Admis­si­bi­li­té aux concours ensei­gnants : à nou­veau des résul­tats catastrophiques !

13 Mai, 2024Com­mu­ni­qué, Défense du sta­tut, Diplômes-qua­li­fi­ca­tions

Les résul­tats de l’admissibilité aux concours ensei­gnants ont été publiés. Encore une fois, ils sont catas­tro­phiques : un mil­lier de postes d’enseignants non pour­vus, et sûre­ment plus après les résul­tats finaux !

Concer­nant le concours de recru­te­ment de pro­fes­seurs des écoles, seuls 744 can­di­dats sont admis­sibles dans l’académie de Ver­sailles alors que 1 230 postes sont offerts ; à Cré­teil, ce sont 733 admis­sibles pour 1 037 places et 61 pour 152 en Guyane. Ces aca­dé­mies, où les nombres d’admis seront encore infé­rieurs aux nombres d’admissibles, connaî­tront donc un nou­veau défi­cit d’enseignants.

Dans d’autres aca­dé­mies, le nombre d’admissibles est à peine supé­rieur au nombre de places aux concours : 290 admis pour 215 à Paris, 383 pour 264 à Nancy-Metz.

Dans le second degré, les résul­tats du CAPES sont tout aus­si alarmants :

  • 97 admis­sibles pour 165 postes en allemand
  • 63 admis­sibles pour 90 postes en lettres classiques
  • 128 admis­sibles pour 122 postes en édu­ca­tion musicale
  • 749 admis­sibles pour 698 postes en lettres modernes
  • 1254 admis­sibles pour 1040 postes en mathématiques

Ces résul­tats désas­treux augurent d’une ren­trée sco­laire inacceptable !

Les gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs portent l’entière res­pon­sa­bi­li­té de cette situa­tion avec des années de remise en cause des condi­tions de tra­vail des per­son­nels et de réformes délé­tères, avec le blo­cage des salaires, avec la mise en œuvre de la masterisation.

Ces chiffres vont conduire la ministre à ten­ter de faire appel à tou­jours plus d’enseignants contrac­tuels, pré­caires et sous-payés !

C’est dans ce contexte qu’elle annonce sa réforme de la for­ma­tion ini­tiale : le concours à Bac+3, mais avec une titu­la­ri­sa­tion tou­jours condi­tion­née à l’obtention du mas­ter, des lau­réats du concours non fonc­tion­naires et « indem­ni­sés » 900 € par mois en M1, des étu­diants fonc­tion­naires sta­giaires de M2 tou­jours sur­char­gés par des exi­gences mul­tiples… autant de mesures qui aggra­ve­ront la situa­tion en remet­tant en cause le recru­te­ment sous sta­tut et en géné­ra­li­sant la contrac­tua­li­sa­tion. Tout cela pré­pare le ter­rain à une offen­sive majeure contre le Sta­tut de fonc­tion­naires à tra­vers la réforme annon­cée par le ministre de la Fonc­tion publique Guerini.

Tout est lié ! Défendre les postes sta­tu­taires, c’est aug­men­ter les salaires et donc le point d’indice, c’est en finir avec les contre-réformes qui sac­cagent les condi­tions de tra­vail des per­son­nels et qui remettent en cause le Statut.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.