Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

12 Fév, 2026Action sociale, Com­mu­ni­qué, Pro­tec­tion sociale

Un groupe de tra­vail qua­li­fié de « tech­nique » concer­nant le futur fonds d’action social du régime de la PSC s’est tenu le 6 février. Ce sujet a déjà été abor­dé à plu­sieurs reprises lors des com­mis­sions pari­taires de pilo­tage et de sui­vi dans les­quelles la FNEC FP-FO a dénon­cé la volon­té du minis­tère de bas­cu­ler « les actions par­ta­gées », actuel­le­ment co-finan­cées par le minis­tère de l’Éducation natio­nale et la MGEN, vers ce fonds d’action sociale qui sera finan­cé par les agents adhé­rents du régime obligatoire.

Pour la FNEC FP-FO, ces actions concer­tées (centres de réadap­ta­tion, EAE espaces d’accueil et d’écoute, aide à la sol­va­bi­li­té ou aide aux vacances), qui déjà étaient détour­nées du bud­get de l’action sociale du minis­tère pour cou­vrir des pres­ta­tions du champ de la san­té au tra­vail, relèvent de la res­pon­sa­bi­li­té de l’employeur. Ces pres­ta­tions doivent demeu­rer à la charge de l’employeur et non ren­voyées vers les seuls adhé­rents via le pré­lè­ve­ment d’action sociale sur la part payée par les agents. C’est une nou­velle attaque contre le Statut.

Les argu­ments du minis­tère sont simples, comme la MGEN retire son co-finan­ce­ment, si le fonds social de la PSC venait à ne pas prendre le relai, ces actions pren­draient fin. Notam­ment les centres de réadap­ta­tion puisqu’il a lais­sé entendre qu’il ne lais­se­rait pas s’éteindre les espaces d’écoute. De plus, la conven­tion ini­tiale sur ces actions arri­vant à son terme fin août, il serait juri­di­que­ment impos­sible d’aller au-delà.

C’est un nou­veau scan­dale, et le chan­tage que met en place le minis­tère, bien qu’il s’en défende, est tout sim­ple­ment inacceptable.

Cette tran­si­tion aurait pu être anti­ci­pée et pré­pa­rée, même au niveau juri­dique, depuis plus de trois ans que les dis­cus­sions ont com­men­cé et depuis bien­tôt deux ans que l’appel d’offre a été lancé.

Par ailleurs, il est dif­fi­cile d’admettre que la MGEN arrête un tel finan­ce­ment, alors qu’elle a rem­por­té un des mar­chés les plus impor­tants au monde, qu’elle fera des éco­no­mies sub­stan­tielles en bas­cu­lant son outil infor­ma­tique sur Amé­li, et qu’elle doit mettre en place de l’action sociale dans le cadre du nou­veau régime…

La FNEC FP-FO a posé une ques­tion simple, il y a des mil­liards pour la guerre, pour « les classes défense », pour les cadeaux fis­caux aux entre­prises, il n’y en aurait pas pour la san­té des per­son­nels ? Nous ne cau­tion­ne­rons pas un tel abus, le minis­tère devra prendre ses res­pon­sa­bi­li­tés s’iI fait le choix de pas­ser la san­té des per­son­nels au second plan.

FO a quit­té le GT et s’est adres­sé aux autres orga­ni­sa­tions syn­di­cales pour savoir si elles allaient cau­tion­ner ce chantage.

Plus que jamais, nos reven­di­ca­tions res­tent les mêmes : dénon­cia­tion de l’accord et rené­go­cia­tion sur la base de la liber­té d’adhésion à la com­plé­men­taire, garan­tis­sant le cou­plage santé/prévoyance, une même cou­ver­ture pour tous et une véri­table soli­da­ri­té entre agents et intergénérationnelle.

Par­tout : pre­nons posi­tion pour l’abandon de l’accord sur la PSC obligatoire !

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.