Bud­get aus­té­ri­taire, casse du Sta­tut, jours de carence, contre-réformes… Le gou­ver­ne­ment veut pas­ser en force ! Nous ne lais­se­rons pas faire !

1 Nov, 2024Com­mu­ni­qué

Le gou­ver­ne­ment veut dérou­ler sa poli­tique aus­té­ri­taire et main­te­nir les dizaines de mil­liards d’euros de cadeaux fis­caux et d’exonérations de coti­sa­tions sociales au patro­nat. En dif­fi­cul­té pour faire pas­ser son bud­get de 60 mil­liards d’euros de coupes, il bran­dit la menace d’un 49–3. La ministre Gene­tet confirme quant à elle les sup­pres­sions de 4000 postes d’enseignants à la ren­trée 2025. Elle veut pour­suivre et aggra­ver les contre-réformes, notam­ment le « Choc des savoirs ». Toutes ces mesures sus­citent déjà la colère des personnels.

Mais ce n’est pas tout !

Il fau­drait réa­li­ser ces éco­no­mies sur le dos des sala­riés et des ser­vices publics, en allon­geant de 1 à 3 jours le délai de carence pour les fonc­tion­naires et en rédui­sant de 100 à 90% le trai­te­ment indi­ciaire per­çu pen­dant des arrêts de mala­die ordi­naire. Ajou­tons à cela une pos­sible deuxième « jour­née de soli­da­ri­té » c’est-à-dire une nou­velle jour­née de tra­vail gra­tuit ain­si que de nou­velles attaques contre le Sta­tut des Fonc­tion­naires. En effet, le ministre de la Fonc­tion publique a annon­cé que les mesures de l’ex- ministre Gue­ri­ni ne devaient pas « être mises à la pou­belle ». Il se déclare favo­rable à la rému­né­ra­tion au mérite, à la sup­pres­sion des caté­go­ries A B et C, et au licen­cie­ment des fonc­tion­naires pour insuf­fi­sance professionnelle…

Ça suf­fit ! La coupe est pleine !

Assez de la pau­pé­ri­sa­tion des agents publics alors qu’ils subissent le gel du point d’indice et la perte de pou­voir d’achat depuis des années ! Assez de stig­ma­ti­sa­tion alors que les per­son­nels subissent la dégra­da­tion des condi­tions de tra­vail avec les classes sur­char­gées, l’école inclu­sive sys­té­ma­tique et for­cée, le recul de l’âge de départ à la retraite avec la réforme Macron-Borne !

Suite à l’alerte sociale dépo­sée par l’intersyndicale, la ques­tion de la grève est posée

Les fédé­ra­tions de l’Éducation natio­nale ont exi­gé en com­mun face à la ministre Genetet :

  • Abro­ga­tion de la réforme des retraites

  • Annu­la­tion des 4000 sup­pres­sions de postes et créa­tion des postes nécessaires

  • Aban­don du « Choc des savoirs » et du Pacte

  • Reva­lo­ri­sa­tion des salaires sans contrepartie

  • Un sta­tut pour les AESH…

La décla­ra­tion inter­syn­di­cale se concluait par : « En l’absence de réponse, notam­ment à notre alerte sociale uni­taire dépo­sée le 13 octobre et au pré­avis de grève qui y est asso­cié, nous orga­ni­se­rons rapi­de­ment avec les per­son­nels les mobi­li­sa­tions néces­saires. »

La ministre et le gou­ver­ne­ment ont répon­du par le mépris et les pro­vo­ca­tions. Ils ne nous laissent pas d’autre choix que de pré­pa­rer au plus vite le rap­port de force pour les contraindre à nous don­ner satis­fac­tion. La FNEC FP-FO s’est adres­sée aux autres fédé­ra­tions pour leur pro­po­ser d’organiser ensemble la mobi­li­sa­tion néces­saire. Elle appelle les per­son­nels à se réunir dès la ren­trée pour dis­cu­ter des reven­di­ca­tions et déci­der des moyens de les faire abou­tir, à par­ti­ci­per aux réunions syn­di­cales pour pré­pa­rer la grève pour gagner ! Un pré­avis de grève de la FNEC FP-FO couvre les col­lègues sur toute la période.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.