Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

27 Jan, 2026Com­mu­ni­qué, Postes

Le Pre­mier ministre Lecor­nu a main­te­nant déci­dé d’imposer par le 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre au terme d’un accord de non-cen­sure avec les dépu­tés du Par­ti Socia­liste. Le bud­get Macron-Lecor­nu, c’est 7 mil­liards d’euros de plus pour l’armée, des cadeaux fis­caux aux grandes entre­prises et une offen­sive inédite contre la Sécu, contre l’École publique, contre l’Hôpital public, contre les droits et les garan­ties col­lec­tives des sala­riés. Rien pour les salaires entrai­nant une nou­velle dégrin­go­lade du pou­voir d’achat, rien pour amé­lio­rer les condi­tions de tra­vail qui ne cessent de se dégrader….

Lors du CSA minis­té­riel du lun­di 26 jan­vier, le ministre a pré­sen­té ses mesures concer­nant les postes.

Une sai­gnée sur les postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir !

Selon les docu­ments pré­sen­tés par le minis­tère : dans le pre­mier degré, 2 229 postes sont sup­pri­més. Seules les aca­dé­mies de la Guyane et de Mayotte ne perdent pas de postes. Lille perd 265 postes, Ver­sailles ‑170, Nan­cy-Metz ‑160, Nor­man­die ‑153, Nantes ‑151, Cré­teil ‑140, Lyon ‑139… Une réserve de 266 postes serait uti­li­sée pour les quar­tiers poli­tique de la ville (100 postes), pour les écoles orphe­lines (100 postes), pour des conseillers tech­niques en san­té men­tale (50 postes), pour des ins­pec­teurs pour le contrôle de l’enseignement pri­vé (10 postes), pour des postes « trouble du neu­ro­dé­ve­lop­pe­ment » (6 postes) …

Dans le second degré, 1803 postes sont sup­pri­més. Lille perd 190 postes, Rennes ‑153, Nor­man­die – 150, Bor­deaux ‑140, Paris ‑134, Poi­tiers ‑125… Per­son­nels de labo­ra­toire ‑17 postes… Une réserve de 108 postes serait uti­li­sée pour des conseillers tech­niques en san­té men­tale (50 postes), pour des ins­pec­teurs pour le contrôle de l’enseignement pri­vé (20 postes), pour des postes « trouble du neu­ro­dé­ve­lop­pe­ment » (25 postes), le reste à déterminer…

Sai­gnée à laquelle il fau­dra encore ajou­ter les postes pré­emp­tés pour les PAS !

Alors que des mil­liers d’élèves sont tou­jours en attente de place dans les struc­tures spé­cia­li­sées ou adap­tées, le ministre annonce la mul­ti­pli­ca­tion des PAS, qui ont voca­tion à rem­pla­cer les PIAL et per­mettent le contour­ne­ment des noti­fi­ca­tions MDPH. Ce dis­po­si­tif com­po­sé d’un ensei­gnant (spé­cia­li­sé de pré­fé­rence) à temps plein et d’un édu­ca­teur spé­cia­li­sé à temps plein sub­sti­tue du

« coa­ching » au lieu d’une réelle prise charge des élèves dans des classes ou des struc­tures spé­cia­li­sées. Pire, aucun poste n’est bud­gé­té pour finan­cer ces PAS. 480 PAS ont été créés à la ren­trée 2025. L’objectif est de créer 1000 PAS de plus (!) à la ren­trée 2026 et 1000 PAS encore à la ren­trée 2027. Ce sont donc 1000 postes sup­plé­men­taires qui vont être pré­emp­tés pour les PAS ce qui va encore entrai­ner au moins 1000 nou­velles fer­me­tures de classes !

Un enfu­mage concer­nant les postes « École inclusive »

Concer­nant l’annonce de 2000 postes pour l’École inclu­sive annon­cée récem­ment pour jus­ti­fier un pacte de non-cen­sure, c’est un total enfu­mage ! Il s’agit en fait de 1 200 postes d’AESH qui avait déjà été bud­gé­tés, de 500 postes d’AESH sup­plé­men­taires annon­cés qui seront faci­le­ment finan­cés par les postes bud­gé­tés non pour­vus (plu­sieurs mil­liers chaque année), et 300 postes d’enseignants spé­cia­li­sés (dont 50 dans l’enseignement pri­vé) qui sont annon­cés, mais non bud­gé­tés donc qui seront pris sur l’enveloppe globale.

Tou­jours rien pour les autres corps de personnels !

Pour les postes admi­nis­tra­tifs en EPLE et les CPE, la pré­sen­ta­tion du minis­tère évoque un sché­ma d’emplois « neutre », mais lorsqu’il n’est pas pré­vu de créa­tion des postes néces­saires pour l’ouverture de nou­veaux éta­blis­se­ments, il n’y a rien de neutre, il y a bien des sup­pres­sions de postes, pris dans des EPLE existants.

Si la FNEC FP-FO ne peut que se satis­faire de l’abandon du SNU, nous avons dénon­cé l’impact des 20 sup­pres­sions de poste dans les ser­vices Jeu­nesse et Sports déjà bien mal­me­nés depuis l’intégration à marche for­cée à l’EN.

Concer­nant les ser­vices décon­cen­trés, le minis­tère ne répond pas à la reven­di­ca­tion de créa­tion de postes à la hau­teur des besoins pour assu­rer les mis­sions et par exemple mettre un terme aux retards dans le ver­se­ment des salaires et autres élé­ments de rému­né­ra­tion. La seule indi­ca­tion don­née aux rec­teurs de région aca­dé­mique porte sur des prio­ri­tés (le contrôle des éta­blis­se­ments pri­vés notam­ment) et des pro­fils de postes « assez qua­li­fiés », donc des postes de char­gés de mis­sion et autres char­gés de pilo­tage qui vien­dront secon­der les rec­teurs pour accé­lé­rer le dépe­çage des ser­vices… Il ne s’agit donc pas de sou­la­ger les ser­vices de ges­tion qui croulent sous les sur­charges de travail !

Aux 100 postes de Psyen pris dans les réserves des 1ers et 2d degré, s’ajouteraient la créa­tion de 100 postes d’Assistants sociaux et 100 postes de per­son­nels infir­miers, mais ces infor­ma­tions sont à confir­mer puisque les décla­ra­tions du ministre ne se retrouvent pas dans les docu­ments pré­sen­tés, et, de toute façon, sont loin de répondre aux besoins, en par­ti­cu­lier compte tenu de l’orientation minis­té­rielle de glis­se­ment de cer­taines mis­sions vers le pre­mier degré.

14 postes de per­son­nels de direc­tion sont créés ce qui est bien insuf­fi­sant pour faire face aux besoins en par­ti­cu­lier pour mettre en place une bri­gade de rem­pla­ce­ment de chefs d’établissement comme le réclame la FNEC FP-FO.

Les créa­tions de postes d’inspecteurs sont très insuf­fi­santes compte tenu de mis­sions sup­plé­men­taires impo­sées par le gou­ver­ne­ment de contrôle de l’enseignement privé.

Com­battre sans attendre ce bud­get de guerre et d’austérité !

Ces condi­tions inac­cep­tables pro­voquent la colère et la résis­tance des per­son­nels et des parents

d’élèves qui se sont mobi­li­sés et ont per­mis d’obtenir des annu­la­tions de sup­pres­sions de classes.

La FNEC FP-FO réaf­firme pour sa part ses revendications :

  • annu­la­tion de toutes les sup­pres­sions de postes
  • créa­tion de tous les postes sta­tu­taires néces­saires dans toutes les caté­go­ries de per­son­nels
  • mise en place immé­diate du plan de titu­la­ri­sa­tion pour tous les contrac­tuels qui le souhaitent
  • un sta­tut, un vrai salaire pour un temps plein de 24h pour les AESH
  • aban­don des PIAL et des PAS
  • créa­tion de tous les postes spé­cia­li­sés néces­saires, créa­tion des places néces­saires dans les éta­blis­se­ments sociaux et médico-sociaux.

La FNEC FP-FO invite les per­son­nels à se réunir sans attendre, à mettre en dis­cus­sion les reven­di­ca­tions concer­nant les postes et à orga­ni­ser la mobi­li­sa­tion avec les per­son­nels, les parents et les élus pour refu­ser ce bud­get de guerre et d’austérité.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.

Concours d’enseignement 2026 : plus de 80 000 étu­diants pris en otages au nom du chan­tage bud­gé­taire gouvernemental !

Alors que plus de 80 000 étu­diants se sont enga­gés avec déter­mi­na­tion dans la pré­pa­ra­tion des nou­veaux concours de fin de L3, le ministre de l’É­du­ca­tion natio­nale annonce que les postes pro­mis ne seraient fina­le­ment pas ouverts. Cette déci­sion, prise au nom d’une « loi spé­ciale », inter­vient dans un contexte où le gou­ver­ne­ment débloque simul­ta­né­ment plus de 10 mil­liards d’eu­ros pour un porte-avions.