Demande d’audience sur les mesures issues des assises de la san­té scolaire

17 Nov, 2025Com­mu­ni­qué

Mon­sieur Le Ministre,

Lors de notre audience fédé­rale du 25 octobre 2025, vous avez indi­qué, concer­nant les mesures issues des assises de la san­té sco­laire : « Je confirme qu’il n’y a pour le moment pas de réforme de la san­té sco­laire. Tout n’est pas tranché ».

Pour­tant, sur le ter­rain, nous n’observons aucun recul sur les mesures des assises déci­dées par votre prédécesseur.

Bien au contraire, cette réforme est bien en marche dans les départements :

  • Le recru­te­ment des PsyEN conseillers tech­niques en san­té men­tale a été acté depuis plu­sieurs semaines. Plu­sieurs dépar­te­ments ont déjà recru­té ce per­son­nel et ont édi­té des fiches de postes qui cadrent leurs mis­sions, comme la contri­bu­tion à l’activité du pôle médi­co-social du dépar­te­ment, la par­ti­ci­pa­tion au recen­se­ment et au sui­vi de la mise en œuvre des pro­to­coles san­té men­tale, l’animation d’un réseau qui réunit les psy­cho­logues EDA et EDO sur le sujet de la san­té mentale…
  • Cer­taines réunions des pôles de “san­té, bien-être et pro­tec­tion de l’enfance” ont déjà eu lieu,
  • Les chefs d’établissements sont som­més de recru­ter des réfé­rents san­té men­tale sans pos­si­bi­li­té de nom­mer ni les ASS, ni les méde­cins, ni les INFENES, ni les PsyEN, par­fois via une appli­ca­tion qui leur pré­sente un menu dérou­lant avec uni­que­ment la pos­si­bi­li­té de nom­mer des ensei­gnants et aucun autre personnel.
  • Des PAP sans avis de méde­cins de l’Éducation Natio­nale sont mis en place alors que la cir­cu­laire du 22 jan­vier 2015 indique que cet avis est nécessaire.
  • Les éta­blis­se­ments sont tenus d’élaborer des pro­to­coles de santé
  • Dans le 1er degré, des direc­teurs et direc­trices d’école sont nom­més réfé­rents san­té men­tale pour tout ou par­tie d’une circonscription.

Pour la FNEC FP-FO et ses syn­di­cats, la mise en œuvre de mesures dépar­te­men­tales avec des déci­sions locales confirme la menace sur l’indépendance des pro­fes­sion­nels et le cadre natio­nal de nos mis­sions et statuts.

Mon­sieur le Ministre, vous avez annon­cé ne pas être là pour enga­ger de grandes réformes. Il est urgent de stop­per celle de la san­té sco­laire, car elle ne répond ni aux attentes ni aux besoins des élèves et des per­son­nels et elle aurait pour consé­quence à terme l’éclatement des sta­tuts et la dépar­te­men­ta­li­sa­tion des missions.

La FNEC FP-FO réaf­firme son refus des mesures des « assises » de la san­té sco­laire et son oppo­si­tion à la créa­tion de la fonc­tion de PsyEN Conseiller Tech­nique en san­té men­tale et au regrou­pe­ment des quatre corps des INFENES, ASS, PsyEN et méde­cins sous l’autorité du DASEN, à « l’officialisation » des glis­se­ments de mis­sions pour com­pen­ser la pénu­rie de personnel.

La FNEC FP-FO et ses syn­di­cats d’assistantes sociales, d’in­fir­mières, de méde­cins et de PsyEN sol­li­citent une audience sur ce sujet.

Veuillez rece­voir, Mon­sieur le Ministre, l’assurance de notre par­faite considération.

Clé­ment Poullet,

Secré­taire géné­ral, FNEC FP-FO

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

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Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

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