Face aux pro­vo­ca­tions du pré­sident Macron, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se réunir dès la rentrée

25 Août, 2023Com­mu­ni­qué

Dans une inter­view, le pré­sident Macron s’est livré à une nou­velle offen­sive contre l’Ecole publique et le sta­tut des per­son­nels. Il a notam­ment décla­ré : « Il y a trop de vacances, et des jour­nées trop char­gées. Les élèves qu’on aura éva­lués, et qui en auront besoin, il faut qu’on puisse les faire ren­trer le 20 août pour leur per­mettre de faire du rattrapage. »

Alors que la France est un des pays euro­péens avec les vacances d’été les plus courtes, le pré­sident Macron estime donc qu’il fau­drait que les élèves en dif­fi­cul­té, et donc tout ou par­tie des ensei­gnants, reprennent le 20 août !

La FNEC FP-FO rap­pelle que 2 000 postes d’enseignants sont sup­pri­més lors de cette ren­trée sco­laire et que, lors du pre­mier quin­quen­nat Macron, 7 900 postes ont été sup­pri­més dans les lycées et collèges.

De ce fait, dans les écoles et les éta­blis­se­ments, les effec­tifs explosent, les rem­pla­ce­ments ne sont plus assu­rés, les ensei­gnants spé­cia­li­sés, et notam­ment ceux des RASED (réseaux d’aide spé­cia­li­sée aux élèves en dif­fi­cul­té) font défaut. Ce ne sont donc ni les vacances « trop longues » ni les jour­nées « trop char­gées » qui expliquent les dif­fi­cul­tés de cer­tains élèves, mais bien le manque de postes et la dégra­da­tion per­ma­nente des condi­tions de tra­vail des personnels !

Pour la FNEC FP-FO, la pro­po­si­tion du pré­sident Macron est une pro­vo­ca­tion, qui a le même conte­nu que celle de l’ex-ministre Peillon sur les rythmes sco­laires, face à laquelle les per­son­nels s’étaient mobi­li­sés en masse par la grève.

La FNEC FP-FO reven­dique deux mois de congés d’été pour les per­son­nels, l’arrêt des sup­pres­sions de postes et les créa­tions de postes néces­saires dans les écoles et les établissements.

Et pour rendre les concours ensei­gnants « attrac­tifs », il faut reva­lo­ri­ser les per­son­nels par une aug­men­ta­tion de 10% de la valeur du point d’indice ! Com­ment accep­ter les pro­pos du pré­sident Macron « Nous avons enga­gé une reva­lo­ri­sa­tion his­to­rique des ensei­gnants : c’est le cœur du pacte ensei­gnant » ? Le pacte, dont la FNEC FP-FO exige le retrait, c’est le contraire d’une reva­lo­ri­sa­tion : c’est tra­vailler plus pour perdre moins, c’est la remise en cause des statuts !

Déci­dem­ment, le pré­sident Macron se per­met toutes les provocations !

Il ose même décla­rer : « Sur la réforme du bac, nous sommes prag­ma­tiques et on ne peut pas avoir des épreuves aus­si tôt dans l’année. Dans les pro­chains jours, le ministre annon­ce­ra les ajus­te­ments que nous déci­de­rons à ce sujet »

Alors que depuis des années, les per­son­nels, avec la FNEC FP-FO, exposent les consé­quences catas­tro­phiques de la réforme du bac qu’il a lui-même ins­tau­rée avec son ex-ministre Blan­quer, le pré­sident vient de se rendre compte qu’il y a un problème !

Mais ce ne sont pas des « ajus­te­ments » que les per­son­nels attendent, c’est l’abrogation de la réforme du Bac, de la réforme du lycée, de Par­cour­sup et le retour à un bac natio­nal, ponc­tuel, ter­mi­nal et ano­nyme ! Ces reven­di­ca­tions étaient d’ailleurs au cœur de la confé­rence natio­nale sur le bac­ca­lau­réat orga­ni­sée par la FNEC FP-FO le 4 février 2022.

Dans cette situa­tion, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se réunir dans les écoles, les éta­blis­se­ments et les ser­vices dès la ren­trée pour déci­der de toutes les ini­tia­tives pour faire valoir leurs reven­di­ca­tions. La FNEC FP-FO a dépo­sé un pré­avis de grève cou­vrant la période de la rentrée.

Mon­treuil, le 24 août 2023

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.