Mani­fes­ta­tions same­di 17 mai 2025 : Arrêt du géno­cide à Gaza ! Ces­­sez-le-feu immédiat !

16 Mai, 2025Com­mu­ni­qué

Same­di 17 mai, des ras­sem­ble­ments et mani­fes­ta­tions sont orga­ni­sés en France et dans de nom­breuses métro­poles en Europe et dans le monde, à l’occasion de la com­mé­mo­ra­tion de la Nak­ba (ou « catas­trophe ») dési­gnant pour les Pales­ti­niens la des­truc­tion pen­dant plu­sieurs mois de 531 vil­lages et l’expulsion de plus de 700 000 Pales­ti­niens de leur ter­ri­toire, lors de la pre­mière guerre israé­lo-arabe en 1948–1949.

Cette com­mé­mo­ra­tion inter­vient ce mois de mai 2025 alors que depuis octobre 2023 l’armée israé­lienne mène une guerre géno­ci­daire contre les Pales­ti­niens enfer­més dans la bande de Gaza, tan­dis que les colons israé­liens mul­ti­plient les exac­tions sous pro­tec­tion mili­taire contre les Pales­ti­niens de Cis­jor­da­nie. Depuis le début de l’offensive israé­lienne, près de 53 000 Pales­ti­niens ont été tués, dont plus de 18 000 enfants.

Après une trêve de deux mois, rom­pue par le gou­ver­ne­ment Neta­nya­hou le 18 mars, le géno­cide se pour­suit avec une vio­lence redou­blée. Le Pre­mier ministre israé­lien a clai­re­ment annon­cé sa volon­té de mettre en œuvre le plan d’éradication des Pales­ti­niens de Gaza défen­du par le pré­sident amé­ri­cain Trump.

Depuis le 2 mars, soit 10 semaines, plus aucune nour­ri­ture n’entre dans la bande de Gaza, sou­met­tant la popu­la­tion à une situa­tion de famine géné­ra­li­sée. Selon les esti­ma­tions des agences des Nations Unies, des ONG et des asso­cia­tions huma­ni­taires, entre le 1er avril et le 10 mai, 93 % de la popu­la­tion gazaouie, soit 1,95 mil­lion de per­sonnes subissent une grave crise ali­men­taire (près de 500 000 étant expo­sés à un risque mortel).

Depuis octobre 2023, la FNEC FP-FO n’a ces­sé d’exiger le ces­sez-le-feu immé­diat à Gaza « d’abord et avant tout pour pro­té­ger, sau­ver les tra­vailleurs et les popu­la­tions », puis de reven­di­quer l’arrêt du géno­cide des Pales­ti­niens, l’arrêt des livrai­sons d’armes et la levée du blo­cus de la bande de Gaza.

Elle condamne la com­pli­ci­té de Macron et de son gou­ver­ne­ment qui se mani­feste notam­ment par la répres­sion diri­gée contre tous ceux, lycéens, étu­diants, tra­vailleurs, qui exigent la paix et l’arrêt du génocide.

Elle exige le retrait de la pro­po­si­tion de loi liber­ti­cide dans l’Enseignement supé­rieur qui, au nom d’une pré­ten­due « lutte contre l’antisémitisme », vise à faire taire toute expres­sion en défense du peuple palestinien.

C’est pour­quoi la FNEC FP-FO sou­tient tous ses mili­tants et syn­di­cats qui par­ti­ci­pe­ront aux ras­sem­ble­ments et mani­fes­ta­tions pour le ces­sez-le-feu, pour l’arrêt du géno­cide, l’arrêt des livrai­sons d’armes et la levée du blo­cus à Gaza, à Paris et dans tout le pays le same­di 17 mai.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.