Grève mas­sive le 26 juin à l’AFPA : le gou­ver­ne­ment doit répondre !

2 Juil, 2025Com­mu­ni­qué, For­ma­tion professionnelle

Le 26 juin, à l’appel de l’intersyndicale, les deux tiers des sala­riés de l’AFPA se sont mas­si­ve­ment mobi­li­sés en se met­tant en grève. Des cen­taines ont mani­fes­té sous les fenêtres du minis­tère, expri­mant avec force leur refus caté­go­rique de voir l’AFPA déman­te­lée. Cette mobi­li­sa­tion d’ampleur témoigne d’un atta­che­ment pro­fond à la mis­sion de ser­vice public de l’AFPA et d’un rejet clair des poli­tiques qui menacent son ave­nir. Les sala­riés ont fait entendre leur voix pour défendre l’emploi, la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle de qua­li­té, et l’accès aux droits pour tous.

Une délé­ga­tion des syn­di­cats a été reçue au minis­tère du Tra­vail. La main sur le cœur, les repré­sen­tants du minis­tère ont indi­qué que la fusion ou la fer­me­ture de l’AFPA n’était pas à l’ordre du jour. Ils ont néan­moins pour­sui­vi sur la néces­si­té de faire ici aus­si des éco­no­mies pour « réta­blir les finances publiques » et donc pilo­ter l’AFPA par la ren­ta­bi­li­té. Ce qui se tra­duit pour l’AFPA par près de 1500 départs en retraite non rem­pla­cés, des fer­me­tures de centres, des fer­me­tures de for­ma­tions, des fer­me­tures d’hébergements et de res­tau­rants pour­tant sou­vent indis­pen­sables pour les sta­giaires les plus éloi­gnés de l’emploi.

Un Contrat d’Objectifs et de Per­for­mance (COP) 2026–2029 sera bel et bien signé, avec une pré­sen­ta­tion pré­vue devant le Conseil d’Administration en octobre pro­chain. Mais pour Force Ouvrière, ce pro­jet, tel qu’il a été pré­sen­té, est loin de répondre aux enjeux cru­ciaux de péren­ni­sa­tion de l’agence. Bien au contraire : il porte en lui les germes d’un déman­tè­le­ment de l’AFPA, qui pour­rait abou­tir à sa dis­pa­ri­tion pure et simple à l’horizon 2029. Par ailleurs, octobre 2025 : c’est à ce moment pré­cis que le gou­ver­ne­ment pré­sen­te­ra son « bud­get de guerre » pour 2026, dont on sait déjà qu’il pré­voit 40 mil­liards d’économies supplémentaires !

Der­rière les dis­cours ras­su­rants se cache une réa­li­té alar­mante : réduc­tion des moyens, recen­trage sur des mis­sions res­treintes, exter­na­li­sa­tions crois­santes, et remise en cause du maillage ter­ri­to­rial. Fer­mer des centres, c’est condam­ner des ter­ri­toires entiers à l’abandon. C’est pri­ver des mil­liers de citoyens – jeunes, deman­deurs d’emploi, sala­riés en recon­ver­sion – d’un accès essen­tiel à la for­ma­tion qua­li­fiante. C’est nier le droit à l’émancipation par le savoir et les qua­li­fi­ca­tions. Force Ouvrière refuse de cau­tion­ner un pro­jet qui pré­pare le ter­rain à la liqui­da­tion de l’AFPA. Nous reven­di­quons : aucune fer­me­ture de for­ma­tion, aucune sup­pres­sion d’emploi, aucune fer­me­ture de centre, main­tien de toutes les mis­sions ! Cela sup­pose un véri­table plan de relance, à la hau­teur des besoins des publics que nous accom­pa­gnons, res­pec­tueux des mis­sions et de l’engagement des sala­riés de l’AFPA. Cela sup­pose le retour à une AFPA natio­nale, de ser­vice public sous finan­ce­ment direct de l’État. L’AFPA est une conquête ouvrière de l’après-guerre, nous ne la lais­se­rons pas sacri­fiée sur l’autel de la ren­ta­bi­li­té et des « efforts de guerre. »

Alors, puisque le gou­ver­ne­ment conti­nue de tour­ner le dos aux reven­di­ca­tions des sala­riés, après cette jour­née de grève mas­sive, FO met à la dis­cus­sion la néces­si­té de retour­ner encore plus nom­breux à Paris, là où ça se décide. L’intersyndicale se réuni­ra le 2 juillet pour dis­cu­ter des suites.

La FNEC FP-FO, avec sa Confé­dé­ra­tion, se tien­dra aux côtés de la SFNFOFPA pour orga­ni­ser la mobilisation.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.