Nul besoin de concer­ta­tions locales pour répondre aux reven­di­ca­tions des personnels

17 Oct, 2022Com­mu­ni­qué

Dans de nom­breuses écoles et éta­blis­se­ments, des concer­ta­tions sont pro­po­sées par les auto­ri­tés hié­rar­chiques, sous des moda­li­tés diverses. La FNEC FP-FO rap­pelle leur carac­tère facul­ta­tif, rap­pe­lé par le ministre, notam­ment suite à nos interpellations.

Elles s’accompagnent par­fois de temps libé­ré pour pou­voir les effec­tuer ain­si que d’une forme « d’intéressement » puisque les par­ti­ci­pants à ces concer­ta­tions et autres pro­jets « inno­vants » pour­raient béné­fi­cier de sommes pré­vues par le fonds d’in­no­va­tion péda­go­gique (FIP), avec une enve­loppe de 300 mil­lions d’euros d’ici 2025 et qui pour­rait atteindre 500 mil­lions d’euros en 2027, pour finan­cer ces projets.

Ain­si :

  • Alors que le blo­cage des salaires face à l’inflation galo­pante enté­rine un effon­dre­ment sans pré­cé­dent du pou­voir d’achat des personnels ;
  • Alors que le ministre pré­voit la sup­pres­sion de 2000 postes d’enseignants à la ren­trée prochaine ;
  • Alors que le ministre pro­pose des « reva­lo­ri­sa­tions » indi­gentes et un pacte qui consiste à « tra­vailler plus », comme rem­pla­cer les col­lègues absents ou sur­veiller les élèves pen­dant la pause déjeu­ner, pour « perdre moins », 500 mil­lions seraient mira­cu­leu­se­ment déblo­qués ! … Mais pour quoi faire ?

Le gou­ver­ne­ment pour­suit sa logique de ter­ri­to­ria­li­sa­tion de l’École avec ses « concer­ta­tions à l’échelle des écoles pour construire des pro­jets péda­go­giques si pos­sible inno­vants dans la fou­lée de ce qui se fait à Mar­seille actuel­le­ment dans l’expérimentation menée au sein de 59 écoles ».

Mar­seille, ce sont des fonds pour des écoles volon­taires et sous condi­tions qui servent à finan­cer le « pro­jet inno­vant », pro­jet auquel les ensei­gnants de l’é­cole doivent sous­crire sous peine de mou­ve­ment impo­sé. Dans ce cadre-là, les direc­teurs des écoles concer­nés ont fait par­tie des jurys qui devaient « recru­ter » les ensei­gnants pos­tu­lant sur ces écoles et ces « pro­jets ». La suite logique, c’est « l’éviction » des per­son­nels qui ne seraient pas suf­fi­sam­ment impliqués.

Il s’agirait de lier les écoles et les éta­blis­se­ments à des contrats d’objectifs, sou­mis aux éva­lua­tions, les deux pro­ces­sus étant natu­rel­le­ment imbri­qués. Et comme pour les éva­lua­tions, le pro­jet intè­gre­rait le cadre sco­laire et péri­sco­laire, asso­ciant à la concer­ta­tion et au pro­jet la « com­mu­nau­té édu­ca­tive » : parents, élus locaux et associations…

Et cela au mépris du sta­tut des per­son­nels et du droit pour les élèves à la même ins­truc­tion dans tout le pays.

Tout comme la confé­dé­ra­tion FO, qui ne par­ti­cipe pas Conseil Natio­nal de la Refon­da­tion du pré­sident Macron, la FNEC FP-FO refuse la logique des concer­ta­tions ter­ri­to­riales qui n’ont pour seul but que de pré­pa­rer de nou­velles expé­ri­men­ta­tions et dérèglementations.

Pour la FNEC FP-FO, le seul « pro­jet inno­vant » doit être de répondre aux reven­di­ca­tions des per­son­nels ! Le cadre natio­nal doit être pré­ser­vé car c’est le seul moyen de garan­tir une éga­li­té de trai­te­ment entre les per­son­nels et le même droit à l’instruction pour les élèves !

Le cadre natio­nal doit être pré­ser­vé car c’est le Sta­tut natio­nal qui est dans la ligne de mire du gou­ver­ne­ment et de notre minis­tère ! Nul besoin de concer­ta­tions locales pour répondre aux reven­di­ca­tions des personnels !

Mon­treuil, le 17 octobre 2022

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