Halte aux rafles de migrants !

20 Juin, 2025Com­mu­ni­qué

Ces mer­cre­di 18 et jeu­di 19 juin, au nom de la « lutte contre l’immigration irré­gu­lière et clan­des­tine », le ministre de l’Intérieur, Bru­no Retailleau, a ordon­né une vaste opé­ra­tion natio­nale de contrôle des « étran­gers en situa­tion irré­gu­lière » (ESI) dans les gares et les trains, appe­lant les pré­fets à « prio­ri­ser, dans toutes les gares fer­ro­viaires, le contrôle des trains à des­ti­na­tion des pays voi­sins et des grandes métro­poles fran­çaises, en arri­vée comme en départ ».

Pré­tex­tant d’une « aug­men­ta­tion consé­quente d’interception d’ESI ces der­nières semaines (+28%) », le ministre s’est féli­ci­té de « mobi­li­ser 4 000 gen­darmes, des poli­ciers, des doua­niers, des forces Sen­ti­nelles pour inter­pel­ler des clan­des­tins », pré­ci­sant que ce qu’il veut dire « c’est que les clan­des­tins ne sont pas les bien­ve­nus en France, de la façon la plus ferme et la plus défi­ni­tive ».

Ain­si, ce sont des mil­liers de sala­riés, de jeunes, lycéens et étu­diants, se ren­dant sur leur lieu de tra­vail et d’étude, qui se trouvent poin­tés du doigt, soup­çon­nés d’être hors-la-loi et expo­sés à des mesures de répres­sion arbitraires.

La FNEC FP-FO dénonce fer­me­ment cette opé­ra­tion qui s’inscrit dans la liste déjà trop longue de mesures de dis­cri­mi­na­tion raciale et de répres­sion mises en œuvre par le gou­ver­ne­ment ultra-mino­ri­taire et illé­gi­time Macron-Bay­rou-Retailleau avec notam­ment la loi asile et immi­gra­tion de jan­vier 2024, qui sup­prime l’AME (aide médi­cale d’État appli­quée aux sans-papiers), réta­blit le délit de séjour irré­gu­lier, etc., avec la dis­so­lu­tion de la Jeune Garde et d’Urgence Pales­tine, ou encore la sup­pres­sion en jan­vier, à Paris, du dis­po­si­tif d’hébergement d’urgence de lycéens migrants, avec pour consé­quence l’expulsion de 108 jeunes vers d’autres régions sans garan­tie de sui­vi sco­laire et administratif…

L’objectif est clair : semer la peur et la divi­sion au sein de la popu­la­tion, afin d’étouffer autant que faire se peut la résis­tance tenace et gran­dis­sante qu’expriment chaque jour les tra­vailleurs et la jeu­nesse contre les poli­tiques de casse sociale et de marche à la guerre de ce gou­ver­ne­ment reje­té par tous.

La FNEC FP-FO rap­pelle que dans une période encore récente, lorsque des poli­ciers sont inter­ve­nus sur ordre du gou­ver­ne­ment pour inter­pel­ler et expul­ser des élèves étran­gers, elle s’y est tou­jours oppo­sée avec force.

La FNEC FP-FO sera par­tie pre­nante de toutes les ini­tia­tives contre cette poli­tique, contre le racisme et les dis­cri­mi­na­tions et sera tou­jours aux côtés des tra­vailleurs et de la jeu­nesse, aux côtés de tous ceux qui résistent, contre l’oppression et l’exploitation, et pour la défense des reven­di­ca­tions et des liber­tés démocratiques.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.