« L’électrochoc » du ministre contre le har­cè­le­ment : sup­pri­mer des postes, faire pres­sion sur les per­son­nels et faire ren­trer la police dans les établissements !

28 Sep, 2023Com­mu­ni­qué, Défense du sta­tut, Postes

Le ministre ampli­fie les sup­pres­sions de postes et crée… des cours « d’empathie » !

Le gou­ver­ne­ment a pré­sen­té son plan de lutte contre le « har­cè­le­ment sco­laire ». Aucune des annonces ne va dans le sens de redon­ner les moyens per­met­tant à l’Éducation natio­nale, à la san­té sco­laire, à la Pro­tec­tion judi­ciaire de la Jeu­nesse ou à l’éducation popu­laire de fonc­tion­ner.

Au contraire : après avoir sup­pri­mé 2000 postes à la ren­trée 2023 par son pré­dé­ces­seur, le ministre Attal annonce 2500 nou­velles sup­pres­sions de postes d’enseignants pour l’année prochaine.

Ce dont les élèves ont besoin ce sont des effec­tifs par classe moins chargés.

Ce dont les élèves ont besoin, ce sont des mil­liers de postes d’in­fir­mières, de méde­cins sco­laires, d’assistantes sociales, d’enseignants spé­cia­li­sés, de PsyEN, de CPE, c’est le réta­blis­se­ment des maîtres d’internat – sur­veillants d’externats, des AED avec un vrai sta­tut et une vraie formation !

A ces néces­si­tés urgentes pour pro­té­ger les élèves et garan­tir de meilleures condi­tions d’apprentissage, le ministre répond… par la mise en place de cours « d’empathie » !

Les per­son­nels ne sont pas des auxi­liaires de police ! 

Mar­di 26 sep­tembre, deux jeunes lycéens de 16 et 17 ans, soup­çon­nés de har­cè­le­ment, ont été inter­pel­lés par des poli­ciers dans leur lycée à La Roche-sur-Yon. Cette arres­ta­tion fait suite à l’interpellation d’un col­lé­gien dans sa classe, arrê­té en plein cours une semaine plus tôt, dans un éta­blis­se­ment du Val-de-Marne.

S’agit-il de lutte contre le har­cè­le­ment, ou bien le gou­ver­ne­ment cherche-t-il à ter­ro­ri­ser les jeunes, leur signi­fier qu’ils peuvent être inter­pel­lés par­tout, y com­pris dans leur éta­blis­se­ment sco­laire, qui ne serait plus une enceinte protégée ?

Le har­cè­le­ment est un fléau, mais il n’est pas plus sco­laire qu’autre chose ! 

Le ministre veut for­mer les per­son­nels, les pla­cer en pre­mière ligne. Mais ils ont assez à faire avec leur mis­sion d’instruction. Par ailleurs, le har­cè­le­ment a une défi­ni­tion juri­dique. Si le pré­su­mé cou­pable est un jeune, il ne doit pas être consi­dé­ré comme un « sco­laire » mais rele­ver de la pro­tec­tion judi­ciaire de la jeu­nesse. Ce n’est ni à l’É­cole ni à ses per­son­nels de régler les pro­blèmes du harcèlement.

Pour la FNEC FP-FO, cette opé­ra­tion poli­ti­cienne est à tout moment fac­teur d’explosion de l’institution sco­laire. Elle doit être combattue.

Arrêt des inter­ven­tions poli­cières dans les éta­blis­se­ments sco­laires !
Les écoles, col­lèges et lycées doivent res­ter des lieux d’étude !
Créa­tions de tous les postes nécessaires !

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.