle ils ont oppo­sé la réa­li­té du ter­rain. Des actions coor­don­nées ont été menées. La lettre ouverte à la Ministre Borne por­tant nos reven­di­ca­tions a été lar­ge­ment relayée.

Ces actions ont per­mis de mettre la ques­tion de l’Éducation au centre de l’ac­tua­li­té de notre dépar­te­ment et d’ob­te­nir des avan­cées pour nombre d’é­coles. Cela a lar­ge­ment bous­cu­lé le calen­drier, le train-train et la machine bien hui­lée des opé­ra­tions, et frac­tu­ré par­mi les par­ti­sans et sou­tiens du pro­jet de carte sco­laire de la Direc­tion Aca­dé­mique. Nous nous en féli­ci­tons. Mais 24 écoles sont encore sous le coup d’une fer­me­ture de classe et nombre de col­lèges d’une baisse de dota­tion inac­cep­table pour la ren­trée prochaine.

À pré­sent, le Direc­teur Aca­dé­mique ayant publié son pro­jet offi­ciel au plus près de la déci­sion finale, il ne lui reste qua­si­ment aucune marge pour que de nou­velles écoles soient « sau­vées » : il est donc ques­tion de tour­ner nos actions vers le minis­tère, là où se trouvent les postes !

Nous avons donc déci­dé de nous rendre au minis­tère de l’EN le same­di 15 mars et appe­lons tous ceux qui s’op­posent au sac­cage de l’Éducation à nous y rejoindre.

Nous sommes déter­mi­nés à nous faire entendre et à obte­nir satis­fac­tion : nous n’ac­cep­tons pas ce nou­veau pillage de l’École pré­sen­té comme irré­mé­diable. Non, la des­truc­tion de l’École Publique n’est pas une fatalité !

Nous exi­geons les moyens pour son bon fonc­tion­ne­ment, l’an­nu­la­tion de toutes les fer­me­tures de classes, la créa­tion de tous les postes néces­saires dans le 1er et le 2d degré, notam­ment d’en­sei­gnants spé­cia­li­sés pour les élèves en ayant le plus besoin !

Le CDEN doit enté­ri­ner le pro­jet de carte sco­laire : cela ne nous arrê­te­ra pas. Si la ministre concède des postes sup­plé­men­taires, CDEN pas­sé ou non, ils seront utilisés !

Le bud­get de misère pas­sé en force ne pré­serve en rien l’Éducation Natio­nale, à l’i­mage de l’en­semble des ser­vices publics sinis­trés. Parents, ensei­gnants, per­son­nels : toutes et tous au minis­tère pour arra­cher les postes et les moyens nécessaires !

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.