Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

6 Fév, 2026Action sociale, AESH, Com­mu­ni­qué

La FNEC FP-FO ne par­ti­ci­pe­ra pas aux groupes de tra­vail convo­qués par le minis­tère cette semaine et qui ont pour objec­tif de mettre en place la contre-réforme issue des assises de la san­té scolaire.

Il y a deux jours, une ensei­gnante a été poi­gnar­dée par un élève de 14 ans dans un col­lège du Var. Le ministre a décla­ré : « il n’y a pas de risque zéro. » Il n’a honte de rien. Son gou­ver­ne­ment détruit les ser­vices publics, mal­traite la jeu­nesse et les per­son­nels, sup­prime des mil­liers de postes et refuse de répondre aux revendications.

  • Il manque 16 000 postes d’infirmiers dans les écoles et les éta­blis­se­ments sco­laires pour pou­voir effec­tuer cor­rec­te­ment les missions.
  • En 2026, il y aurait entre 800 et 900 méde­cins sco­laires pour 12 mil­lions d’é­lèves. Près de 45% des postes ouverts au concours ne sont pas pourvus.
  • Les postes offerts aux concours de PsyEN sont en dimi­nu­tion constante : moins 30% depuis 2017 !
  • Le ser­vice social élèves est lui aus­si déla­bré. Il manque 2 000 assis­tants sociaux pour cou­vrir cor­rec­te­ment les éta­blis­se­ments du 2d degré. Quant au 1er degré, il néces­si­te­rait la créa­tion d’un ser­vice social dédié avec 1 300 AS.

À l’extérieur des éta­blis­se­ments, le manque de pro­fes­sion­nels médi­co-psy­cho-sociaux empêche les sui­vis et les prises en charge. Nous ne comp­tons plus le nombre d’élèves sous trai­te­ment psy­cho­tropes dans les éta­blis­se­ments et les inter­nats. Les cel­lules d’écoute psy­cho­lo­giques suite à des ten­ta­tives de sui­cide se multiplient.

Pour­tant, dans la conti­nui­té des mesures issues des « Assises de la San­té sco­laire » (boy­cot­tées FO), le minis­tère vou­drait nous faire valider :

- des pro­jets de pro­to­cole en san­té men­tale 1er et 2d degrés pour pal­lier le manque de per­son­nels qua­li­fiés, avec les consé­quences que cela implique en termes de res­pon­sa­bi­li­tés et de risques réels pour les élèves qui pour­raient être mal orien­tés et mal accompagnés.

- Une ins­truc­tion de la DGESCO vers l’A­gence Régio­nale de San­té pour une pro­to­co­li­sa­tion des prises en charge des élèves qui devraient « ren­trer dans des cases ». Ces logiques pro­cé­du­rales font perdre leur auto­no­mie pro­fes­sion­nelle aux per­son­nels de san­té sco­laire. C’est la stan­dar­di­sa­tion des réponses appor­tées au détri­ment des par­ti­cu­la­ri­tés de chaque situa­tion. Étu­dier la situa­tion d’un élève demande du temps et des échanges entre pro­fes­sion­nels, or nous n’avons ni assez de temps ni assez de personnels.

- Un pro­jet de chan­ge­ment de la loi sur les plans d’ac­com­pa­gne­ment per­son­na­li­sé (PAP) offi­cia­li­sant l’ab­sence de méde­cins scolaires.

À cela s’ajoutent : le recru­te­ment de réfé­rents « san­té men­tale » non qua­li­fiés, la créa­tion de la fonc­tion de PsyEN Conseiller Tech­nique en san­té men­tale et le regrou­pe­ment des quatre corps (INFENES, ASS, PsyEN et méde­cins) sous l’autorité du DASEN, la mutua­li­sa­tion des mis­sions pour com­pen­ser la pénu­rie de per­son­nel et l’extension du champ d’intervention au 1er degré sans les moyens adéquats.

Nous ne vou­lons pas de cette réforme ! Nous vou­lons des moyens ! 

La FNEC FP-FO consi­dère urgente la mobi­li­sa­tion de tous les per­son­nels pour reven­di­quer les moyens en postes d’infirmières, de méde­cins, d’assistantes sociales, d’enseignants spé­cia­li­sés, de PsyEN, de CPE, et des AESH et AED avec de vrais sta­tuts pour per­mettre de faire face à l’explosion des besoins.

Non au bud­get de guerre qui rend exsangues l’Éducation natio­nale et la Fonc­tion publique et péna­lise les plus précaires !

Annu­la­tion des sup­pres­sions de postes !

Ré-abon­de­ment de tous les postes sup­pri­més ou redéployés !

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.