NON aux PAS ! Un Sta­tut et un vrai salaire pour les AESH !

9 Mai, 2025Com­mu­ni­qué

Une pro­po­si­tion de loi visant à ren­for­cer l’in­clu­sion sco­laire des élèves en situa­tion de han­di­cap, com­por­tant notam­ment la géné­ra­li­sa­tion à tous les dépar­te­ments de « pôles d’ap­pui à la sco­la­ri­té » (PAS) d’i­ci sep­tembre 2027 a été adop­tée le 5 mai 2025 à l’Assemblée nationale.

Alors que 24000 élèves qui devraient être sco­la­ri­sés dans les éta­blis­se­ments sociaux et médi­co-sociaux (ESMS) ne s’y trouvent tou­jours pas faute de place, que les AESH vivent tou­jours dans la pré­ca­ri­té sous le seuil de pau­vre­té et que leurs condi­tions de tra­vail ne cessent de se dégra­der avec les PIAL qui les mutua­lisent pour ten­ter de mas­quer le manque de moyens, le gou­ver­ne­ment n’a pas de prio­ri­té plus urgente que de géné­ra­li­ser les PAS… Avec quel objectif ?

Avec les PAS, contour­ner les noti­fi­ca­tions de la MDPH et « coa­cher » les ensei­gnants au lieu de prendre en charge les élèves à besoins particuliers

L’objectif des PAS est double. Les PAS visent d’une part à rem­pla­cer à terme les PIAL. Selon les mots du minis­tère, « le PAS per­met à l’Éducation natio­nale de reprendre la main sur une par­tie des réponses à appor­ter pour les élèves à besoins par­ti­cu­liers avant sol­li­ci­ta­tion de la MDPH ». En effet, tou­jours selon le minis­tère, « le PIAL est un ser­vice de ges­tion quan­ti­ta­tive des emplois du temps des AESH, tri­bu­taire de la res­source humaine dis­po­nible. » Autre­ment dit, s’il n’y a pas assez de res­source humaine dis­po­nible (ce qui est le cas vu la dif­fi­cul­té à recru­ter des AESH), contour­nons les noti­fi­ca­tions donc les besoins !

D’autre part, les PAS seraient consti­tués d’un ensei­gnant spé­cia­li­sé de l’É­du­ca­tion natio­nale et d’un édu­ca­teur spé­cia­li­sé. On vide ain­si les classes spé­cia­li­sées de leurs ensei­gnants et les ESMS de leurs édu­ca­teurs spé­cia­li­sés pour « coa­cher » les ensei­gnants de milieu ordi­naire confron­tés à l’inclusion d’élèves qui relèvent de classes ou struc­tures spé­cia­li­sées ou adap­tées, selon la méthode bien connue du « dites-moi de quoi vous avez besoin, je vous expli­que­rai com­ment vous en passer… »

L’objectif de 500 PAS à la ren­trée 2025 est ain­si affi­ché. 500 PAS… avec 470 sup­pres­sions de postes dans le pre­mier degré… Ce sont encore des classes qui ferment, des postes de rem­pla­çants qui ferment, des postes spé­cia­li­sés qui ferment… Inac­cep­table pour la FNEC FP-FO qui sou­tient toutes les mobi­li­sa­tions de per­son­nels, de parents d’élèves qui cherchent à stop­per les fer­me­tures de classes et reven­diquent les ouver­tures nécessaires.

La mise en place des PAS s’inscrit dans le déman­tè­le­ment de l’enseignement spécialisé

Le minis­tère a indi­qué lors du comi­té de sui­vi de l’école inclu­sive que « nous n’allons pas trou­ver de nou­velles « places » en ESMS pour accueillir les 24000 élèves – c’est une ter­mi­no­lo­gie dis­cri­mi­nante que nous récu­sons. Nous vou­lons une offre plus inclu­sive du médi­co-social, plus cen­trée sur l’étayage à des­ti­na­tion de l’ensemble de l’Éducation natio­nale. Nous allons mettre toutes les com­pé­tences des per­son­nels des ESMS au ser­vice des Pôles d’appui à la sco­la­ri­té (PAS). »

Ain­si, les PAS s’articulent par­fai­te­ment avec l’orientation d’externalisation – liqui­da­tion des ESMS résu­mée par E. Macron lors de la confé­rence natio­nale sur le han­di­cap d’avril 2023 : « Il faut en finir avec les éta­blis­se­ments fer­més dans les­quels les élèves vivent à part… » L’exemple de l’école Paul Bert du Havre (76) est à ce titre édi­fiant puisqu’un pro­jet « IME dans les murs » pré­voit « d’inclure » 75 élèves d’IME dans un groupe sco­laire de 350 élèves ! Autant l’appeler « IME dans le mur » … La FNEC FP-FO ne l’accepte pas et se mobi­lise pour stop­per ce pro­jet délétère !

Un Sta­tut, un vrai salaire pour les AESH !

Et les AESH dans tout ça ? Au lieu de leur octroyer le Sta­tut de caté­go­rie B avec un vrai salaire à temps plein pour 24h de classe, le gou­ver­ne­ment va encore dégra­der leurs condi­tions de tra­vail avec la mise en place des PAS. La FNEC FP-FO s’est à nou­veau adres­sée à la ministre Borne le 10 avril pour por­ter ces reven­di­ca­tions et exi­ger l’abandon des PIAL, des PAS et tout forme de mutua­li­sa­tion des moyens syno­nymes pour les AESH d’emplois du temps impos­sibles et de dégra­da­tion des condi­tions de travail !

L’inclusion sys­té­ma­tique et for­cée, l’acte 2 de l’école inclu­sive, ça suffit !

La situa­tion est de plus en plus inte­nable pour les per­son­nels, les élèves, les parents d’élève… Il faut stop­per cette opé­ra­tion de des­truc­tion de l’enseignement spé­cia­li­sé, de ses classes et de ses struc­tures et exi­ger leur ren­for­ce­ment et leur déve­lop­pe­ment. Il faut exi­ger pour les AESH un Sta­tut avec un vrai salaire, l’abandon des PIAL et des PAS !

C’est la cam­pagne que mène sans relâche la FNEC FP-FO. Une audience auprès de la ministre du han­di­cap a été deman­dée pour por­ter les reven­di­ca­tions de la péti­tion FNEC FP-FO, FNAS-FO (action sociale), FSPS-FO (ser­vices publics et de san­té), FAGE-FO (admi­nis­tra­tion géné­rale) qui a réuni plu­sieurs mil­liers de signa­tures et qui exige :

  • La défense de l’enseignement spé­cia­li­sé et adapté ;

  • Le main­tien et la créa­tion des places dans les éta­blis­se­ments sociaux et médico-sociaux ;

  • Le retrait du décret visant à géné­ra­li­ser l’externalisation des ESMS ;

  • Le recru­te­ment d’enseignants spé­cia­li­sés et d’AESH ;

  • Un sta­tut de fonc­tion­naire et un vrai salaire pour les AESH ;

  • Le retrait de l’acte 2 de l’Ecole inclu­sive, l’abandon des PAS et des PIAL ;

  • La recon­nais­sance, sécu­ri­sa­tion et reva­lo­ri­sa­tion de tous les pro­fes­sion­nels en lien avec la sco­la­ri­sa­tion des élèves en situa­tion de handicap.

La FNEC FP-FO invite les per­son­nels à par­ti­ci­per mas­si­ve­ment aux réunions syn­di­cales pour déci­der des ini­tia­tives concrètes et immé­diates à prendre en défense des revendications.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.