8 janvier 2025

2 min de lecture

Vœux 2025 d’Elisabeth Borne : Vous n’avez rien compris !

Le 6 jan­vier, Éli­sa­beth Borne, ministre de l’Éducation natio­nale du gou­ver­ne­ment Bay­rou, ultra-mino­ri­taire et illé­gi­time, a adres­sé ses vœux aux personnels.

Elle y déclare notam­ment que « ces der­niers mois, nous avons aus­si fait face à une insta­bi­li­té poli­tique. Elle a com­pro­mis l’adoption du bud­get de l’Etat, et donc de nos minis­tères, et frei­né cer­taines réformes. Par­mi elles, je sais que cer­taines n’ont pas été com­prises. C’est pour­quoi j’aurai à cœur de venir à votre ren­contre, de vous écou­ter, et de pour­suivre avec vous le dia­logue. ».

Pour la ministre, le pro­blème à l’Éducation natio­nale ne serait donc pas le manque de per­son­nels comme consé­quence des sup­pres­sions de postes, ce ne serait pas les classes sur­char­gées, la dégra­da­tion conti­nue des condi­tions de tra­vail du fait du gel du point d’indice et de l’accumulation des mesures atta­quant les sta­tuts et mis­sions des personnels…

De même, la cause de « l’instabilité poli­tique », ne rési­de­rait pas dans le coup de force anti­dé­mo­cra­tique du pré­sident Macron qui, refu­sant d’admettre sa défaite aux élec­tions de 2024, nomme au gou­ver­ne­ment des ministres reje­tés par les urnes, mais dans le fait que les sala­riés ne com­pren­draient pas les réformes ?

Et pour remé­dier à cette incom­pré­hen­sion, la ministre pré­tend aujourd’hui « pour­suivre (…) le dia­logue » ? Mais de qui se moque-t-on ?

Le dia­logue ? Quel dia­logue ? Celui par exemple pro­po­sé par le Pre­mier ministre Bay­rou, avec le sou­tien du MEDEF, sur la ques­tion des retraites ? Pour ins­tru­men­ta­li­ser les orga­ni­sa­tions syn­di­cales dans l’unique but de pour­suivre sa poli­tique anti­so­ciale ? Et pour­quoi pas au pas­sage refour­guer « la réforme par points » qui condui­rait, après le recul à 64 ans, à réduire consi­dé­ra­ble­ment le niveau des pensions ?

N’en déplaise à madame Borne, les per­son­nels, comme les 61 % qui sou­haitent aujourd’hui la démis­sion de Macron, ont très bien com­pris que les contre-réformes suc­ces­sives visent à démo­lir pierre par pierre la moindre conquête sociale (retraites, Sécu­ri­té sociale, ser­vices publics…), afin d’imposer à tous la baisse du « coût du tra­vail » au compte des agences de nota­tion et des mar­chés financiers.

Ils ne veulent plus de ces pas­sages en force per­ma­nents qui frac­turent la socié­té et pro­voquent le chaos. Ils veulent la satis­fac­tion de leurs revendications :

  • Abro­ga­tion de la réforme des retraites Macron-Borne !
  • Aug­men­ta­tion des salaires et du point d’indice : 10 % tout de suite !
  • Retrait de toutes les mesures qui détruisent l’École publique, du « choc des savoirs » à la réforme Grand­jean des lycées pro­fes­sion­nels en pas­sant par l’acte 2 de l’École inclu­sive, l’acte 2 de l’autonomie et la mise en défi­cit des universités !
  • Annu­la­tion de toutes les sup­pres­sions de postes et créa­tions de tous les postes nécessaires !

À l’heure où le gou­ver­ne­ment Bay­rou – en sur­sis – annonce un bud­get d’austérité de 50 mil­liards d’euros, la FNEC FP-FO entend bien construire avec les per­son­nels la grève jusqu’à satis­fac­tion des revendications !

Document

PDF

Vœux 2025 d’Elisabeth Borne : Vous n’avez rien compris !

Dernières actualités

Action, Communiqués

8 octobre 2026

Lycées et uni­ver­si­tés blo­qués, marée humaine dans les rues : la mobi­li­sa­tion s’am­pli­fie, alors que le Pre­mier ministre n’a appor­té aucune réponse concrète. Des AG étu­diantes évoquent une « marche vers Mati­gnon » le 13 octobre, et la FNEC FP-FO appelle à la grève ce jour-là.

Action, Communiqués

6 octobre 2026

Près de 2 000 lycées blo­qués, des cen­taines de mil­liers de jeunes dans la rue : la mobi­li­sa­tion du 6 octobre a pris une ampleur his­to­rique. Le Pre­mier ministre a annon­cé une demi-jour­née bana­li­sée, mais main­tient 1 588 sup­pres­sions de postes !

Communiqués

6 octobre 2026

Un décret sur les ques­tion­naires VSS, pré­sen­té comme une prio­ri­té de pro­tec­tion de l’en­fance, n’a recueilli aucune voix favo­rable au CSE du 1er octobre. Pour­quoi la FNEC FP-FO a‑t-elle voté contre, et que pro­pose-t-elle à la place pour pro­té­ger réel­le­ment les élèves ? Décou­vrez ses argu­ments et ses reven­di­ca­tions dans l’ar­ticle complet.