Annonces de Gabriel Attal à Viry-Châ­­tillon : Non à la mise au pas de la jeu­nesse, de l’École et de ses personnels !

20 Avr, 2024Action, Com­mu­ni­qué, Défense du sta­tut, Ensei­gne­ment spé­cia­li­sé, Postes

Plu­tôt que de répondre à la colère géné­rale pro­vo­quée par les sup­pres­sions de postes et les fer­me­tures de classes, les 700 mil­lions de coupes bud­gé­taires, les contre-réformes, le « choc des savoirs », Gabriel Attal a déci­dé d’accentuer la pres­sion sur la jeu­nesse, sur l’École publique et ses per­son­nels pour mettre tout le monde au pas.

Jeu­di 18 avril, le Pre­mier ministre est venu à Viry-Châ­tillon faire une série d’annonces pour soi-disant lut­ter contre « l’ultra-violence » des jeunes, par­mi lesquelles :

  • la remise en cause de « l’excuse de mino­ri­té », la mise en place d’une com­pa­ru­tion immé­diate devant le tri­bu­nal à par­tir de 16 ans au lieu de 18 ans, des mesures de com­po­si­tion pénale qui per­met­trait la mise en œuvre d’une sanc­tion sans pro­cès contre un mineur de plus 13 ans, les com­pa­ru­tions immé­diates pour les jeunes iden­ti­fiés dans les écoles comme « com­men­çant à par­tir à la dérive ».
  • le retrait de points sur le bre­vet ou sur le bac avec une men­tion dans Par­cour­sup en cas d’événements dis­ci­pli­naires sur­ve­nus pen­dant la sco­la­ri­té de l’élève, la réa­li­sa­tion d’activités d’intérêt géné­ral au sein de l’établissement sco­laire pour effa­cer la men­tion et rega­gner les points, la sai­sine de la jus­tice en cas de non-res­pect du contrat d’en­ga­ge­ment à res­pec­ter l’au­to­ri­té et les valeurs de la République…

Encore une fois, Gabriel Attal uti­lise l’institution sco­laire pour stig­ma­ti­ser, trier, voire cri­mi­na­li­ser les jeunes et leurs familles plu­tôt que de les aider à sor­tir de leurs difficultés.

Encore une fois, il place les per­son­nels de l’Éducation natio­nale en pre­mière ligne. Ce n’est pas de plus d’au­to­ri­ta­risme, de plus de sanc­tions dont nous avons besoin.

Ce dont nous avons besoin, ce sont des effec­tifs par classe moins chargés.

Ce dont nous avons besoin, ce sont des mil­liers de postes d’in­fir­mières, de méde­cins sco­laires, d’assistantes sociales, d’enseignants spé­cia­li­sés, de PsyEN, d’administratifs, de per­son­nels de direc­tion, de CPE ; c’est le réta­blis­se­ment des maîtres d’internat – sur­veillants d’externats, des AED avec un vrai sta­tut et une vraie formation !

Attal a consta­té qu’on « fait rare­ment grève contre l’incivilité. On ne fait pas sou­vent de grandes manifs pour l’autorité à l’école, on ne fait pas de mou­ve­ment social contre la violence ».

Le gou­ver­ne­ment méprise les reven­di­ca­tions des per­son­nels. Il sac­cage les ser­vices publics, il impose le tri sco­laire, il se pré­pare à pul­vé­ri­ser le Sta­tut de fonc­tion­naire… C’est contre cette vio­lence que les per­son­nels font grève et qu’ils mani­festent avec les parents d’élèves.

À deux mois des élec­tions euro­péennes, le gou­ver­ne­ment annonce une concer­ta­tion natio­nale pour

« repla­cer l’autorité au cœur de la Répu­blique » : per­sonne n’est dupe de l’opération poli­ti­cienne ! Cette opé­ra­tion est à tout moment fac­teur d’explosion de l’institution sco­laire. Elle doit être com­bat­tue. Les mesures annon­cées par le Pre­mier ministre doivent être retirées !

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.

Concours d’enseignement 2026 : plus de 80 000 étu­diants pris en otages au nom du chan­tage bud­gé­taire gouvernemental !

Alors que plus de 80 000 étu­diants se sont enga­gés avec déter­mi­na­tion dans la pré­pa­ra­tion des nou­veaux concours de fin de L3, le ministre de l’É­du­ca­tion natio­nale annonce que les postes pro­mis ne seraient fina­le­ment pas ouverts. Cette déci­sion, prise au nom d’une « loi spé­ciale », inter­vient dans un contexte où le gou­ver­ne­ment débloque simul­ta­né­ment plus de 10 mil­liards d’eu­ros pour un porte-avions.