Acte 2 de l’École inclu­sive : vote majo­ri­taire CONTRE le déman­tè­le­ment des éta­blis­se­ments sociaux et médico-sociaux

5 Avr, 2024Com­mu­ni­qué, Ensei­gne­ment spé­cia­li­sé, Inter­syn­di­cal

Lors du Conseil Supé­rieur de l’Éducation du 3 avril, le minis­tère a pré­sen­té un pro­jet de décret fixant les moda­li­tés de fonc­tion­ne­ment en « dis­po­si­tif inté­gré » des éta­blis­se­ments et ser­vices médi­co- sociaux (ESMS) qui signe­raient une conven­tion-cadre au niveau dépar­te­men­tal. Concrè­te­ment, les per­son­nels des ESMS seraient char­gés de coa­cher les ensei­gnants ou de prendre en charge des élèves noti­fiés au sein des éta­blis­se­ments scolaires.

Rap­pe­lons que 23 000 élèves sont en attente d’une place d’un éta­blis­se­ment spé­cia­li­sé, et que le coût de la sco­la­ri­té dans un ESMS est 5 fois plus cher qu’une sco­la­ri­té ordinaire.

Alors que le manque de per­son­nels dans ces éta­blis­se­ments est criant, on peut d’ores et déjà pré­voir une déper­di­tion des moyens puisque les per­son­nels des ESMS devront se déployer sur davan­tage de sites à moyens constants. Par ailleurs, la prise en charge dans ces éta­blis­se­ments par un per­son­nel plu­ri­dis­ci­pli­naire (édu­ca­teur, infir­mier, psy­cho­logue, psy­chiatre, kiné­si­thé­ra­peute…) ne peut pas tou­jours avoir lieu au sein des écoles, et doit par­fois avoir lieu en urgence.

Les Équipes de Sui­vi de Sco­la­ri­sa­tion (ESS) seront au centre des évo­lu­tions des moda­li­tés de mise en œuvre du dis­po­si­tif puisqu’il ne sera plus néces­saire de pas­ser par la CDAPH, ce qui va, de fait, mul­ti­plier les ESS. Et tout cela sans décharge sup­plé­men­taire pour les direc­teurs d’écoles, sans postes sup­plé­men­taires pour assu­rer le rem­pla­ce­ment des ensei­gnants qui y participeront.

Pour la FNEC FP-FO, ce décret n’a rien à voir avec la mise en œuvre d’une poli­tique d’inclusion qui répon­drait aux besoins spé­ci­fiques de chaque per­sonne en situa­tion de han­di­cap. La péda­go­gie ne peut se sub­sti­tuer aux soins.

FO, FSU, CGT, et la FCPE ont voté contre ce pro­jet de décret

Ce vote majo­ri­taire est à mettre en lien avec l’immense colère des per­son­nels confron­tés aux situa­tions catas­tro­phiques liées à l’inclusion sys­té­ma­tique, avec la souf­france des per­son­nels et des familles sans solu­tion pour leur enfant. Depuis des années, ils disent : « Ça suf­fit ! Assez des éco­no­mies sur le dos des élèves les plus fra­giles ! » C’est ce qu’ils ont dit par mil­liers dans les grèves et les mani­fes­ta­tions comme le 25 jan­vier sous les fenêtres de la ministre. C’est ce qu’ils disent dans les réunions syn­di­cales et les stages sur l’inclusion orga­ni­sés par FO, dans les motions d’écoles, dans les prises de position…

C’est une bataille que nous allons amplifier.

La FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se réunir dans les écoles, à par­ti­ci­per aux réunions syn­di­cales, à prendre posi­tion pour le retrait de ce texte et éta­blir les reven­di­ca­tions. Elle les appelle à se sai­sir de la mobi­li­sa­tion en cours contre « le choc des savoirs » pour mettre en débat les moyens de faire recu­ler ce gou­ver­ne­ment, à dis­cu­ter de la grève pour gagner.

30 000 élèves qui devraient être sco­la­ri­sés en ESMS n’y sont pas faute de place… 50 000 élèves noti­fiés n’ont aucun sui­vi AESH… Ça suf­fit ! Construi­sons le rap­port de force !

Alors que le nombre d’é­lèves en situa­tion de han­di­cap sco­la­ri­sés a qua­dru­plé depuis 2006, la FNEC FP-FO alerte sur les consé­quences d’une inclu­sion sans moyens adap­tés. Entre le déploie­ment mas­sif des nou­veaux Pôles d’Appui à la Sco­la­ri­té et l’at­tente de mil­liers de places en éta­blis­se­ments spé­cia­li­sés, décou­vrez les enjeux de cette confron­ta­tion avec le minis­tère. Cet article détaille les reven­di­ca­tions syn­di­cales pour pro­té­ger l’en­sei­gne­ment spé­cia­li­sé et le sta­tut des personnels.

Stop à la guerre contre l’Iran ! Arrêt immé­diat des bombardements !

Suite au déclen­che­ment d’o­pé­ra­tions mili­taires mas­sives contre l’I­ran ayant impac­té des écoles, la FNEC FP-FO prend offi­ciel­le­ment posi­tion. Décou­vrez l’ap­pel du syn­di­cat pour un ces­­sez-le-feu et son oppo­si­tion à toute inter­ven­tion fran­çaise dans ce conflit.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.