Grève au CROUS de Paris à l’appel de FO ESR la direc­tion contrainte à la négo­cia­tion, de pre­mières avan­cées pour les personnels !

10 Déc, 2021Com­mu­ni­qué, Défense du statut

Pour les per­son­nels du CROUS de Paris, comme dans les hôpi­taux et en beau­coup de ser­vices publics, la crise Covid n’a fait que révé­ler une situa­tion deve­nue intenable.

Une situa­tion intenable

Le lot com­mun ce sont : sur­charges de tra­vail (plus de 60 postes vacants non pour­vus et sous-effec­tifs chro­niques alors qu’il faut prendre en charge un nombre crois­sant d’étudiants), erre­ments ges­tion­naires (pro­blèmes de maté­riel ou d’approvisionnement), arbi­traire mana­gé­rial, explo­sion du nombre de CDD suite à la mise en extinc­tion du sta­tut des PO des CROUS (per­son­nels ouvriers, contrac­tuels avec des droits et une car­rière) et au non-recru­te­ment de per­son­nels titu­laires, rému­né­ra­tions de base stag­nantes et primes pro­mises au déclin pour les PO.

C’est pour­quoi ils étaient nom­breux à par­ti­ci­per à la grève inter­pro­fes­sion­nelle du 5 octobre pour défendre leur pou­voir d’achat et obte­nir de meilleures condi­tions de travail.

De la grève inter­pro­fes­sion­nelle du 5 octobre à la grève régio­nale du 16 novembre

En dépit des alertes de FO, la direc­tion n’avait cepen­dant pas pris la mesure du malaise, de la fatigue et du mécon­ten­te­ment des collègues.

En consé­quence, FO ESR a appe­lé à la grève le 16 novembre toutes les caté­go­ries de per­son­nels dans l’ensemble des éta­blis­se­ments du CROUS de Paris, sur la base d’une ving­taine de reven­di­ca­tions rela­tives aux rému­né­ra­tions, aux recru­te­ments, au res­pect des droits et sta­tuts exis­tants, au main­tien de l’action sociale… Exté­nués, mais exas­pé­rés, les agents ont répon­du présents !

Suc­cès de la grève : plus de 40 % de gré­vistes en res­tau­ra­tion, plus de 80 gré­vistes mani­festent sous les fenêtres de la direction !

La grève a été un incon­tes­table suc­cès : une dou­zaine de sites de res­tau­ra­tion étaient tout sim­ple­ment fer­més, beau­coup d’autres sites perturbés.

Plus de 80 gré­vistes se sont ras­sem­blés sous les fenêtres de la direc­tion : du jamais vu depuis 20 ans ! Ils ont scan­dé leurs reven­di­ca­tions et aus­si : « On n’est pas des objets ! Il faut nous res­pec­ter ! », « La peur au CROUS, c’est fini ! Les gré­vistes sont unis ! ». La direc­tion a dû accep­ter de rece­voir une délé­ga­tion qui pré­sen­te­rait l’ensemble des revendications.

Les avan­cées obte­nues par la délé­ga­tion reçue la semaine suivante

La délé­ga­tion, reçue le 25/11, a remis à la direc­tion un cahier de reven­di­ca­tions de 17 pages, chaque site ayant durant la semaine lis­té les pro­blèmes spé­ci­fiques et les reven­di­ca­tions affé­rentes. Plus de trois heures et demie de dis­cus­sion ont per­mis non seule­ment de pré­sen­ter les reven­di­ca­tions géné­rales, mais aus­si d’obtenir des avan­cées conséquentes.

D’ores et déjà, la direc­tion a dû concéder :

- que la prime excep­tion­nelle de 400€ soit éten­due à tous les sec­teurs d’activité (et non à la seule res­tau­ra­tion) pour les fonc­tion­naires et les contrac­tuels en CDI ;

qu’une somme équi­va­lente (inté­grée à leur rému­né­ra­tion indi­ciaire) soit accor­dée aus­si aux CDD de plus d’1 an (y com­pris les CDD perlés) ;

- que ces agents en CDD de + 1 an se voient pro­po­ser une CDI­sa­tion en 2022 ;

– que le tra­vail en déca­lé (soir et week-end) soit valo­ri­sé : indem­ni­té de + 400€ par an ;

- que le tra­vail d’été soit indem­ni­sé à hau­teur de +8€/jour travaillé.

Natu­rel­le­ment, la liste reste encore longue des reven­di­ca­tions à satis­faire et des garan­ties à obte­nir, notamment :

  • fin du blo­cage des paie­ments des heures sup­plé­men­taires et indem­ni­tés de remplacement
  • aug­men­ta­tion de la part fixe (non-modu­lable) du reli­quat de l’indemnité spé­ciale for­fai­taire des PO à 250€
  • reva­lo­ri­sa­tion signi­fi­ca­tive, géné­rale et homo­gène de l’IFSE des agents AENES et ITRF
  • recru­te­ment immé­diat sur les 60 postes actuel­le­ment vacants
  • fin de la poly­va­lence et des redé­ploie­ments d’un site à l’autre.Respect des fiches métiers et des sites d’affectation
  • fin des vio­lences, inti­mi­da­tions, dis­cri­mi­na­tions (racisme), har­cè­le­ment (sexuel). La loi du silence entre­te­nue par cer­tains direc­teurs d’unités de ges­tion doit cesser !
  • fin du blo­cage des demandes de formations
  • uti­li­sa­tion du reli­quat d’action sociale pour un panier de Noël
  • acces­si­bi­li­té des ser­vices cen­traux par mail ou téléphone
  • négo­cia­tion sur le quo­ta des dos­siers sociaux d’étudiants à trai­ter par chaque agent du ser­vice des bourses.

La délé­ga­tion a conclu la réunion en indi­quant que FO reste en attente des réponses pré­cises sur tous ces points, ain­si que sur toutes les reven­di­ca­tions par­ti­cu­lières conte­nues dans les 17 pages du cahier de revendication.

Avec leur syn­di­cat FO ESR, les per­son­nels du CROUS se sont mas­si­ve­ment mobi­li­sés, ils se sont orga­ni­sés, ils ont fait grève !

Ils ont lis­té pré­ci­sé­ment leurs reven­di­ca­tions, ils ont contraint la direc­tion à les écou­ter, ils ont obte­nu des avancées !

Une convic­tion les anime : « Sans notre mobi­li­sa­tion, qu’aurions-nous obtenu ?

Rien ! Alors on conti­nue à mettre la pression !! »

Les per­son­nels du CROUS ne lâche­ront pas !

Mon­treuil le 9 décembre 2021

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