Ce gou­ver­ne­ment est enne­mi de la Laï­ci­té : Retrait de toutes les mesures qui détruisent l’École laïque !

8 Jan, 2025Com­mu­ni­qué

Repre­nant le thème déve­lop­pé par l’an­cienne ministre de l’Éducation natio­nale, madame Gene­tet, le 9 décembre der­nier, qui décla­rait que la loi de 2004 inter­di­sant le port du voile serait la “petite sœur” de la loi de 1905, mon­sieur Retailleau, à nou­veau ministre de l’In­té­rieur du nou­veau gou­ver­ne­ment s’est dit favo­rable, dans la presse le 6 jan­vier, à l’extension de l’interdiction du port d’un fou­lard lors des com­pé­ti­tions spor­tives, des sor­ties sco­laires et dans le milieu universitaire.

La FNEC FP-FO tient tout d’a­bord à rap­pe­ler l’at­ta­che­ment de Force Ouvrière à la Loi de 1905 qui ins­ti­tue la sépa­ra­tion des églises et de l’E­tat, qui pro­tège la liber­té de conscience et ne vise cer­tai­ne­ment pas à res­treindre la liber­té d’ex­pres­sion. La Loi de 1905 se suf­fit à elle-même et n’a pas besoin de “petite sœur”.

La FNEC FP-FO tient à expri­mer sa soli­da­ri­té avec les spor­tifs dans leur domaine propre ain­si qu’a­vec les uni­ver­si­taires et les cher­cheurs qui par­ti­cipent au pro­grès de la science et à la créa­tion du savoir qui ne peut s’exer­cer sans une véri­table liber­té de pen­sée, et qui se trouvent aujourd’­hui ciblés par les pro­pos d’un ministre qui confond mani­fes­te­ment racisme et Laïcité.

Le port du voile por­té par des mamans sans les­quelles, d’ailleurs, les sor­ties sco­laires bien sou­vent ne pour­raient avoir lieu, a été tran­ché juri­di­que­ment par son auto­ri­sa­tion. L’i­dée même d’une telle inter­dic­tion ne peut que signi­fier une volon­té de créer conflits et divi­sions pour ten­ter d’empêcher l’u­nion de tous, parents, élèves et per­son­nels au moment où ils cherchent à se mobi­li­ser pour la défense de l’École face aux dra­ma­tiques réduc­tions budgétaires.

La nou­velle ministre de l’Éducation natio­nale, de l’En­sei­gne­ment supé­rieur et de la Recherche, et ancienne Pre­mière ministre, madame Éli­sa­beth Borne avait tenu à décla­rer le 24 décembre 2024 vou­loir “don­ner un coup d’ar­rêt (…) aux atteintes à la laï­ci­té dans nos écoles”.

La FNEC FP-FO rap­pelle que la plus grave des atteintes à la Laï­ci­té sub­siste depuis 67 ans que des mil­liards de fonds publics sont détour­nés de l’En­sei­gne­ment public et laïque pour aller finan­cer des éta­blis­se­ments pri­vés à 90% confes­sion­nels. Elle rap­pelle son atta­che­ment à la reven­di­ca­tion de la Confé­dé­ra­tion FO d’abrogation de la loi Debré, abro­ga­tion qui ne peut qu’al­ler de pair avec celle des contre-réformes qui ont pour objec­tif d’a­li­gner le public sur le privé.

Gou­ver­ne­ments Macron-Borne, Macron-Bar­nier, Macron-Bay­rou… répé­tons-le : la FNEC FP-FO n’y voit rien qui puisse répondre aux reven­di­ca­tions urgentes des sala­riés et des personnels.

La FNEC FP-FO invite tous les per­son­nels (quelle que soit leur tenue ves­ti­men­taire) à se réunir et déci­der des moyens effi­caces de gagner : pour le retrait de toutes les mesures qui détruisent l’Enseignement public laïque, le Supé­rieur et la Recherche !

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.