Non aux JO de la régres­sion sociale !

24 Jan, 2024Com­mu­ni­qué

Les épreuves des Jeux olym­piques 2024 se dérou­le­ront en France du 26 juillet au 11 août, puis du 28 août au 8 sep­tembre pour les Jeux para­lym­piques. Elles seront pré­cé­dées par le par­cours de la flamme olym­pique du 8 mai au 26 juillet.

Pour Macron et son gou­ver­ne­ment, ces évè­ne­ments dis­pen­dieux seront aus­si un outil de mise en cause des droits des sala­riés du public comme du privé.

Dès sep­tembre 2023, une Direc­tive natio­nale Jeu­nesse et Sports co-signée par les ministres Attal et Oudéa-Cas­te­ra, sous cou­vert de pré­pa­ra­tion des Jeux Olym­piques et Para­lym­piques (JOP), pré­voyait de mettre les per­son­nels Jeu­nesse et Sports au ser­vice du main­tien de l’ordre et de la répres­sion au mépris de leurs sta­tuts, tout en pour­sui­vant sa poli­tique d’embrigadement de la jeu­nesse par le déploie­ment du SNU.

Une cir­cu­laire du 22 novembre 2023 rela­tive à l’accompagnement des agents publics mobi­li­sés pen­dant les JOP de Paris 2024 pré­voit des mesures per­met­tant aux employeurs publics de déro­ger aux droits de l’ensemble des per­son­nels. Ces mesures portent notam­ment atteinte au temps de tra­vail, aux droits à congés et aux mis­sions sta­tu­taires des per­son­nels. En l’absence de toute concer­ta­tion avec les orga­ni­sa­tions syn­di­cales, des per­son­nels des rec­to­rats et des DSDEN sont d’ores et déjà confron­tés à une inter­dic­tion de poser des congés durant toute la période du par­cours de la flamme jusqu’à la fin des épreuves ! En Île-de-France, des gym­nases sont déjà réqui­si­tion­nés pour l’entraînement des ath­lètes, sans que l’administration ne pré­voie les moyens d’assurer leur fonc­tion­ne­ment : dans les faits, les per­son­nels (adjoints-ges­tion­naires notam­ment) se retrouvent contraints d’assumer ces mis­sions jusqu’en septembre !

La FNEC FP-FO réaf­fir­me­ra ses reven­di­ca­tions à la nou­velle ministre Oudéa-Castera :

  • Refus de toute remise en cause des droits à congés et du temps de
  • Res­pect des
  • Réta­blis­se­ment d’un minis­tère de la Jeu­nesse et des Sports de plein

C’est aus­si au nom des JOP que le minis­tère du Tra­vail a sup­pri­mé par simple décret du 23 novembre 2023 le repos heb­do­ma­daire des sala­riés qui connaî­tront un sur­croît de tra­vail dans le cadre des JOP. C’est encore au nom des JOP que la ministre de l’Enseignement supé­rieur et de la Recherche veut impo­ser l’expulsion des 3200 loge­ments étu­diants des trois CROUS d’Île-de-France pour accueillir les agents mobi­li­sés en ren­fort pour les JOP (poli­ciers, doua­niers, soi­gnants, etc.). La ministre pré­voit d’indemniser les étu­diants avec un chèque de 100 euros et … 2 places pour assis­ter à des épreuves des JO ! Cette déci­sion indigne va impac­ter éga­le­ment les per­son­nels déjà mal­me­nés des CROUS, dont les congés sont mena­cés et les mis­sions dévoyées.

Dans la même logique, les per­son­nels et les étu­diants de l’ENS Louis Lumière subissent des remises en cause bru­tales de leurs condi­tions de tra­vail et d’études, contraints au démé­na­ge­ment for­cé sur plu­sieurs sites éloi­gnés et par­fois insa­lubres depuis le 1er jan­vier, pour une année entière et sans garan­tie de retour dans leurs locaux.

La FNEC FP-FO rap­pelle qu’au nom des cir­cons­tances dites « excep­tion­nelles », Macron et ses gou­ver­ne­ments ont déjà expé­ri­men­té des mesures qua­li­fiées d’exceptionnelles avant d’être péren­ni­sées : modi­fi­ca­tion de la règle­men­ta­tion du télé­tra­vail, sus­pen­sion d’agents non vac­ci­nés, atteintes aux droits à congés, etc.

Pour la FNEC FP-FO, la période de 4 mois pour la pré­pa­ra­tion et le dérou­le­ment des JOP ne relève en rien de cir­cons­tances excep­tion­nelles, le gou­ver­ne­ment doit recru­ter des per­son­nels dédiés pour son grand raout !

Ce que veulent les per­son­nels, ce ne sont pas des primes pour com­pen­ser le dévoie­ment de leurs mis­sions, ils exigent l’augmentation de leurs salaires par la reva­lo­ri­sa­tion de la valeur du point d’indice !

Ce que veulent les per­son­nels, ce n’est pas un nou­veau dépla­fon­ne­ment du CET, ils exigent de pou­voir prendre leur congé annuel pour pro­fi­ter de leur temps libre !

La FNEC FP-FO revendique :

  • Le res­pect abso­lu des droits à congés et du temps de tra­vail des per­son­nels, 4 semaines consé­cu­tives de congés a mini­ma pour les per­son­nels des ser­vices qui le sou­haitent et 6 semaines pour les per­son­nels des EPLE en été,
  • Aucune pres­sion ni contrainte au volon­ta­riat pour enca­drer les JO,
  • Le res­pect du volon­ta­riat pour le télétravail,
  • L’application de la règle­men­ta­tion sur l’indemnisation des astreintes et des per­ma­nences pour tous les per­son­nels mobilisés,
  • Non à l’expulsion des étu­diants de leurs loge­ments ! Les CROUS doivent demeu­rer au ser­vice des étu­diants, avec tous les moyens nécessaires,
  • Aucune res­tric­tion à la liber­té de 

La FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se réunir en assem­blée géné­rale dans les éta­blis­se­ments, dans les ser­vices, pour s’organiser et obte­nir la satis­fac­tion de leurs revendications.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.

Concours d’enseignement 2026 : plus de 80 000 étu­diants pris en otages au nom du chan­tage bud­gé­taire gouvernemental !

Alors que plus de 80 000 étu­diants se sont enga­gés avec déter­mi­na­tion dans la pré­pa­ra­tion des nou­veaux concours de fin de L3, le ministre de l’É­du­ca­tion natio­nale annonce que les postes pro­mis ne seraient fina­le­ment pas ouverts. Cette déci­sion, prise au nom d’une « loi spé­ciale », inter­vient dans un contexte où le gou­ver­ne­ment débloque simul­ta­né­ment plus de 10 mil­liards d’eu­ros pour un porte-avions.