La FNEC FP-FO ne par­ti­ci­pe­ra pas à la Conven­tion citoyenne sur les temps de l’enfant

2 Juil, 2025Com­mu­ni­qué

La FNEC FP-FO a reçu une invi­ta­tion du pré­sident du Conseil éco­no­mique, social et envi­ron­ne­men­tal (CESE) à par­ti­ci­per le 1er juillet au forum mul­ti­par­tite de la Conven­tion citoyenne sur les temps de l’enfant ini­tiée par le pré­sident Macron.

Il s’agit de débattre de la ques­tion sui­vante : « Com­ment mieux struc­tu­rer les dif­fé­rents temps de la vie quo­ti­dienne des enfants afin qu’ils soient plus favo­rables à leurs appren­tis­sages, à leur déve­lop­pe­ment, à leur santé ? »

Au moment où cette « Conven­tion citoyenne » est mise en place, ce gou­ver­ne­ment pour­suit les sup­pres­sions de postes dans l’Éducation natio­nale en déci­dant notam­ment de la fer­me­ture de plus de 5 000 classes dans les écoles publiques, refuse à 24 000 élèves en situa­tion de han­di­cap les places aux­quelles ils ont droit dans les éta­blis­se­ments sociaux et médi­co-sociaux, mul­ti­plie les contre- réformes remet­tant en cause le fonc­tion­ne­ment de l’École publique.

Ces mesures se heurtent d’ailleurs à une intense résis­tance des per­son­nels et des parents d’élèves qui refusent les fer­me­tures de classes, les sup­pres­sions de postes, les pertes d’heures, qui n’acceptent pas la des­truc­tion de l’École publique et qui y com­pris en cette fin d’année sco­laire pour­suivent les mani­fes­ta­tions, les ras­sem­ble­ments, les grèves, les blo­cages d’école pour faire valoir leurs revendications.

Et dans cette situa­tion, il fau­drait aller dis­cu­ter de la pré­ten­due « inadé­qua­tion entre les rythmes bio­lo­giques des enfants et l’organisation actuelle du sys­tème édu­ca­tif » ?

Pour la FNEC FP-FO c’est non !

D’autant plus que cette « Conven­tion citoyenne », comme bon nombre de ten­ta­tives pré­cé­dentes d’ailleurs, n’a comme seuls objec­tifs de ter­ri­to­ria­li­ser l’École publique et de remettre en cause le sta­tut de fonc­tion­naire d’État des per­son­nels en « glo­ba­li­sant l’approche des temps sco­laires et péri­sco­laires » et en mul­ti­pliant les dis­po­si­tifs dont se féli­cite le 1er ministre dans sa lettre de cadrage : « devoirs faits, 8h- 18h en col­lège, cités édu­ca­tives, ter­ri­toires édu­ca­tifs ruraux, stages de réus­site, vacances apprenantes. »

Par ailleurs, cha­cun com­prend les menaces que fait peser cette Conven­tion sur le temps de tra­vail des per­son­nels, le 1er ministre d’écrire « les orga­ni­sa­tions du temps pure­ment sco­laire pour­ront être éga­le­ment inter­ro­gées (jour, semaine, année et sco­la­ri­té complète). »

La FNEC FP-FO ne cau­tion­ne­ra en aucun cas une opé­ra­tion pré­pa­rant une attaque fron­tale contre le sta­tut et les condi­tions de tra­vail des personnels.

Elle ne par­ti­ci­pe­ra donc pas ce 1er juillet au forum mul­ti­par­tite de la Conven­tion citoyenne sur les temps de l’enfant.

Pour la FNEC FP-FO, l’amélioration des condi­tions d’apprentissage des élèves est entiè­re­ment liée à la satis­fac­tion des reven­di­ca­tions des per­son­nels. La FNEC FP-FO exige ain­si l’annulation des sup­pres­sions de postes, des fer­me­tures de classes et la créa­tion des postes néces­saires dans tous les corps de l’Éducation nationale.

Elle sou­tien­dra toutes les mobi­li­sa­tions des per­son­nels et des parents d’élèves d’ici la fin de l’année sco­laire et dès la pro­chaine rentrée.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.