5 juin 2025

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Il faut en finir avec Parcoursup !

Inter­ro­gé sur France Info le 2 juin, jour des pre­miers résul­tats de la prin­ci­pale phase d’affectation sur Par­cour­sup, le ministre char­gé de l’Enseignement supé­rieur et de la Recherche, Phi­lippe Bap­tiste, décla­rait qu’il « (aime­rait) bien qu’on ait déjà, à peu près, les deux tiers des élèves de lycées qui aient un pre­mier choix dis­po­nible dès ce soir », avec comme but ultime « qu’avant le bac, neuf élèves sur dix aient au moins une pre­mière pro­po­si­tion qui soit déjà là, concrète, pal­pable. »

Une véri­table pro­vo­ca­tion pour les dizaines de mil­liers de jeunes et leurs familles que cette pla­te­forme de tri mise en place en jan­vier 2018 plonge dans l’angoisse tous les ans, et pour tous ceux dont les vœux sont refusés.

L’objectif du ministre rap­por­té aux 980 000 can­di­dats ins­crits sur Par­cour­sup cette année sup­pose d’admettre que près de 100 000 n’auront pas de « pro­po­si­tion concrète » avant le bac.

De fait, au terme des pre­miers résul­tats de cette phase d’admission qui dure­ra jusqu’au 10 juillet, le minis­tère a annon­cé que 66 % des lycéens ont reçu « au moins une pro­po­si­tion », ce qui signi­fie que plus d’un tiers d’entre eux, c’est-à-dire des dizaines de mil­liers, n’en ont encore reçu aucune.

En juillet 2024, près de 85 000 élèves n’avaient tou­jours pas trou­vé de place dans une for­ma­tion du supé­rieur. Les pre­miers résul­tats tom­bés le 2 juin font craindre le pire.

Tous les ans, des dizaines de mil­liers de bache­liers res­tent sur le car­reau. Et le ministre ose dire que tout va bien, que sa mis­sion est que tous les jeunes puissent suivre des études supérieures !

Non, mon­sieur le ministre, la réa­li­té c’est que Par­cour­sup est une machine à trier, une machine à bar­rer la route aux études supé­rieures et à broyer la jeunesse !

C’est aus­si un outil pour la pri­va­ti­sa­tion galo­pante de l’enseignement supé­rieur. Outre le fait de lais­ser des dizaines de mil­liers de jeunes sur le bas-côté, l’une des prin­ci­pales consé­quences de ce dis­po­si­tif, c’est en effet de livrer des lycéens de plus en plus nom­breux à l’enseignement supé­rieur pri­vé. Depuis 2018, les ins­crip­tions dans le pri­vé pro­gressent de telle manière qu’en 2024 elles concer­naient 27 % des étu­diants (contre 19 % en 2012).

Face aux pro­vo­ca­tions du ministre, face à cette situa­tion révol­tante faite à la jeu­nesse, la FNEC FP-FO conti­nue à exi­ger l’abrogation de Par­cour­sup et le réta­blis­se­ment du droit pour les bache­liers à accé­der à la filière de leur choix, ce qui néces­site que le bac­ca­lau­réat demeure le pre­mier grade uni­ver­si­taire et donc d’abroger les réformes Blan­quer du Bac et du lycée.

La FNEC FP-FO appelle ses syn­di­cats à s’adresser aux lycéens, étu­diants et parents d’élèves pour orga­ni­ser l’action com­mune avec les per­son­nels pour en finir avec cette sélec­tion inacceptable.

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