Pour blo­quer le « choc des savoirs » et les plans du gou­ver­ne­ment contre le Sta­tut, pour nos reven­di­ca­tions : AG par­tout dès la rentrée !

17 Avr, 2024Action, Com­mu­ni­qué, Défense du sta­tut, Salaires, Voie pro­fes­sion­nelle

Réforme des lycées pro, « choc des savoirs », SNU, uni­forme, acte 2 de l’école inclu­sive, sup­pres­sions de postes, ter­ri­to­ria­li­sa­tion : le gou­ver­ne­ment mul­ti­plie les mau­vais coups contre l’École publique.

En face, les per­son­nels et les parents d’élèves n’acceptent pas et cherchent les moyens de le bloquer

Depuis plus d’un mois, dans le sillage de la mobi­li­sa­tion du 93, se sont mul­ti­pliés par­tout en France des grèves d’un ou plu­sieurs jours, des opé­ra­tions « éta­blis­se­ments déserts » impli­quant des mil­liers de per­son­nels et de parents, occu­pa­tion de rec­to­rat, mani­fes­ta­tions en semaine et le same­di regrou­pant tous ceux qui refusent le tri sco­laire et la des­truc­tion de l’École publique.

Seul contre tous, le gou­ver­ne­ment mul­ti­plie les pro­vo­ca­tions : il publie les décrets et arrê­tés sur les groupes de niveaux contre l’avis una­nime. Il décide de nou­velles coupes dans les bud­gets publics à hau­teur de 10 mil­liards d’euros. Il sort un pro­jet de décret géné­ra­li­sant le déman­tè­le­ment des éta­blis­se­ments sociaux et médico-sociaux…

Et le ministre Gue­ri­ni annonce une nou­velle loi pour pul­vé­ri­ser le Sta­tut de fonctionnaire !

Il s’agit de pour­suivre les mesures d’austérité qu’il sou­haite faire sur le dos des agents dans un contexte d’économies de guerre : en géné­ra­li­sant le « salaire au mérite » au détri­ment de l’augmentation du point d’indice, en faci­li­tant les licen­cie­ments pour dégrais­ser les effec­tifs, en sup­pri­mant les caté­go­ries de fonc­tion­naires (A, B et C), c’est-à-dire la recon­nais­sance de leurs diplômes qui leur assure une rému­né­ra­tion non pas en fonc­tion de l’emploi occa­sion­nel, mais en fonc­tion de leur grade…

Le ministre Gue­ri­ni veut éga­le­ment des fonc­tion­naires sans droit et sans pro­tec­tion, pour mieux leur faire appli­quer sa poli­tique contre la jeu­nesse, contre les chô­meurs, contre les réfu­giés, pour mieux livrer des armes pour la guerre contre les peuples, pour liqui­der nos ser­vices publics, pour conti­nuer de désos­ser le Code du travail…

C’est sans comp­ter sur la résis­tance des per­son­nels. Pour le retrait du « choc des savoirs », pour leurs reven­di­ca­tions, ils ont su réa­li­ser la jonc­tion avec les parents d’élèves. En région pari­sienne, dans le Rhône, en Haute-Garonne, en Haute-Loire… des assem­blées géné­rales ont déci­dé, sou­vent dans l’unité des syn­di­cats (FO, FSU, CGT, Sud…) de pré­pa­rer la grève dès la ren­trée en appe­lant à la tenue de réunions syn­di­cales et d’AG d’établissements, de secteurs…

La FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à mul­ti­plier les assem­blées géné­rales dans les écoles, les éta­blis­se­ments, les loca­li­tés, les sec­teurs, avec les parents d’élèves, afin d’organiser dès la reprise la géné­ra­li­sa­tion de la grève jusqu’à satisfaction : 

Pour le retrait du « choc des savoirs » et du pro­jet Gue­ri­ni de des­truc­tion du Sta­tut !
Pour nos postes, nos sta­tuts et nos salaires !

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.

Concours d’enseignement 2026 : plus de 80 000 étu­diants pris en otages au nom du chan­tage bud­gé­taire gouvernemental !

Alors que plus de 80 000 étu­diants se sont enga­gés avec déter­mi­na­tion dans la pré­pa­ra­tion des nou­veaux concours de fin de L3, le ministre de l’É­du­ca­tion natio­nale annonce que les postes pro­mis ne seraient fina­le­ment pas ouverts. Cette déci­sion, prise au nom d’une « loi spé­ciale », inter­vient dans un contexte où le gou­ver­ne­ment débloque simul­ta­né­ment plus de 10 mil­liards d’eu­ros pour un porte-avions.

À bas la guerre ! À bas les bud­gets de guerre ! Satis­fac­tion des revendications !

Alors que l’a­gres­sion mili­taire amé­ri­caine au Vene­zue­la ouvre l’an­née sous le signe de la guerre, la FNEC FP-FO tire la son­nette d’a­larme sur la mili­ta­ri­sa­tion crois­sante de l’É­cole fran­çaise. Entre bud­gets de guerre en hausse et aus­té­ri­té impo­sée aux ser­vices publics, le syn­di­cat appelle à la mobi­li­sa­tion sous le mot d’ordre : « Pain, paix, liberté ! »

20e Congrès de la FNEC FP-FO réuni à Angers : Motion de sou­tien aux ensei­gnants de Cis­jor­da­nie en grève

Depuis plus de deux mois, les ensei­gnants de Cis­jor­da­nie sont en grève pour le paie­ment inté­gral et régu­lier des salaires, pour le droit de tra­vailler à temps plein et pour l’autorisation de consti­tuer leur syn­di­cat indé­pen­dant de l’Autorité palestinienne.…