Com­bien de Béthar­ram finan­cés par l’argent public ?

20 Fév, 2025Com­mu­ni­qué

Depuis plus d’un an, le par­quet de Pau mène l’enquête sur 112 plaintes visant des vio­lences phy­siques, agres­sions sexuelles et viols qui auraient été com­mis au col­lège-lycée Notre-Dame-de-Béthar­ram. Com­ment des faits aus­si graves ont-ils pu per­du­rer pen­dant 35 ans dans un éta­blis­se­ment pri­vé rece­vant des fonds publics de l’État fran­çais, et alors que des plaintes étaient déposées ?

« Cir­cu­lez, il n’y a rien à voir », semble vou­loir dire le rap­port de l’inspection aca­dé­mique sur Béthar­ram, com­man­dé en 1995. Il aurait pro­cé­dé à des « véri­fi­ca­tions », « toutes posi­tives », et évoque « un sen­ti­ment d’injustice » envers le lycée. Le ministre de l’Éducation natio­nale de l’époque, Fran­çois Bay­rou n’a rien fait et aujourd’hui il pré­tend qu’il ne savait pas. Faut-il rap­pe­ler l’activisme de ce der­nier en faveur de l’école pri­vée catho­lique ? Cha­cun se sou­vient qu’il avait vou­lu en 1994 per­mettre aux col­lec­ti­vi­tés d’augmenter leurs sub­ven­tions aux écoles pri­vées en aggra­vant la sinistre loi Falloux.

La Vème Répu­blique pro­tège l’institution catho­lique qui siphonne l’argent public pour son pro­jet propre

Le scan­dale Béthar­ram com­mence le 31 décembre 1959, avec la loi Debré, mère de toutes les lois anti-laïques, qui a don­né à l’enseignement pri­vé confes­sion­nel (à 95% catho­lique) le sta­tut de « ser­vice public d’enseignement », lar­ge­ment finan­cé sur fonds publics, tout en lui recon­nais­sant un « carac­tère propre. » Par ce dis­po­si­tif, au mépris des prin­cipes répu­bli­cains, l’État et les col­lec­ti­vi­tés financent à hau­teur de 12 à 15 mil­liards d’euros chaque année une œuvre d’Église et d’évangélisation, sous la tutelle de la hié­rar­chie catho­lique qui ne cache pas ses objec­tifs d’endoctrinement de la jeu­nesse. Au nom du « carac­tère propre » des éta­blis­se­ments pri­vés sous contrat, les élèves du Col­lège Sta­nis­las peuvent apprendre, selon l’Express, « que tom­ber enceinte après un viol est un cadeau de Dieu. ». Rien à voir bien sûr avec un ensei­gne­ment déli­vré par des per­son­nels sous sta­tut de la Fonc­tion publique laïque. Et ce qui est vrai pour l’école catho­lique l’est aus­si pour toute école pri­vée pas­sant contrat d’association avec l’État.

Jus­tice doit être ren­due aux vic­times de Béthar­ram, les cou­pables doivent être jugés… mais com­bien de scan­dales encore à venir ?

Cette affaire arrive au moment où parents et per­son­nels sont vent debout contre le bud­get Macron-Bay­rou qui sup­prime des postes et des classes dans l’École publique, et conti­nue de ver­ser des mil­liards d’euros aux écoles pri­vées qui entre­tiennent l’inégalité, l’arbitraire, la ségrégation.

La ministre Borne annonce le ren­for­ce­ment des contrôles des écoles pri­vées, comme si le carac­tère propre de l’établissement confes­sion­nel pou­vait coha­bi­ter avec le res­pect de la liber­té de conscience. Pour la FNEC FP-FO, il ne sau­rait y avoir de bonne appli­ca­tion de la loi Debré !

C’est pour­quoi, fidèle au ser­ment de Vin­cennes, la FNEC FP-FO réaf­firme : « Fonds publics à la seule École publique ! Fonds pri­vés à l’école pri­vée ! » Abro­ga­tion de la loi Debré !

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.

Concours d’enseignement 2026 : plus de 80 000 étu­diants pris en otages au nom du chan­tage bud­gé­taire gouvernemental !

Alors que plus de 80 000 étu­diants se sont enga­gés avec déter­mi­na­tion dans la pré­pa­ra­tion des nou­veaux concours de fin de L3, le ministre de l’É­du­ca­tion natio­nale annonce que les postes pro­mis ne seraient fina­le­ment pas ouverts. Cette déci­sion, prise au nom d’une « loi spé­ciale », inter­vient dans un contexte où le gou­ver­ne­ment débloque simul­ta­né­ment plus de 10 mil­liards d’eu­ros pour un porte-avions.

À bas la guerre ! À bas les bud­gets de guerre ! Satis­fac­tion des revendications !

Alors que l’a­gres­sion mili­taire amé­ri­caine au Vene­zue­la ouvre l’an­née sous le signe de la guerre, la FNEC FP-FO tire la son­nette d’a­larme sur la mili­ta­ri­sa­tion crois­sante de l’É­cole fran­çaise. Entre bud­gets de guerre en hausse et aus­té­ri­té impo­sée aux ser­vices publics, le syn­di­cat appelle à la mobi­li­sa­tion sous le mot d’ordre : « Pain, paix, liberté ! »

20e Congrès de la FNEC FP-FO réuni à Angers : Motion de sou­tien aux ensei­gnants de Cis­jor­da­nie en grève

Depuis plus de deux mois, les ensei­gnants de Cis­jor­da­nie sont en grève pour le paie­ment inté­gral et régu­lier des salaires, pour le droit de tra­vailler à temps plein et pour l’autorisation de consti­tuer leur syn­di­cat indé­pen­dant de l’Autorité palestinienne.…