À bas le bud­get d’austérité !

11 Oct, 2024Com­mu­ni­qué

Sans sur­prise, le bud­get pro­po­sé hier par le Pre­mier ministre Bar­nier est un bud­get d’austérité qui va s’en prendre aux ser­vices publics et en pre­mier lieu à l’École. Face aux réac­tions indi­gnées, ce gou­ver­ne­ment illé­gi­time et anti­dé­mo­cra­tique bran­dit déjà la carte du 49–3.

Annu­la­tion des sup­pres­sions de postes programmées !

La ren­trée a été mar­quée par­tout par le manque de moyens : des classes sont sur­char­gées (allant jusqu’à plus de 35 élèves par classe en lycée !), des classes sans pro­fes­seur, un manque criant de rem­pla­çants dès les pre­mières semaines, des élèves sans AESH, sans infir­mière, sans assis­tante sociale, de très nom­breux postes de per­son­nels admi­nis­tra­tifs res­tés vacants…

Les per­son­nels et les parents d’élèves se mobi­lisent, comme hier à l’école des Ponts jumeaux à Tou­louse, occu­pée par les parents qui refusent les classes non rem­pla­cées dans leur école.

Mal­gré ce constat indé­niable, le gou­ver­ne­ment prévoit :

  • Plus de 4000 sup­pres­sions de postes d’enseignants (- 3155 postes dans le pre­mier degré public, – 180 postes dans le second degré public, – 700 postes dans l’enseignement privé)
  • Aucune créa­tion de postes de per­son­nels d’encadrement, de per­son­nels infir­miers, d’assistants sociaux… alors que les équipes sont exsangues
  • Aucune créa­tion de postes de per­son­nels admi­nis­tra­tifs alors « les minis­tères char­gés de l’Éducation, de la jeu­nesse et des sports dis­posent d’une admi­nis­tra­tion peu nom­breuse au regard de l’effectif de leurs agents. Leur ratio gérants-gérés est ain­si de 0,6% soit 6 ges­tion­naires pour 1000 agents, de très loin le plus faible de l’ensemble de la Fonc­tion publique d’État. » (Cita­tion des LDG ministérielles).

La FNEC FP-FO refuse cette sai­gnée, exige l’annulation des sup­pres­sions de postes et la créa­tion des postes nécessaires !

2 000 créa­tions de postes d’AESH ? Vraiment ?

La soi-disant créa­tion de 2000 postes d’AESH, cen­sée gom­mer 2000 sup­pres­sions de postes, est une gageure. Cha­cun sait que les AESH vivent tou­jours sous le seuil de pau­vre­té et qu’avec leurs condi­tions de tra­vail dégra­dées, un poste créé n’équivaut pas à un per­son­nel recru­té, faute de candidats.

Plus que jamais, seul un Sta­tut et un vrai salaire pour les AESH per­met­traient de sub­ve­nir aux besoins.

De plus, le gou­ver­ne­ment cherche avec cette annonce à faire croire qu’il se sou­cie de la prise en charge des élèves en situa­tion de han­di­cap, tan­dis qu’il pré­pare l’acte 2 de l’École inclu­sive qui vise à déman­te­ler l’enseignement spé­cia­li­sé et les éta­blis­se­ments sociaux et médico-sociaux.

Rap­pe­lons qu’au moins 24 000 élèves qui relèvent de ces struc­tures n’y sont pas sco­la­ri­sés faute de place. Et ce n’est pas la sai­gnée de postes dans le pre­mier degré qui pour­voit l’essentiel des postes spé­cia­li­sés, qui va amé­lio­rer la situa­tion, bien au contraire.

La FNEC FP-FO refuse le gel des salaires et la pour­suite de l’austérité !

Ce bud­get signi­fie aus­si le gel du point d’indice et, compte tenu de l’inflation qui se pour­suit, une nou­velle baisse de pou­voir d’achat pour les per­son­nels qui ont déjà per­du plus de 28% depuis 2000.

Mais réjouis­sons-nous ! Ce n’est pas de « l’austérité », c’est de la « rigueur » selon le ministre de l’Économie Antoine Armand qui a mena­cé de manière à peine voi­lée sur France 2 : « Un bud­get d’austérité, c’est un bud­get dans lequel on coupe les salaires des fonc­tion­naires de 25 % : ce n’est pas com­pa­rable avec le fait de dire “on ne va pas embau­cher plus de fonc­tion­naires” » …

Le ministre menace ain­si d’un scé­na­rio à la grecque, évo­quant une « dette colos­sale » … Il oublie par contre de men­tion­ner que les entre­prises béné­fi­cient, entre autres et sans aucune condi­tion­na­li­té, de lar­gesses fis­cales et d’aides publiques (200 mil­liards d’euros par an) qui ali­mentent la dette et garan­tissent des pro­fits records pour les action­naires (plus de 140 mil­liards de béné­fice pour les seules entre­prises du CAC 40 pour la troi­sième année consécutive !).

Et ce seraient encore aux tra­vailleurs de payer ? Inacceptable !

La FNEC FP-FO réaf­firme ses revendications !

La FNEC FP-FO, avec les per­son­nels, ne l’accepte pas ! Les sala­riés et les per­son­nels sont fon­dés à se réunir en assem­blées géné­rales afin de prendre toutes les ini­tia­tives pour blo­quer ce gou­ver­ne­ment et faire abou­tir leurs reven­di­ca­tions urgentes :

  • Annu­la­tion de ce bud­get d’austérité !
  • Créa­tion des postes néces­saires dans les écoles, les éta­blis­se­ments et les services !
  • Aug­men­ta­tion immé­diate de 10% de la valeur du point d’indice ! Ouver­ture de négo­cia­tions pour rat­tra­per les 28,5% de pou­voir achat per­du depuis 2000 !
  • Aban­don du « choc des savoirs », du SNU, de la réforme de la voie pro­fes­sion­nelle et de toutes les mesures qui détruisent l’École !
  • Un Sta­tut, un vrai salaire pour les AESH ! Aban­don des PIAL et des PAS ! Aban­don de l’Acte 2 de l’École inclu­sive et défense de l’enseignement spécialisé !
  • Aban­don défi­ni­tif du pro­jet Gue­ri­ni de des­truc­tion du Statut !

Avec sa confé­dé­ra­tion, la FNEC FP-FO exige l’abrogation de la réforme Macron-Borne des retraites qui concentre toutes les colères. Par­tout les sala­riés en dis­cutent. FO orga­nise un mee­ting natio­nal à Paris le 26 octobre, quelques jours avant les débats par­le­men­taires sur l’a­bro­ga­tion de la réforme des retraites.

La FNEC FP-FO invite les per­son­nels à se réunir dans les écoles, éta­blis­se­ments et ser­vices, à par­ti­ci­per mas­si­ve­ment aux réunions syn­di­cales FO pour dis­cu­ter des ini­tia­tives immé­diates à prendre pour la satis­fac­tion sur nos revendications.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.