Reven­di­ca­tions AESH

10 Avr, 2025AESH, Com­mu­ni­qué

à l’attention de Madame Éli­sa­beth Borne, ministre de l’Éducation nationale,

de l’Enseignement supé­rieur et de la Recherche

Objet : Reven­di­ca­tions AESH

Madame la ministre de l’Éducation Nationale,

Depuis des années, la FNEC FP-FO sou­tient le com­bat des AESH contre la pré­ca­ri­té et pour l’obtention d’un sta­tut, d’un vrai salaire, pour l’abandon des PIAL et des PASet pour que vingt- quatre heures d’accompagnement deviennent leurs ORS à temps plein.

Depuis des années, à part quelques reva­lo­ri­sa­tions et la créa­tion d’une indem­ni­té, leur per­met­tant tout juste de suivre les évo­lu­tions du SMIC, force est de consta­ter que ces per­son­nels, qui repré­sentent à ce jour l’équivalent du deuxième corps de l’Éducation natio­nale, demeurent dans une situa­tion de pré­ca­ri­té inte­nable. Elles subissent des temps incom­plets, vivent pour beau­coup en des­sous du seuil de pau­vre­té et leurs condi­tions de tra­vail, du fait de la mutua­li­sa­tion, les conduisent à une souf­france que vous ne pou­vez igno­rer, puisqu’elles vous sai­sissent par mil­liers au tra­vers les registres de san­té et sécu­ri­té au travail.

En novembre der­nier, une inter­syn­di­cale com­po­sée de la FNEC FP-FO, la FSU, le SNALC, la CGT, et SUD sai­sis­sait mon­sieur le ministre délé­gué Alexandre Por­tier d’une demande d’audience pour dis­cu­ter de ces élé­ments et rap­pe­lant les reven­di­ca­tions : « créa­tion d’un sta­tut de la fonc­tion publique de caté­go­rie B, aug­men­ta­tion réelle et signi­fi­ca­tive des rému­né­ra­tions sur toute la car­rière, garan­tie de pou­voir tra­vailler à temps com­plet sur la base d’un accom­pa­gne­ment élève de 24 heures, aban­don des PIAL et de la mutua­li­sa­tion des moyens. »

Madame la ministre, la FNEC FP-FO a sui­vi atten­ti­ve­ment votre inter­ven­tion du 5 mars der­nier à l’Assemblée natio­nale. Nous sommes atten­tifs au consen­sus poli­tique qui se dégage sur l’urgence de voir les AESH accé­der à un sta­tut de la Fonc­tion publique, car répond aux reven­di­ca­tions sta­tu­taires et finan­cières his­to­riques de ces der­nières comme de l’intersyndicale.

En revanche, nous sommes cho­qués par vos pro­pos ten­dant à attri­buer aux noti­fi­ca­tions des MDPH l’éclatement de lemploi du temps des AESH et, par­tant, laggra­va­tion de leurs condi­tions de tra­vail. Madame la ministre, la cause pre­mière de la souf­france au tra­vail des AESH repose dans votre poli­tique d’inclusion sys­té­ma­tique et for­cée et de mutua­li­sa­tion des moyens, leur pré­ca­ri­té repose sur leurs salaires indé­cents et les temps incom­plets impo­sés qui les conduisent à cumu­ler les contrats/emplois/petits boulots.

Fidèle au com­bat des AESH, la FNEC FP-FO vous demande de consi­dé­rer enfin ces per­son­nels à la hau­teur de leur rôle essen­tiel pour le ser­vice public d’éducation en accé­dant à leur demande de créa­tion d’un sta­tut avec un vrai salaire et en aban­don­nant la poli­tique de mutua­li­sa­tion des moyens qui créent tant de souf­france à tra­vers les PIAL et la géné­ra­li­sa­tion des PAS.

Nous por­te­rons ces demandes lorsque vous nous rece­vrez le 24 avril.

Je vous prie de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de ma par­faite considération.

Clé­ment Poul­let, Secré­taire géné­ral de la FNEC FP-FO

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Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.