Stop à la remise en cause des liber­tés publiques !

20 Avr, 2024Com­mu­ni­qué, Droit syn­di­cal, Inter­na­tio­nal, Inter­syn­di­cal

La FNEC FP-FO dénonce la dérive liber­ti­cide en cours qui vise à faire taire, à stig­ma­ti­ser, à cri­mi­na­li­ser toutes les voix qui s’élèvent pour exi­ger un ces­sez-le-feu à Gaza, la fin des mas­sacres et des bom­bar­de­ments de popu­la­tions civiles, l’arrêt du géno­cide du peuple pales­ti­nien, la ces­sa­tion des livrai­sons d’armes par la France à Israël.

Ce sont d’abord les liber­tés uni­ver­si­taires qui sont remises en cause. Le Pré­sident de l’Université Savoie Mont- Blanc a cou­pé l’accès aux listes élec­tro­niques de dif­fu­sion syn­di­cales à la suite d’un mes­sage d’une orga­ni­sa­tion syn­di­cale sur la situa­tion à Gaza et la poli­tique de l’État d’Israël ; à Lyon 2, diverses pres­sions du pré­sident de Région et de dépu­tés Renais­sance ont entraî­né l’interdiction d’une confé­rence ; à Sciences Po Paris, des affa­bu­la­tions diverses venant du plus haut niveau de l’État visent une confé­rence sur la Pales­tine et salissent l’image de l’établissement !

Un cran vient d’être fran­chi avec la condam­na­tion de Jean-Paul Deles­caut, secré­taire géné­ral de l’UD CGT du Nord, à un an de pri­son avec sur­sis pour « apo­lo­gie du ter­ro­risme ». Son tort ? Avoir appe­lé à une mani­fes­ta­tion pour la paix en Pales­tine ! La FNEC FP-FO exige la relaxe immé­diate pour Jean-Paul Delescaut !

Au même moment, plu­sieurs réunions publiques sont inter­dites. Ce 17 avril, le Pré­fet du nord décide d’interdire une confé­rence sur « l’ac­tua­li­té en Pales­tine » en pré­sence de Jean-Luc Mélen­chon et Rima Has­san dans une salle pri­vée. Cette réunion, qui devait se tenir dans les locaux de l’université de Lille, avait déjà été annu­lée la veille par le pré­sident de cette université.

En uti­li­sant à vingt-trois reprises l’article 49–3, notam­ment pour faire pas­ser sa contre-réforme des retraites, le

gou­ver­ne­ment Macron avait déjà expri­mé le peu de cas qu’il fai­sait du débat démocratique.

Aujourd’hui, en accen­tuant la répres­sion, en remet­tant en cause les liber­tés démo­cra­tiques, il dérive dan­ge­reu­se­ment, au moment où il ampli­fie ses attaques contre les garan­ties col­lec­tives et les sta­tuts, contre les ser­vices publics (pro­jet de loi Gue­ri­ni pour détruire le sta­tut de fonc­tion­naire, réforme du « choc des savoirs », remise en cause des allo­ca­tions chômage…)

Cette poli­tique auto­ri­taire est direc­te­ment tour­née contre l’expression des reven­di­ca­tions : c’est ain­si qu’au début du mois d’avril, le secré­taire géné­ral de la CGT de Seine-Saint-Denis, Kamel Brah­mi, a été pla­cé en garde à vue alors qu’il mani­fes­tait au côté des per­son­nels de l’Éducation natio­nale, des parents d’élèves et des élus pour récla­mer un plan d’urgence dans les éta­blis­se­ments sco­laires du département.

La FNEC FP-FO rap­pelle les termes du pré­am­bule aux sta­tuts de Force Ouvrière : « le syn­di­ca­lisme ne sau­rait être indif­fé­rent à la forme de l’État parce qu’il ne pour­rait exis­ter en dehors d’un régime démo­cra­tique. » En ce sens, la FNEC FP-FO réaf­firme son exi­gence du res­pect inté­gral des liber­tés publiques, du droit de mani­fes­ter et du droit de se réunir, indis­so­ciables du droit de revendiquer.

Elle rap­pelle les termes de la réso­lu­tion du der­nier Comi­té Confé­dé­ral Natio­nal du 29 mars : « FO appelle à un ces­sez-le-feu immé­diat et per­ma­nent, notam­ment à Gaza et en Ukraine comme par­tout dans le monde ».

La FNEC FP-FO engage éga­le­ment ses syn­di­cats à par­ti­ci­per à toutes les mobi­li­sa­tions pour le ces­sez-le-feu à Gaza et à faire remon­ter à la fédé­ra­tion leur action en ce sens.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.

Concours d’enseignement 2026 : plus de 80 000 étu­diants pris en otages au nom du chan­tage bud­gé­taire gouvernemental !

Alors que plus de 80 000 étu­diants se sont enga­gés avec déter­mi­na­tion dans la pré­pa­ra­tion des nou­veaux concours de fin de L3, le ministre de l’É­du­ca­tion natio­nale annonce que les postes pro­mis ne seraient fina­le­ment pas ouverts. Cette déci­sion, prise au nom d’une « loi spé­ciale », inter­vient dans un contexte où le gou­ver­ne­ment débloque simul­ta­né­ment plus de 10 mil­liards d’eu­ros pour un porte-avions.

À bas la guerre ! À bas les bud­gets de guerre ! Satis­fac­tion des revendications !

Alors que l’a­gres­sion mili­taire amé­ri­caine au Vene­zue­la ouvre l’an­née sous le signe de la guerre, la FNEC FP-FO tire la son­nette d’a­larme sur la mili­ta­ri­sa­tion crois­sante de l’É­cole fran­çaise. Entre bud­gets de guerre en hausse et aus­té­ri­té impo­sée aux ser­vices publics, le syn­di­cat appelle à la mobi­li­sa­tion sous le mot d’ordre : « Pain, paix, liberté ! »

20e Congrès de la FNEC FP-FO réuni à Angers : Motion de sou­tien aux ensei­gnants de Cis­jor­da­nie en grève

Depuis plus de deux mois, les ensei­gnants de Cis­jor­da­nie sont en grève pour le paie­ment inté­gral et régu­lier des salaires, pour le droit de tra­vailler à temps plein et pour l’autorisation de consti­tuer leur syn­di­cat indé­pen­dant de l’Autorité palestinienne.…