ABROGATION !

10 Jan, 2025Com­mu­ni­qué, Retraites

Per­sonne n’est dupe. Dans les consul­ta­tions menées par le gou­ver­ne­ment sur le pro­chain bud­get et notam­ment sur la ques­tion des retraites, il n’y a rien qui puisse répondre aux reven­di­ca­tions des sala­riés. Ce gou­ver­ne­ment, qui pré­voit 50 mil­liards d’euros d’économies, conti­nue­ra de s’en prendre aux ser­vices publics à nos salaires et nos pen­sions. Et sur­tout : pas ques­tion pour lui d’abroger la réforme des retraites !

Cepen­dant, cha­cun y va de sa par­ti­tion. Des orga­ni­sa­tions poli­tiques par­ti­ci­pant à ces conci­lia­bules pro­posent une

« sus­pen­sion » de la réforme Macron-Borne, afin de « trou­ver des solu­tions » sur le finan­ce­ment. La secré­taire géné­rale de la CGT demande « à orga­ni­ser une confé­rence de finan­ce­ment avec tout le monde autour de la table. » Le MEDEF se dit favo­rable à une dis­cus­sion pour « amé­na­ger » la réforme des retraites, et « poser le sujet du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale ». Le patro­nat pro­pose le trans­fert d’une par­tie des coti­sa­tions sociales, qui repré­sentent un salaire dif­fé­ré, vers la CSG, la TVA sociale, qui sont des impôts. Le pré­sident de la CFTC indique :

« On sou­haite repar­tir vers une réforme par points et une réforme sys­té­mique » : objec­tif par­ta­gé par la CFDT…

La FNEC FP-FO rap­pelle qu’en 2023, des mil­lions de sala­riés ont fait grève à de nom­breuses reprises, ont mani­fes­té avec les jeunes, les retrai­tés, à l’appel de la tota­li­té des orga­ni­sa­tions syn­di­cales pour le retrait de la réforme des retraites Macron-Borne qui repous­sait l’âge de départ légal à 64 ans et qui aug­men­tait le nombre de tri­mestres néces­saires pour béné­fi­cier d’une retraite à taux plein pour bon nombre de travailleurs.

La Pre­mière ministre Borne l’avait impo­sée via le 49–3 lors d’un énième déni de démo­cra­tie dont le pré­sident Macron et ses gou­ver­ne­ments sont coutumiers.

« Pour FO, la reven­di­ca­tion prio­ri­taire demeure l’abrogation de la réforme des retraites ! » a réaf­fir­mé Fré­dé­ric Souillot, secré­taire géné­ral de FO au Pre­mier ministre ce jeu­di 9 janvier.

Avec sa Confé­dé­ra­tion, la FNEC FP-FO exige l’abrogation de la réforme Macron-Borne !

La FNEC FP-FO n’est donc pas deman­deuse d’une confé­rence de finan­ce­ment ni de la moindre « négo­cia­tion col­lec­tive » visant à pour­suivre les exo­né­ra­tions de coti­sa­tions sociales en faveur des entre­prises (75 mil­liards par an). Il n’y a pas de pro­blème de finan­ce­ment des retraites. Il n’y a que des pré­da­teurs qui veulent faire main basse sur l’argent de la pro­tec­tion sociale qui est notre salaire différé.

Par ailleurs, la FNEC FP-FO refuse toute dis­cus­sion autour d’un sys­tème de retraite uni­ver­selle par points, qui avait été mis en échec par plu­sieurs semaines de grève mas­sive en 2019. Cette mesure signi­fie­rait la liqui­da­tion de tous les régimes exis­tants et du Code des pen­sions civiles et mili­taires qui garan­tit notam­ment aux fonc­tion­naires d’État une pen­sion cal­cu­lée sur la base de 75% du mon­tant du trai­te­ment des 6 der­niers mois de carrière.

Rap­pe­lons à ce sujet ce que l’ancien Pre­mier ministre Fillon décla­rait en 2016 devant des chefs d’entreprise : « Le sys­tème de retraites par points j’y suis favo­rable, mais il ne faut pas faire croire aux Fran­çais que ça va régler le pro­blème des retraites. Le sys­tème par points, en réa­li­té, ça per­met une chose, qu’au­cun poli­tique n’a­voue : ça per­met de bais­ser chaque année le mon­tant de points, la valeur des points, et donc de dimi­nuer le niveau des pensions. »

Non à la confé­rence de finan­ce­ment ! Non à la retraite par points ! Abro­ga­tion de la réforme Macron-Borne !

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.