Bay­rou veut enchaî­ner les syn­di­cats à sa poli­tique anti­so­ciale ! Pour la FNEC FP-FO : c’est NON !

15 Jan, 2025Com­mu­ni­qué

Mar­di 14 jan­vier, Fran­çois Bay­rou a annon­cé dans son dis­cours de poli­tique géné­rale la pour­suite et l’aggravation de la poli­tique enga­gée par le pré­sident Macron, mino­ri­taire et mas­si­ve­ment rejetée.

Retraites : Bay­rou a annon­cé qu’il char­ge­rait les orga­ni­sa­tions syn­di­cales de se réunir en « conclave » pen­dant 3 mois pour trou­ver des « un accord d’équilibre » sur le finan­ce­ment des retraites à par­tir d’un état des lieux pro­duit pro­chai­ne­ment par la Cour des comptes.

Les sala­riés n’ont rien à gagner dans cette farce, ou plu­tôt ils ont tout à y perdre : il s’agit d’associer les orga­ni­sa­tions syn­di­cales soit à la pré­ser­va­tion de la réforme Macron-Borne qu’elles ont com­bat­tue pen­dant des mois aux côtés de la majo­ri­té des Fran­çais et qui a été impo­sée par le 49–3, soit à l’instauration d’une réforme sys­té­mique néfaste (réforme par points comme celle reje­tée en 2020, ou par capitalisation).

L’heure est bien tou­jours au contraire de conti­nuer à com­battre pour l’abrogation !

Non au « conclave » de Bayrou !

Mais Bay­rou cherche à nous enfu­mer éga­le­ment sur l’École, sa « prio­ri­té ». Pour jus­ti­fier les sup­pres­sions de postes, il explique : « on n’arrive pas à recru­ter » ! De qui se moque-t-il ? N’est-ce pas lar­ge­ment dû au gel du point d’indice déci­dé par Macron et aux contre-réformes suc­ces­sives ? Il annonce la créa­tion de 2000 postes d’AESH, mesure déjà pré­vue par le gou­ver­ne­ment Bar­nier… AESH qu’il ne par­vien­dra pas à recru­ter, car elles sont sans sta­tut et sous-payées.

Et bien évi­dem­ment, aucune remise en cause des mesures reje­tées et qui conti­nuent à s’appliquer : Par­cour­sup, « choc des savoirs », réforme de la voie pro­fes­sion­nelle, acte 2 de l’École inclusive…

Pour ce gou­ver­ne­ment, qui s’apprête à faire voter un bud­get d’austérité pire que celui de Bar­nier (50 mil­liards d’euros de coupes), il s’agit bien d’amplifier l’offensive contre les droits des sala­riés, contre les ser­vices publics. Pas ques­tion pour lui de tou­cher aux aides publiques ou aux exo­né­ra­tions de coti­sa­tions sociales qui per­mettent aux grands patrons et aux action­naires de conti­nuer à se « rincer. »

Et le Pre­mier ministre pré­tend plai­der pour la « sta­bi­li­té » ? Avec cette poli­tique ? Celle qui a conduit à la catas­trophe en cours à Mayotte ? A la ruine de l’École et de l’hôpital ? Aux décès en série dans les ser­vices d’urgences ? La sta­bi­li­té ? Avec les mil­liards pour la course à la guerre ? Avec le sou­tien au géno­cide en cours à Gaza ?

Il n’y a rien à négo­cier avec ce gou­ver­ne­ment ! L’heure est à la pré­pa­ra­tion du rap­port de force pour la satis­fac­tion des revendications.

Nous gagne­rons par la mobi­li­sa­tion et parce que les sala­riés n’accepteront jamais ces pseudo-négociations !

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.