Ensei­gnante sanc­tion­née pour une minute de silence pour les vic­times palestiniennes

23 Juin, 2025Com­mu­ni­qué

Madame la ministre,

Depuis 20 mois les per­son­nels de l’Éducation natio­nale et nos élèves sont hor­ri­fiés par le géno­cide en cours à Gaza per­pé­tré par le gou­ver­ne­ment israé­lien de M. Neta­nya­hu, par les mas­sacres, par les bom­bar­de­ments, par la des­truc­tion des écoles, des hôpi­taux, par les assas­si­nats quo­ti­diens d’enfants, par la famine, par le blo­cage de l’aide humanitaire…

C’est dans ce contexte que la rec­trice de l’académie de Dijon a déci­dé de sanc­tion­ner notre col­lègue de Sens qui avait pro­po­sé à ses élèves de lycée qui le sou­hai­taient de res­pec­ter une minute de silence en mémoire des vic­times pales­ti­niennes suite à un énième car­nage com­mis par l’armée israé­lienne à Gaza.

À aucun moment, comme vous l’avez pré­ten­du dans les médias avec des pro­pos qui ont par­ti­cu­liè­re­ment cho­qué les per­son­nels, notre col­lègue n’est « sor­tie du prin­cipe de neu­tra­li­té qui s’applique à nos ensei­gnants » ou a pris « une posi­tion poli­tique dans le conflit ».

Elle a juste fait preuve de l’humanisme, de la com­pas­sion les plus élé­men­taires et c’est à ce titre qu’elle a donc reçu un blâme assor­ti d’un cour­rier l’invitant à « adop­ter un com­por­te­ment exem­plaire » et à « se ressaisir ».

Cette sanc­tion est une honte. Elle ne passe pas chez les per­son­nels et leurs orga­ni­sa­tions syn­di­cales, en témoigne la vague de soli­da­ri­té qui s’exprime et s’amplifie depuis plu­sieurs semaines par la grève, par des rassemblements…

Mar­di 17 juin, à l’appel d’une large inter­syn­di­cale, plu­sieurs cen­taines de col­lègues étaient ras­sem­blés devant votre minis­tère pour exi­ger le ces­sez-le-feu à Gaza et la levée de toute sanc­tion contre notre col­lègue. Vous n’avez pas dai­gné rece­voir une délégation.

À nou­veau, mar­di 24 juin, nous serons pré­sents à 14h devant votre minis­tère, au côté de notre col­lègue et avec tous ceux qui la soutiennent.

Nous vous deman­dons à cette occa­sion de rece­voir une délégation.

Nous exi­geons la levée immé­diate de la sanc­tion infli­gée à notre collègue.

Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, à l’expression de ma par­faite considération.

Clé­ment Poullet,

Secré­taire géné­ral de la FNEC FP-FO

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De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

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