San­té men­tale, « grande cause natio­nale » ? Non à l’enfumage gou­ver­ne­men­tal, Oui à la satis­fac­tion des revendications !

9 Mai, 2025Com­mu­ni­qué

Le Gou­ver­ne­ment dit faire de la san­té men­tale la « grande cause natio­nale de 2025 ». Dans un contexte de mépris et de répres­sion de la jeu­nesse, de des­truc­tion des ser­vices publics et des nou­velles annonces d’économies, qui pour­rait le croire ?

D’après un son­dage Ipsos de mars 2025, 45% des ado­les­cents seraient poten­tiel­le­ment concer­nés par des troubles de l’anxiété et 40% des ado­les­cents seraient poten­tiel­le­ment concer­nés par des symp­tômes dépres­sifs plus ou moins sévères.

Et com­ment en serait-il autrement ?

Les jeunes ont vécu le COVID, vivent la menace cli­ma­tique, constatent l’accroissement des inéga­li­tés et entendent le pré­sident Macron répé­ter depuis 2020 « nous sommes en guerre ». La jeu­nesse devrait être témoin silen­cieux des mas­sacres à Gaza ou subir une répres­sion féroce dès qu’ils se mobi­lisent pour la paix ou leur droit aux études.

A l’école, ils endurent les contre-réformes, avec en par­ti­cu­lier la réforme Blan­quer du lycée qui sup­prime le groupe classe, le Bac Blan­quer qui génère une pres­sion per­ma­nente et Par­cour­sup qui laisse des mil­liers de jeunes sur le carreau.

Dans cette socié­té par­ti­cu­liè­re­ment anxio­gène, que répond le gouvernement ?

Dans ce contexte de déve­lop­pe­ment des conflits, et d’ins­tal­la­tion d’une « culture de guerre », le pré­sident Macron s’acharne à vou­loir géné­ra­li­ser le SNU, pour embri­ga­der la jeunesse.

Suite à la tra­gé­die de Nantes ayant entraî­né le décès effroyable d’une lycéenne, Bru­no Retailleau a par­lé d’un « ensau­va­ge­ment de la socié­té » et Fran­çois Bay­rou a deman­dé une « inten­si­fi­ca­tion des contrôles mis en place au sein et aux abords des éta­blis­se­ments sco­laires », et envi­sage l’ins­tal­la­tion de por­tiques à l’en­trée des éta­blis­se­ments. Il pré­voit aus­si par­mi d’autres mesures d’autoriser les chefs d’établissement, adjoints ou CPE à pro­cé­der à « la fouille des effets per­son­nels » des élèves.

Ils ont liqui­dé la méde­cine sco­laire et la pédo­psy­chia­trie. C’est cette poli­tique qui conduit à la barbarie !

Alors que le bud­get Bay­rou d’austérité et les 40 mil­liards d’économies à venir étranglent l’Éducation natio­nale et de l’Université au pro­fit de l’économie de guerre, toutes les mesures ont la même logique : impo­ser tou­jours plus de tâches aux per­son­nels avec tou­jours moins de moyens.

L’an der­nier, le minis­tère a mis en place un « pro­to­cole de secou­risme de san­té men­tale » qui doit dési­gner dans chaque éta­blis­se­ment ou cir­cons­crip­tion « une équipe res­source » pour faire face à « la dégra­da­tion de la san­té men­tale des enfants et des jeunes » en lieu et place des per­son­nels formés.

Le gou­ver­ne­ment convoque les « assises de la san­té sco­laire ». La FNEC FP-FO a déci­dé de les boy­cot­ter ! Les pro­jets ont pour but de faci­li­ter la mutua­li­sa­tion des moyens d’infirmières sco­laires, de méde­cins sco­laires, d’assistantes sociales et de PsyEN et l’interchangeabilité de ces corps. Les pro­jets minis­té­riels remettent en cause les sta­tuts et leur cadre natio­nal pour faci­li­ter la décen­tra­li­sa­tion, mais sans répondre aux reven­di­ca­tions en termes de postes et de moyens des struc­tures publiques de san­té men­tale (CMP, CMPP…).

La FNEC FP-FO estime qu’il faut des mil­liers de postes et consi­dère urgente la mobi­li­sa­tion de tous les per­son­nels dans l’action com­mune la plus large pour reven­di­quer les moyens en postes d’infirmières, de méde­cins, d’assistantes sociales, d’enseignants spé­cia­li­sés, de PsyEN, de CPE, et des AESH et AED avec de vrais sta­tuts pour per­mettre de faire face à l’explosion des besoins.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.