Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

13 Jan, 2026Action sociale, Com­mu­ni­qué, Défense du statut

Reçue le 8 décembre par les conseillers du ministre GEFFRAY, notre fédé­ra­tion a pu consta­ter une nou­velle fois que la mise en œuvre des mesures issues des assises s’effectuait alors même que le cadre natio­nal annon­cé par le minis­tère lui-même n’est pas encore adop­té ! Ainsi :

  • Des aca­dé­mies ont auto­ri­sé offi­ciel­le­ment l’établissement de PAP sans visa du méde­cin sco­laire contrai­re­ment au décret le ren­dant obligatoire

  • Des aca­dé­mies ont déjà mis en œuvre le pôle dépar­te­men­tal bien-être san­té et pro­tec­tion de l’enfance et com­men­cé en son sein à éta­blir feuilles de route et conven­tions sans même attendre la nou­velle cir­cu­laire de poli­tique édu­ca­tive sociale et de santé.

  • Le recru­te­ment des Conseillers tech­niques réfé­rents en san­té men­tale a com­men­cé dans les dépar­te­ments depuis l’été Ce qui est consta­té c’est la diver­si­té des moda­li­tés de recrutement :

    • Par­fois il s‘agit de titu­laires, par­fois de contractuels

    • Par­fois il s‘agit de Psy EN, par­fois de psy­cho­logues hors EN, par­fois de per­son­nels non diplô­més en psy­cho­lo­gie, comme dans les Pyré­nées-Atlan­tiques, où c’est l’adjointe au maire de Pau, sans aucun diplôme en psy­cho­lo­gie, qui a été nom­mée à ce poste !

    • La varié­té des fiches de postes de cette nou­velle fonc­tion : par­fois le Conseiller Tech­nique est sous l’autorité du DASEN, par­fois sous l’autorité de la CT Infir­mière. Par­mi les tâches qui lui sont dévo­lues, nous trou­vons « l’animation du réseau des PsyEN EDA EDO sur le sujet de la san­té men­tale (…) En col­la­bo­ra­tion étroite avec les autres CT, déve­lop­pe­ment et conso­li­da­tion des par­te­na­riats avec les struc­tures exté­rieures à l’éducation natio­nale (…) Par­ti­ci­pa­tion aux ini­tia­tives mises en place dans le cadre de ges­tion des situa­tions de crise, en par­ti­cu­lier les cel­lules d’écoute ». Donc des mis­sions qui d’une part dépassent lar­ge­ment la ques­tion de la san­té men­tale et qui d ‘autre part inter­fèrent avec les mis­sions confiées aux direc­teurs de CIO, aux IEN et IEN IO.

Force est de consta­ter que les rai­sons mises en avant par notre fédé­ra­tion pour expli­quer notre boy­cott des « Assises » sont hélas plei­ne­ment ren­for­cées par les constats du ter­rain : les pôles dépar­te­men­taux sont l’outil de remise en cause, in fine, de nos sta­tuts et mis­sions dans le cadre national.

Le minis­tère conti­nue d’organiser des groupes de tra­vail char­gés de pen­ser le conte­nu des nou­velles dis­po­si­tions. Notre fédé­ra­tion a déci­dé de ne pas y par­ti­ci­per dans la mesure où ces groupes de tra­vail ne consti­tuent pas des lieux de négo­cia­tion basés sur les reven­di­ca­tions des per­son­nels, mais se révèlent être uni­que­ment une ins­tance de mise en œuvre de la réforme.

Pire, le minis­tère a choi­si les orga­ni­sa­tions syn­di­cales pour pré­sen­ter sa der­nière mou­ture rela­tive au pro­jet de nou­velle cir­cu­laire de la poli­tique édu­ca­tive sociale et san­té ! Contrai­re­ment aux règles de repré­sen­ta­ti­vi­té qu’il a lui-même fixées, le minis­tère a choi­si de ren­con­trer uni­que­ment les syn­di­cats dits majo­ri­taires et non ceux dits repré­sen­ta­tifs : un déni de démo­cra­tie inacceptable.

Le pro­jet de cir­cu­laire pré­sen­té par le minis­tère concentre toutes les inquié­tudes déjà émises par notre fédé­ra­tion : men­tion de pro­blé­ma­tiques prio­ri­taires et donc exclu­sives de beau­coup d’autres, dis­pa­ri­tion des notions d’accueil, d’écoute et d’accompagnement, arti­cu­la­tion avec les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales via les COTER (contrat d’ob­jec­tifs ter­ri­to­riaux) et les CLSM (conseil local de san­té men­tale) pro­pices à la mutua­li­sa­tion des moyens, men­tion des mis­sions com­munes et des mis­sions partagées.

Quant aux pôles dépar­te­men­taux, la défi­ni­tion des mis­sions de chaque conseiller tech­nique pour éta­blir ce qui relève des mis­sions propres, des mis­sions par­ta­gées, des mis­sions com­munes, indique clai­re­ment la volon­té, déjà expri­mée par le minis­tère, de mutua­li­ser et de per­mu­ter les fonc­tions comme si les per­son­nels de la san­té sco­laire étaient interchangeables.

C’est dans ce contexte qu’a été annon­cée, la créa­tion de 300 postes pour les per­son­nels de san­té hors méde­cins sco­laires. En l’absence de tout poste sup­plé­men­taire depuis 4 ans, ce pro­jet s’il abou­tis­sait (à confir­mer après adop­tion du PLF 2026) suc­cé­de­rait à des années de disette. Cela dit, ces créa­tions s’inscriraient dans une orien­ta­tion réaf­fir­mée à moult reprises par le minis­tère : le déploie­ment dans le 1er degré consi­dé­ré comme prio­ri­taire. Rap­pe­lons qu’il y a 1 379 cir­cons­crip­tions regrou­pant plu­sieurs écoles pour cha­cune d’elles. À rai­son d’une créa­tion fic­tive par dépar­te­ment, on ne voit pas com­ment ces créa­tions seraient à même de per­mettre l’intervention des per­son­nels de san­té sco­laire dans le 1er si ce n’est au détri­ment du second degré. Sans oublier :

  • la baisse des postes offerts aux concours de PsyEn en dimi­nu­tion constante : 56 postes en moins en 2026/2025, baisse de 30% depuis 2017 !

  • la vacance de 40% des postes de méde­cins scolaires

  • des vacances de postes aus­si au ser­vice social et ser­vice infirmier

La « refon­da­tion de la san­té sco­laire » ne répond en rien aux reven­di­ca­tions des personnels !

Pire : cette refon­da­tion va impo­ser un cadre contrai­gnant aux per­son­nels en les obli­geant à répondre aux injonc­tions des pôles dépar­te­men­taux eux-mêmes sou­mis aux dik­tats des indi­ca­teurs de per­for­mance inclus dans les feuilles de route.

L’ensemble des syn­di­cats de la FNEC FP FO dénonce la remise en cause du cadre natio­nal des sta­tuts et des mis­sions et reven­dique – comme ils l’ont réaf­fir­mé en congrès fédé­ral en décembre 2025 – :

  • Le droit à la visite médi­cale et l’obligation pour le gou­ver­ne­ment d’en assu­rer l’effectivité

  • Le main­tien du cadre natio­nal des mis­sions et des statuts

  • Son oppo­si­tion aux réfé­rents en tout genre (EVARS, San­té mentale…)

  • Le recru­te­ment mas­sif des per­son­nels de san­té scolaire

  • L’abrogation de toutes les mesures issues des « assises de la san­té scolaire »

Et rap­pelle :

  • L’urgence de déblo­quer des moyens en pédopsychiatrie

  • La néces­si­té de redon­ner les moyens à la Sécu­ri­té sociale de finan­cer les dépla­ce­ments pour tous ceux qui ne peuvent assu­rer les tra­jets per­met­tant des consul­ta­tions aux CMP et autres lieux de soin

  • La néces­si­té de redon­ner les moyens à l’hôpital pour aug­men­ter les places en pédo­psy­chia­trie et en finir avec les listes d’attente

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.