Le gou­ver­ne­ment s’acharne sur les fonc­tion­naires ! Si nous ne les arrê­tons pas, ils nous pren­dront tout !

29 Oct, 2024Com­mu­ni­qué

3 jours de carence pour « res­pon­sa­bi­li­ser les fonc­tion­naires » (G. Kasbarian)

Dans le cadre du bud­get 2025 et des 60 mil­liards d’é­co­no­mies à réa­li­ser sur le dos des sala­riés et des ser­vices publics, le gou­ver­ne­ment Macron-Bar­nier pré­voit d’allonger de 1 à 3 jours le délai de carence pour les fonc­tion­naires et de réduire de 100 à 90% le trai­te­ment indi­ciaire per­çu pen­dant des arrêts de mala­die ordinaire.

Ain­si, après l’annonce de 4000 sup­pres­sions de postes à l’Education natio­nale, le ministre de la Fonc­tion Publique parle de “res­pon­sa­bi­li­ser les agents » ! Abject !

La FNEC FP-FO rap­pelle que c’est la poli­tique menée par les gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs qui est la prin­ci­pale res­pon­sable de la dégra­da­tion de la san­té des agents : sup­pres­sions de postes, contre- réformes (inclu­sion sys­té­ma­tique, éva­lua­tion PPCR…), absence de méde­cine de prévention… !

Cette mesure sur les arrêts mala­die inter­vient au moment où va être dis­cu­té à l’Assemblée natio­nale un PLFSS 2025 qui pré­voit les pires attaques contre la Sécu­ri­té sociale, notam­ment contre les arrêts mala­die des sala­riés du pri­vé. Une vraie « mesure d’égalité » serait l’abrogation des jours de carence dans le public comme dans le privé.

Pour main­te­nir les dizaines de mil­liards d’euros de cadeaux fis­caux et d’exonérations de coti­sa­tions sociales au patro­nat, le gou­ver­ne­ment va cher­cher ses éco­no­mies ailleurs : dans les poches des malades, quitte à stig­ma­ti­ser et culpa­bi­li­ser les fonc­tion­naires ! Ce serait donc pau­pé­ri­ser davan­tage les agents publics, après de nom­breuses années de gel du point d’indice, et prendre le risque de voir des agents, pris à la gorge, venir tra­vailler malades et se mettre encore davan­tage en danger.

Quelles sont les pro­chaines étapes ?

Le ministre de l’économie a jugé qu’une deuxième « jour­née de soli­da­ri­té » était une « pro­po­si­tion inté­res­sante ». Une nou­velle jour­née de tra­vail gratuit !

Et ce mar­di 29 octobre, le ministre Kas­ba­rian a annon­cé que les mesures de l’ex-ministre Gue­ri­ni ne devaient pas « être mises à la pou­belle ». Il se déclare favo­rable à la rému­né­ra­tion au mérite, à la sup­pres­sion des caté­go­ries A B et C, et au licen­cie­ment des fonc­tion­naires pour insuf­fi­sance professionnelle…

Si nous ne les arrê­tons pas, ils nous pren­dront tout !

Annu­la­tion des 4000 sup­pres­sions de postes, aug­men­ta­tion des salaires, abro­ga­tion de la réforme des retraites, retrait de toutes les mesures anti-sociales ! La FNEC FP-FO s’est adres­sée aux autres fédé­ra­tions pour leur pro­po­ser de main­te­nir le pré­avis de grève (à comp­ter du lun­di 4 novembre 2024) et d’organiser ensemble la mobi­li­sa­tion nécessaire.

La FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se réunir dès la ren­trée pour pré­pa­rer la mise en échec de ces plans funestes par la mobi­li­sa­tion, la grève pour gagner !

Stop à la guerre contre l’Iran ! Arrêt immé­diat des bombardements !

Suite au déclen­che­ment d’o­pé­ra­tions mili­taires mas­sives contre l’I­ran ayant impac­té des écoles, la FNEC FP-FO prend offi­ciel­le­ment posi­tion. Décou­vrez l’ap­pel du syn­di­cat pour un ces­­sez-le-feu et son oppo­si­tion à toute inter­ven­tion fran­çaise dans ce conflit.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.