AEFE : la FNEC FP-FO demande la pro­tec­tion de tous les droits des per­son­nels dans la situa­tion de crise sanitaire

27 Août, 2020Hors de France

La FNEC FP-FO a été reçue le lun­di 24 août par le Direc­teur des Res­sources Humaines de l’Agence pour l’Enseignement Fran­çais à l’Etranger (voir compte ren­du inté­gral) pour por­ter les reven­di­ca­tions des per­son­nels. Les per­son­nels de l’AEFE ont été par­ti­cu­liè­re­ment tou­chés par la crise sani­taire : cer­tains n’ont pas pu sor­tir du pays, d’autres ont écour­té leurs congés suite à la demande du DRH et de cer­taines ambas­sades de tenir compte de la qua­tor­zaine ins­tau­rée par le pays d’accueil. Le faible nombre, voire l’absence de vol a aggra­vé encore la situation.

La FNEC FP-FO a deman­dé que l’AEFE s’engage à ce que les droits des per­son­nels soient res­pec­tés et inter­vienne si besoin auprès des ambassades.

Elle a donc demandé :

  • le droit aux congés
  • aucune sanc­tion pour les per­son­nels qui n’ont pu se rendre sur leur éta­blis­se­ment en rai­son des mesures prises par le pays d’accueil
  • une aide pour les démarches pour se rendre dans le pays d’accueil (VISA, vols)
  • le rem­bour­se­ment sys­té­ma­tique pour les frais enga­gés pour les tests, four­ni­ture de masques si besoin, mise à dis­po­si­tion par l’établissement du maté­riel adé­quat en cas de mise en place de l’enseignement à dis­tance confor­mé­ment à ce que pré­voit l’article L4121‑1 du code du travail.
  • une infor­ma­tion au jour le jour de l’évolution de la situa­tion sani­taires et des mesures prises par les auto­ri­tés et l’établissement scolaire.

Réponse de Ber­nard Pujol : le droit aux congés n’a jamais remis en cause, cela a été rap­pe­lé dans dif­fé­rents cour­riers. J’ai indi­qué dans mes cour­riers que je conseillais de res­ter sur le ter­ri­toire quand le retour était impos­sible en rai­son de la fer­me­ture des fron­tières. Par ailleurs, le droit au congé n’implique pas le droit aux congés en France.

Concer­nant les vols, il s’agit d’une ges­tion com­mune avec les postes diplo­ma­tiques, le minis­tère des affaires étran­gères et l’AEFE. Je deman­dais aux per­son­nels rési­dents d’être pré­sents 14 jours avant s’il y a une qua­tor­zaine. On ne péna­li­se­ra pas ceux qui ont eu des pro­blèmes de trans­ports aériens mais une jus­ti­fi­ca­tion sera deman­dée. Atten­tion, on ne peut tra­vailler à dis­tance de France, la posi­tion de résident implique que l’enseignant soit dans le pays d’accueil. Dans tous les cas, il faut trou­ver un équi­libre entre res­pect des règles et bien­veillance. Les chefs d’établissement rece­vront une lettre sur ce principe.

Concer­nant les frais, l’hébergement en qua­tor­zaine est pris en charge par l’AEFE pour le déta­ché (mais pas pour sa famille) et le test PCR du pays d’accueil aussi.

Pour les expa­triés, si un droit aux congés est encore ouvert, cela peut être déca­lé. Concer­nant les frais pour le maté­riel infor­ma­tique, c’est en cours d’arbitrage.

La FNEC FP-FO invite les per­son­nels à sai­sir le syn­di­cat en cas de dif­fi­cul­té. La FNEC FP-FO invite les per­son­nels à se réunir dès la pré-ren­trée et à dres­ser la liste des reven­di­ca­tions et à les faire remonter.

Mon­treuil le 27 août 2020

Contact : fnecfp@fo-fnecfp.fr

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