Demande d’au­dience de la FGF-FO et de la FNEC FP-FO pour une négo­cia­tion salariale

28 Sep, 2020Salaires

Mon­treuil, le 28 sep­tembre 2020

Mon­sieur Jean-Michel BLANQUER
Ministre de l’Education natio­nale
110 rue de Gre­nelle
75357 PARIS 07 SP

Objet : Demande d’audience pour une négo­cia­tion salariale

Mon­sieur le Ministre,

Nous avons pris connais­sance de votre agen­da social et de votre inten­tion de reprendre les consul­ta­tions, que vous pré­sen­tez comme la pour­suite de celles enta­mées en jan­vier 2019 dans le cadre du pro­jet de réformes des retraites. Dans ce que vous appe­lez le « Gre­nelle des pro­fes­seurs », vous avez annon­cé une enve­loppe de 400 mil­lions d’euros, soit 100 mil­lions de moins que ce qui était annon­cé en jan­vier 2019. Par ailleurs, vous avez indi­qué que cet abon­de­ment au bud­get serait des­ti­né à l’attribution de points d’indice sup­plé­men­taires aux pre­miers éche­lons de la grille des ensei­gnants, au finan­ce­ment des heures sup­plé­men­taires et des heures de for­ma­tion pen­dant les congés scolaires.

L’augmentation des trai­te­ments et des salaires est la reven­di­ca­tion cen­trale des per­son­nels de l’Education natio­nale. Le scé­na­rio du « Gre­nelle des pro­fes­seurs » n’est pas la réponse atten­due. Les ensei­gnants, épui­sés par une ren­trée chao­tique, ne peuvent pas et ne veulent pas tra­vailler plus pour gagner plus. Des mesures condui­sant à modi­fier les mis­sions et trans­fé­rer davan­tage de res­pon­sa­bi­li­tés vers les per­son­nels ne peuvent être consi­dé­rées comme une « revalorisation. ».

Enfin, qu’est-il pré­vu pour les autres per­son­nels de l’Education natio­nale ? La FNEC FP-FO, avec la FGF-FO, est atta­chée à la grille indi­ciaire unique de la Fonc­tion publique dans laquelle sont clas­sés l’ensemble des corps, grades et cadres d’emplois par caté­go­ries et s’oppose à toute ten­ta­tive de cas­ser cette uni­té. Par ailleurs, le gel du point d’indice depuis 10 ans a entraî­né une dégra­da­tion impor­tante du pou­voir d’achat de l’ensemble des per­son­nels et une pau­pé­ri­sa­tion d’une par­tie d’entre eux. Aujourd’hui, pour retrou­ver la valeur du point d’indice de jan­vier 2000, il fau­drait aug­men­ter celle-ci de 20%. Le simple rat­tra­page de la perte de pou­voir d’achat de ces vingt der­nières années implique donc d’augmenter la valeur du point d’indice de 20%.

C’est ce que la FNEC-FP-FO avec la fédé­ra­tion géné­rale des fonc­tion­naires FO exige aujourd’hui.

En outre, les per­son­nels de l’Education natio­nale ont été en pre­mière ligne pen­dant la crise. Ils attendent tous une aug­men­ta­tion de leur salaire et de leur trai­te­ment, en par­ti­cu­lier les plus pré­caires, les per­son­nels non-titu­laires et, notam­ment, les AESH dont le salaire est, en moyenne, infé­rieur au seuil de pau­vre­té. Il serait incom­pré­hen­sible et inac­cep­table d’opérer par­mi les per­son­nels un tri en fonc­tion de leur âge, de leur caté­go­rie ou de leur corps.

Les per­son­nels de la fonc­tion publique hos­pi­ta­lière ont obte­nu, par la mobi­li­sa­tion, 49 points d’indice sup­plé­men­taires. La mesure a été élar­gie aux agents ter­ri­to­riaux des EPHAD. Il est main­te­nant néces­saire de mettre en œuvre une amé­lio­ra­tion géné­rale de la grille unique de la fonc­tion publique, de manière à inté­grer les 49 points d’indice sup­plé­men­taires dans la grille, tout en res­pec­tant la pente et l’architecture géné­rale de cette grille. Pour les agents contrac­tuels qui ne béné­fi­cient d’aucune grille, leur aug­men­ta­tion doit être de 183 euros de manière à cor­res­pondre au com­plé­ment indi­ciaire obte­nu par les per­son­nels de la fonc­tion publique hos­pi­ta­lière. C’est ain­si que les per­son­nels de l’Education natio­nale pour­ront tous béné­fi­cier d’une réelle aug­men­ta­tion indi­ciaire sans contre­par­tie, sans aug­men­ta­tion du temps de tra­vail, sans refonte sta­tu­taire, sans remise en cause du Code des Pen­sions civiles et militaires.

Par consé­quent, nous deman­dons l’ouverture d’une véri­table négo­cia­tion sur les salaires des per­son­nels de l’Education natio­nale. Nous sol­li­ci­tons de votre part une audience sur cette ques­tion et sou­hai­tons qu’une délé­ga­tion de notre fédé­ra­tion soit reçue, avec Chris­tian Gro­lier, secré­taire géné­ral de la Fédé­ra­tion Géné­rale des Fonc­tion­naires FO.

Veuillez rece­voir, Mon­sieur le Ministre, l’assurance de notre par­faite considération.

Chris­tian GROLIER Clé­ment POULLET
Secré­taire géné­ral de la FGF-FO Secré­taire géné­ral de la FNEC FP ‑FO

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.