La FNEC FP-FO refuse les consignes du ministre sur le har­cè­le­ment Arrêt des sup­pres­sions de postes ! Créa­tion des postes nécessaires !

6 Nov, 2023Com­mu­ni­qué, Postes

Le minis­tère a envoyé dans tous les éta­blis­se­ments et écoles et, en pleins congés sco­laires, ses consignes concer­nant la « lutte contre le har­cè­le­ment : pro­gramme Phare et pas­sa­tion des ques­tion­naires élèves ».

Cela fait suite à des groupes de tra­vail orga­ni­sés par le minis­tère, que la FNEC FP-FO a quit­tés, et à un Conseil Supé­rieur de l’Éducation orga­ni­sé en urgence le 19 octobre pour étu­dier un Pro­jet de décret rela­tif à la mise en œuvre d’un trai­te­ment de don­nées à carac­tère per­son­nel dénom­mé « Enquête har­cè­le­ment », texte contre lequel FO a voté.

Ces consignes dif­fèrent légè­re­ment de ce qui avait été ini­tia­le­ment pro­po­sé, notam­ment suite aux inter­ven­tions de FO, mais l’essentiel du pro­blème demeure.

Ce qui a été abandonné :

  • il n’est plus ques­tion d’un ques­tion­naire nomi­na­tif à uti­li­ser en cas de sus­pi­cion de harcèlement.
  • L’obligation d’organiser à l’issue de la jour­née de sen­si­bi­li­sa­tion au har­cè­le­ment une res­ti­tu­tion aux parents, sur la base des ren­sei­gne­ments récol­tés dans les ques­tion­naires, a été abandonnée.

Ce qui demeure :

  • Une grande jour­née de sen­si­bi­li­sa­tion au har­cè­le­ment devra être orga­ni­sée entre le 9 novembre et le 15 novembre dans toutes les classes (lycées, col­lèges et écoles à par­tir du CE2). Deux heures doivent y être consa­crées (par l’enseignant à l’école, dans le cadre d’une jour­née bana­li­sée au col­lège et lycée en mobi­li­sant les pro­fes­seurs prin­ci­paux). Des « kits péda­go­giques » sont pro­po­sés sur Edus­col pour orga­ni­ser ces séances.
  • Pen­dant ces deux heures, une grille d’auto-évaluation ano­ny­mi­sée doit être dis­tri­buée et rem­plie par les élèves…
  • Ces grilles sont exa­mi­nées par un pro­fes­seur, sous la res­pon­sa­bi­li­té du direc­teur ou du chef d’établissement et en lien avec les ins­pec­teurs et les « équipes res­sources har­cè­le­ment » en vue de l’adoption des « mesures appro­priées visant à lut­ter contre le har­cè­le­ment »…
  • Les réponses aux grilles d’auto-évaluation doivent être com­mu­ni­quées aux ins­pec­teurs, à l’académie, au minis­tère, aux orga­nismes de recherche ayant conclu une conven­tion avec le ministère…
  • Ces consignes ont un carac­tère per­ma­nent puisque le décret contre lequel FO a voté au CSE pré­voit que ces mesures s’appliquent chaque année.

Ce qui est ajouté :

  • L’adhésion au pro­gramme Phare serait désor­mais obli­ga­toire pour toutes les écoles et pour tous les éta­blis­se­ments scolaires.

Ain­si, le ministre donne pour consigne de pla­cer les per­son­nels en pre­mière ligne, c’est-à-dire les rendre res­pon­sables de la mise en œuvre de son slo­gan 100% pré­ven­tion, 100 % détec­tion, 100 % solu­tion.

Mais de son côté, la « lutte contre le har­cè­le­ment » se tra­duit pour lui par 2 500 postes sup­pri­més à la ren­trée, à grand coup de 49–3, qui s’ajoutent aux 2 000 postes sup­pri­més en 2023 et aux 7 900 postes sup­pri­més dans le second degré durant le pre­mier quin­quen­nat Macron. 

Inac­cep­table pour la FNEC FP-FO !

Inac­cep­table que les per­son­nels pous­sés au bout de leurs limites par des condi­tions de tra­vail dégra­dées soient encore dési­gnés comme res­pon­sables et boucs émissaires. … / …

Inac­cep­table de mettre les per­son­nels en dif­fi­cul­té avec ces nou­velles exi­gences : orga­ni­ser une séance de deux heures sur un sujet déli­cat et poten­tiel­le­ment anxio­gène pour cer­tains élèves, dis­tri­buer les « grilles d’auto-évaluation » qu’il fau­dra dépouiller et ana­ly­ser, dont il fau­dra sai­sir et trans­mettre les résul­tats à la hié­rar­chie et aux orga­nismes de recherche, pour les­quelles il fau­dra déter­mi­ner les « mesures visant à lut­ter contre le har­cè­le­ment »… Autant d’activités chro­no­phages qui engagent la res­pon­sa­bi­li­té des per­son­nels, enga­ge­ment d’autant plus absurde que ces grilles d’auto-évaluation sont anonymes…

Inac­cep­table de pré­tendre rendre l’adhésion au pro­gramme Phare obli­ga­toire. Pour la FNEC FP-FO, cela ne relève en aucun cas des obli­ga­tions de ser­vice des pro­fes­seurs ni des mis­sions sta­tu­taires de cha­cun des per­son­nels. La FNEC FP-FO s’opposera à toutes pres­sions de la hié­rar­chie pour dési­gner des « volontaires ».

Ça suf­fit !

Ce dont les élèves et les per­son­nels ont besoin, ce ne sont pas de pla­te­formes télé­pho­niques, de « coachs », de cours d’empathie, de pro­grammes Phare, de grilles d’auto-évaluation…

Ce sont des mil­liers de postes d’infirmières, de méde­cins sco­laires, d’assistantes sociales, de per­son­nels admi­nis­tra­tifs, d’enseignants, d’enseignants spé­cia­li­sés, de PsyEN, de CPE, le réta­blis­se­ment des maîtres d’internat – sur­veillants d’externats, des AED et des AESH avec des sta­tuts et de vrais salaires… qui sont nécessaires !

La FNEC FP-FO réaf­firme ses reven­di­ca­tions :

  • Res­pect de la liber­té péda­go­gique et des conte­nus dis­ci­pli­naires : aucune « séance » au conte­nu à télé­char­ger en ligne ne peut être imposée ;
  • Aban­don des dis­po­si­tifs chro­no­phages qui visent à enga­ger la res­pon­sa­bi­li­té des per­son­nels (dis­tri­bu­tion de la grille d’auto-évaluation, ana­lyse et remon­tée des don­nées, éla­bo­ra­tion des « mesures visant à lut­ter contre le harcèlement »…) ;
  • Aban­don du pro­gramme Phare, res­pect des obli­ga­tions régle­men­taires de ser­vice et des statuts ;
  • Et en pre­mier lieu, annu­la­tion des sup­pres­sions de postes et créa­tion de tous postes sta­tu­taires nécessaires !

La FNEC FP-FO invite les per­son­nels à se réunir dès la ren­trée, à s’organiser col­lec­ti­ve­ment pour refu­ser ces consignes, à éta­blir leurs reven­di­ca­tions et en par­ti­cu­lier les besoins en postes pour assu­rer des condi­tions de tra­vail accep­tables pour les per­son­nels à même de garan­tir le droit à l’instruction et au bien-être de tous les élèves. 

La FNEC FP-FO s’adresse aux autres orga­ni­sa­tions syn­di­cales pour refu­ser en com­mun ces mesures et don­ner une consigne syn­di­cale aux personnels. 

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