STOP ! Abro­ga­tion de Par­cour­sup ! Abro­ga­tion du SNU ! Non à l’embrigadement !

16 Juil, 2025Com­mu­ni­qué

103 000 can­di­dats sans affec­ta­tion dans l’enseignement supé­rieur le 10 juillet (dont 50 826 lycéens, 34

826 étu­diants et 17 930 can­di­dats sco­la­ri­sés à l’étranger), soit 18 000 de plus qu’en juillet 2024, c’est le bilan de la prin­ci­pale phase d’admission sur Par­cour­sup pour la ses­sion 2025.

Depuis l’ouverture de la pla­te­forme en jan­vier 2018, ce sont tous les ans des dizaines de mil­liers de lycéens et étu­diants qui sont ain­si lais­sés au bord de la route. Une honte !

Dans la conti­nui­té des décla­ra­tions du ministre de l’Enseignement supé­rieur, P. Bap­tiste, le 2 juin der­nier, le minis­tère de l’Éducation natio­nale conti­nue à consi­dé­rer que tout va bien puisque « 574 850 bache­liers (sur 649 647 lycéens ins­crits) ont reçu au moins une pro­po­si­tion d’admission et 141 796 étu­diants (sur 183 012) une pro­po­si­tion de réorien­ta­tion, soit près de 9 lycéens sur 10 et 8 étu­diants sur 10 ».

Pour la FNEC FP-FO, la réa­li­té c’est que Par­cour­sup n’est rien d’autre qu’une machine à trier, une machine à bar­rer la route aux études supé­rieures et à broyer la jeunesse !

Le fait est que pour Macron et ses ministres, à l’heure de la marche à la guerre, la prio­ri­té n’est pas de garan­tir aux jeunes l’égal accès aux études de leur choix.

Dans son dis­cours aux armées, le 13 juillet à l’Hôtel de Brienne, le pré­sident de la Répu­blique, après avoir expli­qué que « nous vivons un moment de bas­cule » mar­qué par « la per­ma­nence d’une menace russe aux fron­tières de l’Europe », et par le « retour du fait nucléaire, de la pro­li­fé­ra­tion des conflits majeurs », décla­rait que « l’on doit don­ner à la jeu­nesse un nou­veau cadre pour ser­vir, selon d’autres moda­li­tés, au sein de nos armées » et qu’à ce titre il annon­ce­rait à l’automne ses orien­ta­tions et déci­sions « sur l’avenir du SNU, l’organisation, la mobi­li­sa­tion de notre jeu­nesse comme de nos réserves ».

Publiée le len­de­main même des décla­ra­tions pré­si­den­tielles, la Revue Natio­nale Stra­té­gique 2025, éla­bo­rée par le secré­ta­riat géné­ral de la défense du Pre­mier ministre (SGDSN), enfonce le clou.

Au nom du « réar­me­ment moral de la Nation pour faire face aux crises », ses auteurs fixent comme objectif

« d’acculturer près de dix mil­lions de jeunes de 13 à 25 ans aux enjeux de la défense et de sécu­ri­té natio­nale », ce qui passe notam­ment par « l’adaptation des dis­po­si­tifs adres­sés aux jeunes (classes et lycées enga­gés, esca­drilles air jeu­nesse, cadets de la sécu­ri­té civile, ser­vice civique, etc.), pour répondre au besoin de struc­tu­rer un conti­nuum de l’engagement tout au long de la vie et faire émer­ger une culture de la rési­lience dès le plus jeune âge ».

C’est donc clair : pour Macron et son gou­ver­ne­ment de va-t-en-guerre, l’avenir de la jeu­nesse, c’est de pré­pa­rer la guerre !

La FNEC FP-FO refuse caté­go­ri­que­ment la mili­ta­ri­sa­tion de la jeu­nesse. Pour la FNEC FP-FO, la place des jeunes est à l’École, dans les col­lèges, les lycées, les lycées pro­fes­sion­nels et les uni­ver­si­tés pour accé­der à l’instruction et à des diplômes natio­naux, des qua­li­fi­ca­tions, pas dans des lieux d’embrigadement dans la logique de pré­pa­ra­tion à la guerre ! Cela nécessite :

  • L’abrogation immé­diate de la réforme Blan­quer du lycée et du bac­ca­lau­réat, l’abrogation de Par­cour­sup et le réta­blis­se­ment du bac comme pre­mier grade universitaire !
  • L’abrogation pure et simple du SNU et aban­don des « classes défense » et des « classes enga­gées » ! 

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.