Retrait du guide visant à « accul­tu­rer » nos élèves à la défense !

12 Déc, 2025Com­mu­ni­qué

« Accul­tu­rer les jeunes à la défense », tel est le titre du guide adres­sé par le minis­tère de l’Éducation nationale

« à l’ensemble de la com­mu­nau­té édu­ca­tive, aux armées et à leurs par­te­naires enga­gés dans le déve­lop­pe­ment du lien Armée-Jeu­nesse et la dif­fu­sion de l’esprit de défense ». Après le SNU et les classes « Défense », après le dis­cours du géné­ral Man­don nous deman­dant d’être prêts à sacri­fier nos enfants, après l’annonce par Macron du retour du ser­vice mili­taire, un nou­veau cran vient d’être franchi.

C’est même un tour­nant. L’école n’aurait donc plus pour mis­sion d’instruire les élèves, mais de leur incul­quer la culture mili­taire. Tous les per­son­nels de l’Education natio­nale devien­draient les agents du gou­ver­ne­ment pour relayer la pro­pa­gande guerrière.

Le guide minis­té­riel explique que « les enjeux de défense et de sécu­ri­té glo­bale s’appréhendent en classe ». Rap­pe­lant que « 720 000 élèves – 1er et 2nd degré confon­dus – ren­contrent chaque année un corps en uni­forme. »

Le guide invite, en plus des dis­po­si­tifs exis­tants comme les classes « Défense », à se sai­sir des stages de

« décou­verte pro­fes­sion­nelle » des classes de troi­sième et seconde, ain­si que les périodes de for­ma­tion en milieu pro­fes­sion­nel (PFMP) des classes de Bac pro­fes­sion­nel et de CAP per­met­tant de pro­po­ser « une impré­gna­tion plus immer­sive ».

Dans le même temps, les pro­po­si­tions de for­ma­tions à la défense se mul­ti­plient à l’attention des pro­fes­seurs. Ain­si, les pro­fes­seurs d’Histoire-Géographie de l’académie de Nor­man­die sont-ils invi­tés à des confé­rences sur des sujets tels que « Le sol­dat aug­men­té : peut-on deve­nir tou­jours plus per­for­mant ? » ou « Mani­pu­la­tion de l’information : la guerre cog­ni­tive aura-t-elle lieu ? », ani­mée par un offi­cier de l’état-major des armées.

Autre­ment dit, la pro­pa­gande mili­ta­riste à l’École ne repo­se­rait plus seule­ment sur le volon­ta­riat de tel ou tel per­son­nel, mais n’importe quel per­son­nel pour­rait désor­mais être mis à contri­bu­tion pour embri­ga­der les élèves à tra­vers l’organisation des stages « décou­verte pro­fes­sion­nelle » au col­lège, et des PFMP en lycée professionnel.

À Gre­noble, le 4 décembre, des lycéens ont empê­ché la tenue d’un ate­lier de recru­te­ment de l’armée dans leur établissement.

A Nantes le 8 décembre, des étu­diants avec leurs orga­ni­sa­tions et le sou­tien de FO, ont mani­fes­té devant la fac de droit pour empê­cher la tenue d’une confé­rence du géné­ral Vincent Alexandre, aujourd’hui en charge du ser­vice mili­taire “volon­taire” annon­cé par Macron.

Ils ont rai­son ! La pro­pa­gande mili­taire n’a pas sa place au sein de l’U­ni­ver­si­té et de nos écoles !

La FNEC FP-FO exige le retrait du guide « Accul­tu­rer les jeunes à la défense ».

Elle appelle les per­son­nels à se réunir, à prendre posi­tion et déci­der de toutes les ini­tia­tives pour empê­cher cette des­truc­tion de l’Ecole au compte de la guerre et de tous ses profiteurs.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.