Pour nos retraites, nos salaires, nos sta­tuts : Retrait de la réforme Macron-Borne et du « pacte » Ndiaye !

5 Avr, 2023Com­mu­ni­qué, Reforme retraites, Retraites

Comme le pré­sident Macron, le ministre de l’Éducation natio­nale vou­drait « pas­ser à autre chose ».

Il vient de décla­rer que des annonces seront faites dans une quin­zaine de jours sur la « reva­lo­ri­sa­tion » des pro­fes­seurs. Il confirme sur­tout son pro­jet de mettre en place le « pacte » avec les ensei­gnants, qui vise à ins­ti­tuer une rému­né­ra­tion liée à des tâches sup­plé­men­taires, donc à cas­ser les statuts.

Concer­nant les rem­pla­ce­ments, il n’hésite pas à par­ler d’annualisation des heures de cours.

Le ministre fait mine d’ignorer que la tota­li­té des syn­di­cats a quit­té les groupes de tra­vail sur son « pacte ». Il mul­ti­plie les « concer­ta­tions », par exemple sur la réforme du col­lège, pré­vue le 5 avril, pour dis­cu­ter de la sup­pres­sion de la tech­no­lo­gie, de l’envoi des pro­fes­seurs des écoles dans les col­lèges sur des mis­sions qui ne sont pas dans leur sta­tut, et tou­jours dans le cadre du « pacte » ! Là encore, la FNEC FP-FO a pro­po­sé aux autres fédé­ra­tions de quit­ter ces discussions.

Comme Macron, le ministre méprise la colère légi­time des per­son­nels qui ont fait grève contre la réforme des retraites : selon Ndiaye, les ensei­gnants se tiennent à l’écart de la mobi­li­sa­tion « car la réforme des retraites ne change pas radi­ca­le­ment les choses pour eux ».

Si peu : la réforme des retraites, ce sont deux ans ferme pour tout le monde, c’est l’accélération de la réforme Tou­raine qui aug­mente la durée de coti­sa­tion et baisse auto­ma­ti­que­ment le niveau des pen­sions. Avec les effets de décote, ce sont des dizaines voire des cen­taines d’euros en moins par mois pour de nom­breux col­lègues. En outre, la réforme pro­gramme la sup­pres­sion de tous les régimes, dont le Code des pen­sions civiles et mili­taires, donc la fin du cal­cul de la pen­sion sur les 6 der­niers mois.

Et le ministre pré­tend que l’impact de la réforme sur les ensei­gnants serait « rela­ti­ve­ment gérable » !

Le mépris, les pro­vo­ca­tions, les pas­sages en force, la répres­sion n’y changent rien… Le pré­sident et ses ministres ne par­viennent pas à « pas­ser à autre chose », car les sala­riés et la jeu­nesse ne désarment pas.

L’intersyndicale non plus ne désarme pas, et c’est l’exigence du retrait de la réforme qu’elle ira por­ter ce 5 avril à Mati­gnon, n’en déplaise à Mme Borne !

Le gou­ver­ne­ment com­mence à lâcher du lest en renon­çant au Ser­vice Natio­nal Uni­ver­sel obli­ga­toire, en déblo­quant un demi-mil­liard d’euros pour les bourses d’études, ou en annon­çant la réin­té­gra­tion des soi­gnants sus­pen­dus. C’est l’affolement. La réforme Macron-Borne ne tient plus qu’à un fil !

La FNEC FP-FO appelle à pour­suivre la mobi­li­sa­tion pour arra­cher son retrait et mettre un coup d’arrêt à leurs réformes des­truc­trices : pour le retrait du « pacte », pour l’augmentation des salaires sans contre­par­tie, pour l’augmentation du point d’indice a mini­ma à hau­teur de l’inflation.

La FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se réunir pour orga­ni­ser la grève jusqu’au retrait 

À l’appel de l’intersyndicale natio­nale : TOUS EN GRÈVE LE 6 AVRIL !

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

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