Concertation sur « l’attractivité du métier enseignant » la FNEC FP-FO réaffirme ses revendications

Alors que les per­son­nels font face à une ren­trée par­ti­cu­liè­re­ment chao­tique, notam­ment mar­quée par le manque criant de postes et une dégra­da­tion sans pré­cé­dent de leurs condi­tions de tra­vail, le ministre Attal a réuni les orga­ni­sa­tions syn­di­cales mer­cre­di 13 sep­tembre pour une concer­ta­tion qui avait un air de déjà-vu… Après avoir indi­qué qu’il s’inscrivait dans la conti­nui­té des réformes de ses pré­dé­ces­seurs, le ministre pré­tend rendre attrac­tif le « métier » ensei­gnant avec trois chan­tiers : l’évolution de car­rière, les condi­tions de tra­vail, la for­ma­tion initiale.

Retrait du Pacte ! 10% d’augmentation du point d’indice pour tous sans contrepartie !

Alors que toutes les orga­ni­sa­tions syn­di­cales pré­sentes ont réaf­fir­mé dans une décla­ra­tion com­mune « leur refus du Pacte » et l’exigence « d’une aug­men­ta­tion signi­fi­ca­tive du point d’indice en ce contexte de forte infla­tion », la FNEC FP-FO a rap­pe­lé que tous les per­son­nels voient leur pou­voir d’achat s’effondrer. Les enga­ge­ments du can­di­dat E. Macron d’augmenter de 10 % tous les ensei­gnants étaient de l’enfumage, puisque c’est pour une majo­ri­té seule­ment 92€ d’indemnitaire en plus pour solde de tout compte. La FNEC FP-FO reven­dique 10% d’augmentation du point d’indice tout de suite sans contre­par­tie et l’ouverture de négo­cia­tions pour rat­tra­per la perte de pou­voir d’achat, ain­si que le retrait du Pacte, mas­si­ve­ment reje­té par les personnels.

Arrêt des contre-réformes ! Défense du Sta­tut ! Créa­tion des postes nécessaires !

Sur le sujet des condi­tions de tra­vail, la liste des reven­di­ca­tions est longue tant les attaques por­tées ces der­nières années sont nom­breuses : réforme des retraites qui impose 2 ans ferme à tous, sup­pres­sion de 2000 postes à la ren­trée, inclu­sion sys­té­ma­tique et for­cée qui remet en cause les postes spé­cia­li­sés et le droit pour tous les élèves à un ensei­gne­ment adap­té, éva­lua­tion per­ma­nente, for­ma­tion pen­dant les vacances, Loi Ril­hac, réforme du Bac­ca­lau­réat et Par­cour­sup… La FNEC FP-FO a exi­gé le retrait de toutes ces mesures.

Sur le Bac­ca­lau­réat, le ministre a indi­qué avoir pris en compte une demande des per­son­nels avec le report des épreuves de spé­cia­li­tés en juin, ce qui est bien loin de résoudre les pro­blèmes pour la FNEC FP-FO. Concer­nant l’inclusion, le ministre a recon­nu que c’était un enjeu majeur et une pré­oc­cu­pa­tion et « qu’il n’était pas nor­mal que les élèves trop com­pli­qués pour être accueillis dans les éta­blis­se­ments médi­co-sociaux se retrouvent sco­la­ri­sés en classe banale ». La FNEC FP-FO reven­dique l’abandon de l’acte 2 de l’Ecole inclu­sive, l’arrêt du dogme de l’inclusion sys­té­ma­tique et for­cée, la défense de l’enseignement spé­cia­li­sé et la créa­tion de tous les postes nécessaires.

For­ma­tion ini­tiale : pour le retour à un recru­te­ment au niveau licence sous Statut

Le ministre est reve­nu sur son annonce de retour aux écoles nor­males tout en pré­ci­sant qu’il ne remet­trait pas en cause la mas­te­ri­sa­tion… Il recon­naît que le concours à BAC +5 a réduit le nombre de can­di­dats et que la charge de tra­vail deman­dée aux sta­giaires est exces­sive. Il faut selon lui garan­tir la qua­li­té de l’enseignement, que ce soit par voie de concours ou d’autres voies. Il a indi­qué que le minis­tère assu­me­rait les impli­ca­tions bud­gé­taires de ces déci­sions. La FNEC FP-FO a indi­qué qu’elle reven­dique le recru­te­ment au niveau licence mais qu’il ne pou­vait y avoir d’autre voie accep­table que le concours et le recru­te­ment sous sta­tut. Elle reven­dique le recru­te­ment de la tota­li­té des listes com­plé­men­taires, dans tous les corps, et leur exten­sion. Elle a deman­dé au ministre d’intervenir pour stop­per les for­ma­tions orga­ni­sées pen­dant les vacances pour les sta­giaires à temps plein et exi­ger que ces for­ma­tions sta­tu­taires se tiennent sur les obli­ga­tions régle­men­taires de service.

L’heure est à la pré­pa­ra­tion de la mobilisation

La tota­li­té des fédé­ra­tions syn­di­cales est oppo­sée au Pacte et reven­dique « de véri­tables aug­men­ta­tions sala­riales en par­ti­cu­lier par une aug­men­ta­tion signi­fi­ca­tive du point d’indice pour tous les per­son­nels dans ce contexte de forte inflation »

La FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se réunir pour réaf­fir­mer ces reven­di­ca­tions et dis­cu­ter des moyens de les faire aboutir :

  • 10% d’augmentation pour tous, tout de suite !
  • Aban­don du Pacte !
  • Arrêt des contre-réformes !

En obte­nant jusqu’à 15 % d’augmentation de salaire par la grève dure, les agents de sécu­ri­té d’aéroport au Royaume- Uni, les ensei­gnants écos­sais et les che­mi­nots alle­mands ne montrent-ils pas la voie qu’il faut suivre ?

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