Appel à la grève le 2 avril : Contre le pas­sage en force du gou­ver­ne­ment, AG pour déci­der la grève et sa reconduction !

25 Mar, 2024Com­mu­ni­qué

Le gou­ver­ne­ment Macron-Attal mul­ti­plie les coups de force ! 

Après avoir déci­dé de tailler à la hache dans les bud­gets publics – 10 mil­liards de coupes – le gou­ver­ne­ment a publié les textes sur le « choc des savoirs » le 17 mars. 

Ce nou­veau coup de force ne passe pas ! Il passe d’autant moins que ce gou­ver­ne­ment est iso­lé. Comme avec la réforme des retraites, il s’acharne à impo­ser ses déci­sions envers et contre tous.

Depuis début jan­vier, dans tout le pays, les per­son­nels et les parents se mobi­lisent pour leurs reven­di­ca­tions (opé­ra­tions « école ou éta­blis­se­ment mort », grève, ras­sem­ble­ments devant les DSDEN et rec­to­rats, occu­pa­tions de locaux…). Depuis le 26 février, les per­son­nels de Seine-Saint-Denis recon­duisent la grève sur le mot d’ordre « Pas de moyens, pas de ren­trée », pour le retrait du « choc des savoirs », et pour obte­nir les heures de cours, les postes, les classes dont l’école a besoin pour conti­nuer à exer­cer ses mis­sions d’instruction.

Jeu­di 21 mars, à nou­veau, des mil­liers de per­son­nels du 93 et de région pari­sienne ont mani­fes­té en direc­tion de Mati­gnon. Le len­de­main, un mil­lier d’Assistantes Sociales (sur moins de 3 000 en France) mani­fes­taient sous les fenêtres de la ministre pour des aug­men­ta­tions de salaire. Même le week-end, les mani­fes­ta­tions avec les parents, les lycéens se pour­suivent : ils étaient 3 000 à Nantes same­di 23 mars, des mil­liers encore devant la pré­fec­ture de Bobi­gny dimanche 24. Dans le 95, la déter­mi­na­tion des per­son­nels de Garges-lès-Gonesse qui ont occu­pé le rec­to­rat de Ver­sailles a per­mis d’arracher 157 heures au rec­to­rat et à la DSDEN pour abon­der les dota­tions de plu­sieurs éta­blis­se­ments, don­nant ain­si une indi­ca­tion sur la fébri­li­té des autorités.

Par leur mobi­li­sa­tion s’appuyant sur les AG d’établissements, de sec­teurs, de villes, les AG dépar­te­men­tales réunis­sant les délé­gués pour orga­ni­ser la grève, par les tour­nées d’écoles et d’établissements, par l’action com­mune avec les parents, les per­son­nels de Seine-Saint-Denis ont appor­té une pre­mière réponse à la ques­tion : « com­ment gagner ? Com­ment les arrêter ? »

La FNEC FP-FO sou­tient toutes les mobi­li­sa­tions en cours pour le retrait du « choc des savoirs » et en défense des revendications.

Elle appelle les per­son­nels à pour­suivre par­tout la réunion des assem­blées géné­rales dans les écoles, les éta­blis­se­ments et les services.

Elle les appelle à faire mas­si­ve­ment grève le 2 avril et à se réunir pour déci­der la recon­duc­tion afin de gagner sur les revendications ! 

Contre le « choc des savoirs » !

Pour un choc des moyens et des salaires !

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.